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Centrafrique : Les garants et facilitateurs examinent un plan de réponse devant les violations répétées de l'APPR

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 11 juin 2020 15:00

 

Le premier ministre Firmin Ngrebada a présidé ce 10 juin 2020 à Bangui, une réunion des garants et facilitateurs suite au retrait de Sidiki Abbas et son Mouvement 3R de l'Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation (APPR) et de l'attaque par ses hommes de la base des USMS à Wanti-Guira à Bouar. L'objectif étant de trouver une solution structurelle à la crise.

Les derniers événements de Bouar, Pougol et Batangafo ont fait réagir les facilitateurs et garants de l'accord de paix signé le 6 février 2019 à Bangui entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés du pays. Cette rencontre intervient après plusieurs réflexions autour de régime de sanctions contenu dans ledit accord.

"La Minusca, l'Union Africaine et la CEEAC qui sont les garants de l'accord sont entrain de se concerter et, en coordination avec le gouvernement, ils vont prendre des positions dans les prochaines heures" a indiqué Vladimir Montéïro, porte-parole de la Minusca.

Les FACA en repoussant l'attaque des 3R le mardi 8 juin 2020 à Bouar, ont procédé au ratissage et ont mis la main sur deux éléments de Sidiki Abbas. Ceux-ci ont été présentés à la gendarmerie nationale pour nécessité d'enquête. Dans le même temps, la Minusca a déploré l'attaque de ses positions conjointes avec les FACA à Pougol dans l'Ouham Péndé par les éléments de cette même faction.

Plusieurs cas de violation de l'accord du 6 février sont documentés par les garants et facilitateurs alors que des voix s'élèvent au sein de l'opinion pour exiger l'usage de force contre ceux qui foulent au pied les dispositions de cette entente politique.

 

 

Centrafrique : les révélations accablantes de la HABG font réagir Eric Pogola, député de Nola 3

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 11 juin 2020 14:53

 

La Haute Autorité à la Bonne Gouvernance (HABG) dans une enquête dans la partie Sud-ouest centrafricain, a pointé du doigt beaucoup de malversations et d'irrégularités dans la gestion des fonds issus de l'exploitation forestière. Les révélations de cette institution sont confirmées par Eric Pogola, député de Nola 3, qui déplore la persistance d'un système qui mine le développement des communes de cette région.

Selon Dr Zephyrin Mogba, commissaire de la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance, les sociétés forestières, les communes et les agents des régies financières sont dans cette chaine de destruction à travers la non observation de leurs cahiers des charges, détournement de deniers communaux etc. Il projette une action de justice pour rétablir les communes dans leur droit et favoriser la transparence.

En réaction, le député Eric Pogola de Nola 3, confirme les points soulevés par Dr Zéphyrin Mogba en citant d'autres exemples dans les communes de sa circonscription.

" Les sociétés forestières versent des taxes d'abattage dans les communes de Bilolo, Salo, Nola centre, mais ces sommes d'argent ne profitent pas à la population. L'argent va dans la poche des maires, payeurs et les maires disent qu'au niveau central, il y a des ministres qui soutirent de l'argent destinés au développement des communes. Et c'est un fait" a déploré Eric Pogola.

L'élu de la nation s'indigne des 40 millions déjà versés à la commune pour les taxes de l'exercice 2020 qui échappent au contrôle de tous. Ce qui fait réagir le personnel municipal qui exige la transparence.

"Chaque fois, les sociétés payent des taxes mais on ne voit pas clair dans la gestion. Dieu merci, la Haute autorité à la bonne gouvernance a touché du doigt cette réalité et nous attendons du gouvernement de nous situer sur ces maires qui détournent de l'argent du contribuable" a lancé Eric Pogola.

Ces multiples cas de malversations sont enregistrés dans un contexte où les maires sont nommés par les pouvoirs publics et la gestion des communes est soumise à un programme d'emploi soumis au gouvernement.

Crépin Mboli-Goumba, président du parti politique PATRIE, décrie l'esprit de l'impunité.

" C'est l'arbre qui cache la foret, il y a plusieurs scandales en la matière. Mais au delà de ça, il y a l'esprit de l'impunité qui s'installe dans notre pays. C'est l'idée de dire que quelque soit le montant qu'on détourne dans notre pays, plus rien ne peut arriver" s'est-il indigné.

Au sein de l'opinion, beaucoup sont ceux qui pensent que la solution à ces problèmes réside dans la décentralisation qui offre le pouvoir aux régions de sortir du giron du pouvoir central.

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