Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Politique » RCA-Regain d'insécurité : Martin ZIGUELE exprime l'exaspération du peuple centrafricain
RCA-Regain d'insécurité : Martin ZIGUELE exprime l'exaspération du peuple centrafricain

 

L'homme politique centrafricain, Ancien Premier Ministre, Président du parti politique le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), Député de la nation et Président de la commission économie et finances à l'Assemblée Nationale de Centrafrique, Monsieur Martin Ziguele, exprime l'exaspération du peuple centrafricain dans son ensemble face au manques de réactivité des acteurs de la communauté internationale impliqués dans la résolution de la crise politico-militaire qui endeuille les familles centrafricaines malgré le mandat supposément ''ROBUSTE'' dont dispose la mission de maintien de la paix, MINUSCA, fort de 12000 hommes dans le pays. L'ex Premier Ministre Centrafricain, l'honorable Député, Martin Ziguélé, Président du parti MLPC, revient sur cette attaque.

 

Suivons-le au micro de la journaliste de radio sud-africaine, Channel African.

 

Channel African : En Centrafrique le chef rebelle, Abbas Sidiki, Chef d'État-Major des 3R, a lancé ce mardi, avec ses éléments, un violent assaut contre la base d'entraînement des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) à Wanti-Guira, une localité située à 8Km à l'entrée de la ville de Bouar sur l'axe Baoro.

 

Martin Ziguele :  Abbas Sidiki qui est le chef du groupe armé 3R qui sévit dans le Nord-Ouest du pays a, dans un premier temps, feint d'accepter d'entrer dans le processus de désarmement et de création des Unités Mixtes de Sécurisation, prétextant d'un malentendu avec les éléments de la Sécurité Présidentielle pour se retrancher tout simplement dans son fief.

Dès qu'il s'est retranché dans son fief, on a observé que les retournés, c'est-à-dire ceux qui étaient réfugiés au Sud du Tchad et à l'Ouest du Cameroun et qui sont revenus dans les contrées, comme il connaissent le Sud du Tchad et l'Est du Cameroun, ils connaissent aussi les circuits de trafics illicites d'armes qui s'y déroule, ils vont acheter des armes au Sud du Tchad et à l'Ouest du Cameroun, en l'occurrence, par rapport au filme que je vous ai montré, quatre trafiquants ont été pourchassés par les forces de sécurité Tchadiennes, un a pû être arrêté.

Dans les bagages de celui qui a été attrapé, on a retrouvé des armes Anti-Chars et des munitions qui sont destinées en vente à Abbas Sidiki.

Cette nuit, Abbas a attaqué non seulement le Camp des Unités Mixtes de Sécurisation qui viennent d'être formés à Bouar, mais il a attaqué aussi à Pougol une ville située à 30 km de la ville de Paoua, il a attaqué également à Benamkor, un village qui se trouve à 40 km en remontant vers le Tchad. Ça veut dire qu'il attaque partout dans la région maintenant.

 

Channel African : C'est comme un regain d'insécurité. Est-ce qu'il y'a une explication à cela ?

 

Martin Ziguele : La seule explication c'est parce-que les groupes armés ne sont pas cantonnés. C'est là le talon d'Achille de l'accord de paix de Khartoum.

Comment voulez-vous contrôler les gens qui sont dans la brousse et qui ont des armes ?

Channel African : Comment on peut les contrôler ? Quelle est la solution ? 

 

Martin Ziguele : La solution c'est le cantonnement ! Je n'invente rien. C'est la même solution qui a été appliquée en Angola et au Sahara Occidental ; c'est le CANTONNEMENT !

Si vous ne cantonnez pas les groupes armés qui sont, par définition, dans l'informel le plus absolu avec des armes, comment vous pouvez les empêcher de se retrouver un jour ici et, deux jours à 50 km plus loin ?

C'est ça l'insuffisance majeur de l'accord de Khartoum.

 

Channel African : Nous sommes à quelques mois des élections en Centrafrique, ce problème d'insécurité va sans cesse croissant. Y'aura t-il réellement des élections ?

 

Martin Ziguele : Le problème ce ne sont pas des élections madame. Le problème c'est la vie, la vie des femmes et des hommes qui, chaque jour, sont obligés de courir. Je ne vous dis pas la pression que nous subissons de la population qui nous appelle, où les gens pleurent, ils ne savent pas où mettre la tête. 

Ce n'est pas une question d'élection, c'est une question de vie quotidienne des hommes, des femmes, des enfants qui ne vont plus à l'école, qui ne savent plus où donner de la tête.

C'est ça la question. C'est le vrai problème que nous avons aujourd'hui. Les élections, on le fait toujours un jour ou l'autre. Mais les femmes et les hommes qui meurent on ne les ressuscitera pas.

Y'a plus important que les élections. C'est la sécurité des êtres humains. C'est ça la question, c'est ça la problématique. Aujourd'hui on a l'impression que le bateau est ivre sur le plan sécuritaire.

 

Channel African : Dans tout ça le gouvernement ne réagit toujours pas !

 

Martin Ziguele : Moi je suis Député de la nation. Hier c'était Obo, avant hier c'était N'délé, Birao. Cette nuit c'est Bouar, Wanti-Guira, Paoua, Pougol, Benamkor. Avant hier c'était Kouki, c'était Markounda, c'était Batangafo. Hier encore c'était Kaga-Bandoro où un autre Chef rebelle, Al-Khatim, s'est permis de tirer toute la journée dans la ville.

C'est pour ça que nous-nous demandons qu'est-ce qu'attendent les garants et les facilitateurs.

Tout le monde sait que le gouvernement n'a pas les moyens de se déployer ; de faire cette guerre. Mais les garants et les facilitateurs qui ont les moyens, la MINUSCA qui a 12000 Hommes dans le pays, qu'est-ce qui se passe ?

La question est aussi simple que ça !

Nous sommes fatigués, de parler, de faire des communiqués, de rencontrer des gens de nous expliquer.

Nous sommes fatigués, nous sommes fatigués ! Et le peuple, pire encore.

Donc on ne sait plus quoi faire et à quel saint se vouer.

Il faut que les pays membres du Conseil de Sécurité des Nations-Unies se disent qu'ils ont mis en place un instrument qui, pour le moment, n'a pas d'efficacité et trouvent une solution pour mettre la machine en marche pour que les populations, au nom desquelles cet accord a été signé, soient réellement protégées.

On ne comprend plus rien ! Plus rien !

On est révolté, Madame.

 

2 commentaires

M
des mots sur lesquels on doit réfléchir
N
PARMI VOUS TOUS: ANCIENS PRESIDENTS, MILITAIRES RETRAITES OU EN FONCTION, HAUTS GRADES CENTRAFRICAINS ET HOMMES POLITIQUES ETC, Y A T'IL PAS UN VA-T-EN-GUERRE COMME IDRISS DEBY POUR CHASSER LES OCCUPANTS ? SUIVEZ SON DISCOURS SUR YOUTUBE LORS DE LA CEREMONIE DE SON ELEVATION A LA DIGNITE DE MARECHAL DU TCHAD. IL RETRACCOURS SUR YOUTUBE LORS DE LA CEREMONIE DE SON ELEVATION A LA DIGNITE DE MARECHAL DU TCHAD. IL RETRACE SON PARCOURS DYNAMIQUE ET D'ABNEGATION AU COMBAT SUR LE TERRAIN POUR LA LIBERATION DU TCHAD FACE A L'OCCUPATION PUISSANTE LIBYENNE. IDRISS DEBY A GAGNE LE COMBAT SUR TOUS LES FRONTS ET A RAMENE LA PAIX DANS SON PAYS. ET VOUS CENTRAFRICAINS, AUTORITES POLITIQUES, GRADES OU NON, POURQUOI NE PAS FAIRE COMME IDRISS DEBY QUI N'A ATTENDU PERSONNE POUR ALLER AU COMBAT. QU'ATTENDEZ-VOUS ? ATTENDEZ VOUS TOUJOURS L'INTERVENTION DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE QUI MALGRE SES 12.000 HOMMES NE FAITS RIEN POUR CHASSER DEFINITIVEMENT CES GROUPES ARMES ? OU ALORS, ÊTES VOUS TOUS EN CENTRAFRIQUE QUE DES PEUREUX ? » lire la suite

Mon commentaire

Dans la même catégorie
En janvier 2021, l’actuel président de la Commission de l’Union africaine, le Tchadien Moussa Faki Mahamat (60 ans) devrait être réélu pour un » ...la suite
Un projet de loi modifiant le code électoral, issu du conseil des ministres extraordinaire de ce mardi 15 septembre, a fait monter les tensions entre » ...la suite
L'ex-président centrafricain François Bozizé et celui qui l'a renversé en 2013, Michel Djotodia -un putsch qui déclencha une sanglante guerre civ » ...la suite
En Centrafrique, l’opposition et la société civile assurent que l’Autorité nationale des élections est confrontée à de nombreux problèmes e » ...la suite
Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a accordé une audience en ce début d'après midi du 07 septembre 2020 » ...la suite
Une représentation du département russe de la Défense sera bientôt ouverte à Bangui auprès du ministère centrafricain de la Défense. Cet acte » ...la suite
L’élection présidentielle en Centrafrique est prévue en décembre prochain. L’ex-présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, qui n’e » ...la suite
La République centrafricaine se prépare à la tenue du premier tour des élections générales de décembre 2020. A quatre (4) mois de la tenue de c » ...la suite
Le Président de la République, Son Excellence Pr Faustin Archange TOUADERA a lancé dans la matinée du 30 juin 2020 l’opération d’enrôlement » ...la suite
Un nouveau mouvement politique regroupant 42 partis, associations et organisations politiques centrafricains a été créé samedi pour soutenir la ca » ...la suite