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Centrafrique: un groupe armé suspend sa participation à l'accord de paix

 

 

06.06.2020 à 02:00  AFP  © 2020 AFP

 

Un des principaux groupes armés centrafricains a annoncé vendredi soir qu'il suspendait sa participation à l'accord de paix qu'il avait signé le 6 février 2019 avec le gouvernement centrafricain et 13 autres mouvements rebelles.

"Le mouvement 3R (Réclamation et Réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en oeuvre" de l'accord de paix, déclare le chef du groupe, Sidiki Abbas, dans un communiqué.

Il demande également aux hommes des 3R de "répliquer avec la dernière force en cas d'attaque contre ses bases" par les forces gouvernementales.

Toutefois, le mouvement 3R "réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en oeuvre" de l'accord de paix "si les menaces, les provocations cessent", affirme-t-il.

Mercredi, la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) avait mis en garde Sidiki Abass "contre sa tendance expansionniste dans d'autres parties de la région, en claire violation de l'Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA)".

En mai 2019, quatre mois après la signature de l'accord, 46 civils avaient été tués par des éléments des 3R à Paoua, dans le nord-ouest du pays.

Quatre mois plus tard, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, annonçait sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu'il occupait dans le cadre de l'accord de paix.

Avant une élection présidentielle à haut risque, prévue pour décembre 2020, et malgré l'accord signé en février 2019, la Centrafrique est toujours en proie aux exactions des milices, et le gouvernement ne contrôle qu'une petite partie du territoire.

 

 

Centrafrique: L’accord de paix très fragilisé

20 Minutes avec AFP

 

VIOLENCES Le mouvement 3R a suspendu sa participation à l’accord de 2019 après une mise en garde de la Mission des nations unies en Centrafrique

 

Alors qu’une élection présidentielle à haut risque est prévue pour décembre 2020, le spectre des violences généralisées plane une nouvelle fois sur la Centrafrique. Un des principaux groupes armés du pays a annoncé vendredi soir qu’il suspendait sa participation à l’accord de paix qu’il avait signé le 6 février 2019 avec le gouvernement centrafricain et 13 autres mouvements rebelles.

Répliquer par la force

« Le mouvement 3R (Réclamation et Réhabilitation) décide de la suspension de toute sa participation aux organes de mise en œuvre » de l’accord de paix, a confirmé le chef du groupe, Sidiki Abbas, dans un communiqué. Il a demandé également aux hommes des 3R de « répliquer avec la dernière force en cas d’attaque contre ses bases » par les forces gouvernementales. Toutefois, le mouvement « réaffirme son engagement irréversible dans le processus de mise en œuvre » de l’accord de paix « si les menaces, les provocations cessent ».

La situation avait commencé à se tendre mercredi. Ce jour-là, la Mission des nations unies en Centrafrique (Minusca) avait mis en garde Sidiki Abass « contre sa tendance expansionniste dans d’autres parties de la région, en claire la violation de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (APPR-RCA) ».

Un accord peu respecté

Mais ces reproches ne sont pas nouveaux dans un pays en proie aux exactions des milices et dont le gouvernement ne contrôle qu’une petite partie du territoire. En mai 2019 déjà, quatre mois après la signature de l’accord, 46 civils avaient été tués par des éléments des 3R à Paoua, dans le nord-ouest du pays.

Quatre mois plus tard, Sidiki Abass, également connu sous le nom de Sidi Bi Soulemane, annonçait sa démission de son poste de conseiller militaire auprès du gouvernement centrafricain, qu’il occupait dans le cadre de l’accord de paix. Reste à savoir maintenant comment vont réagir les autres parties et surtout si la présidentielle pourra effectivement se tenir librement dans 6 mois.

1 commentaire

N
A SON EXCELLENCE MONSIEUR LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.
EXCELLENCE MONSIEUR LE RESIDSENT, POUR TUER LE SERPENT, IL FAUT LE FRAPPER DUREMENT PAR LA TÊTE CAR MÊME AVEC SA QUEUE COUPEE, IL RESTE TOUJOURS TRES DANGEREUX. JE VEUX DIRE PAR LA, QU'A PARTIR DU MOMENT OU LES CHEFS DE GROUPES ARMES SONTUJOURS TRES DANGEREUX. JE VEUX DIRE PAR LA, QU'A PARTIR DU MOMENT OU LES CHEFS DE GROUPES ARMES SONT LIBRES DANS LA NATURE EN CENTRAFRIQUE OU COLLABORENT OFFICIELLEMENT AVEC VOUS ALORS QU'ILS ONT SOUS LEUR COMMANDEMENT DANS LES VILLES DE PROVINCES OU EN BROUSSE DES HOMMES PUISSAMMENT ARMES AVEC D'IMPORTANT ARSENAL DE GUERRE LEUR PERMETTANT DE COMMETTRE A TOUT MOMENT DES EXACTIONS CONTRE LE PEULE CENTRAFRICAIN INNOCENT POUR NARGUER LE POUVOIR ET L'AUTORITE DE L'ETAT; DES LORS QUE LES CHOSES SONT AINSI, IL FAUT ALORS NEUTRALISER CES CHEFS REBELLES OU LES METTRE CARREMENT EN PRISON POUR SERVIR D'EXEMPLE AUX AUTRES GROUPES ARMES EXISTANTS OU NAISSANTS ET LEURS C HEFS. » lire la suite

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