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Nouvelles nationales sur RJDH

Centrafrique : les échanges par la voie routière entre le Cameroun et la Centrafrique en baisse la semaine dernière

 

BANGUI, 16 juin 2020 (RJDH)---Les prix des denrées alimentaires sur les marchés de Bangui et provinces sont restés stables alors que le trafic des marchandises à caractère commercial par voie terrestre avec le Cameroun a connu une baisse la semaine dernière, selon l’Institut Centrafricain des Etudes Economiques et Statistiques Sociales (ICASEES), sur la période du 01er au 06 juin 2020.

Selon le constat de l’ICASEES, les prix des produits alimentaires sont restés stables dans l’ensemble avec l’arrivée de 189 véhicules en provenance de Cameroun la semaine dernière. « Par rapport à la semaine du 25 au 30 mai ; nous disons que les prix sont globalement stables à l’acception du manioc, de la viande de bœufs et de haricot. Le transport depuis le Cameroun jusqu’à la capitale Bangui ou dans nos provinces se présente de la manière suivante à la semaine du 25 au 30 mai nous avons enregistré200 véhicules. Dans la semaine du 01er au 06 juin 2020, nous avons enregistré 189 véhicules, soit une baisse de 05% », a fait savoir Bienvenu Ali, directeur général de l’ICASEES.

Mais en provinces, poursuit-il, les prix des produits ont doublé sur les marchés. « Si nous prenons les marchés de Bangui, effectivement il y a eu une hausse mais cette hausse se situe entre 10 à 50%, alors que sur les marchés de nos provinces, on a enregistré une hausse situant entre 100 à 160%, les prix du manioc et du haricot sont restés élevés. Mais les produits comme le riz, l’huile locale, le sel, le lait en poudre, la farine de blé et le sucre en poudre ont connu une hausse dans l’ordre de 10 à50%», précise Bienvenu Ali.

Il faut noter que les denrées alimentaires, des produits de première nécessité ainsi que le transport en taxi moto ont connu une hausse  de 100 % dans les 10 préfectures de la RCA, conclut l’ICASEES, en raison de Covid 19 qui sévit dans le pays.

Jocelyne Nadège Kokada

 

 

Centrafrique : le prix du manioc galope sur les marchés de Bangui

 

BANGUI, le 16 juin 2020 (RJDH)---Bangui, la capitale centrafricaine, connait ces derniers temps une hausse de prix de manioc sur les marchés de la place. Cette augmentation se justifie par l’insécurité dans certaines villes du pays et l’arrivée de la saison pluvieuse. Un constat du RJDH après avoir sillonné quelques marchés.

Le manioc aliment de base des Centrafricains a connu pendant cette période de Covid 19, une hausse vertigineuse de prix. Avant, une demi-cuvette de manioc appelé communément Ngaoui coutait 2500FCFA, aujourd’hui se vend entre 3500 à 4500 FCFA sur les marchés. Cette inflation a joué sur le panier ménager.

Des commerçants que nous avons rencontrés expliquent les raisons de cette augmentation « j’ai commencé à vendre du manioc il y a de cela 40 ans dans ce marché mais avant on ne vendait le manioc à ce prix on achetait un sac de manioc à 12000 FCFA ou 14000 FCFA, mais actuellement nous achetons un sac à 29000 voire 30 000fcfa c’est pourquoi on vend une cuvette à 4500FCFA. Je ne sais pas si c’est à cause de cette pandémie du coronavirus que les prix ont augmenté ? »

Un autre commerçant nous relate qu’« en province, nous achetons une cuvette à 2750 ou 3000FCFA, on remplit un sac à 25000FCFA, arrivé à Bangui on vend un sac à 28 000FCFA. Ce qui explique l’augmentation des prix du manioc est que les peulhs armés provoquent à tout moment les cultivateurs et ils laissent leurs bœufs dévastent les champs des cultivateurs »

Pour Jeannot Magbando, Directeur des synthèses économiques et des prévisions au ministère de l’économie et du plan, indique que : « habituellement, les prix du manioc augmentent en cette période si, et si l’on tient aussi compte de la pandémie, cette situation pourrait aussi être difficile pour notre pays. Les tendances ne sont pas les mêmes que cela soit à Bangui et en province. Mais d’une manière générale, vu la culture de manioc qui se fait traditionnellement, vu la saison pluvieuse il est indubitable que le prix augmente. Quand il pleut le manioc peut quitter de 3000 à 4500FCFA, il y a parfois des spéculations quelqu’un achète à 4000 peut revendre à 5000 frs délibérément et il y a aussi la loi de l’offre et de la demande », fait-il savoir.

Face à cette situation, le ravitaillement en produits agricoles dans les grandes villes et la capitale connait une difficulté réelle. Parmi ces difficultés, on peut noter la dégradation avancée des routes, l’arrivée de la saison des pluies sont entre autres les facteurs qui impactent sur les produits agricoles.

Jocelyne Nadège Kokada

 

Centrafrique : le parquet de Bozoum dément les rumeurs de libération des combattants des 3R 

 

BOZOUM, 17 juin 2020 (RJDH)---Les éléments rebelles des 3R arrêtés à Bozoum ne sont pas libérés comme le prétendent certaines personnes. C’est ce qu’a indiqué ce jour au RJDH le Procureur de la République près le tribunal de Bozoum, Guy Gustave Zokazoui.

Depuis quelques jours, une frange des habitants de la ville de Bozoum, dans l’Ouham-Péndé, accusent le préfet et le commandant de la compagnie de la gendarmerie locale d’avoir favorisé la libération de trois hommes présumés combattants rebelles des 3R, arrêtés le 11 juin dernier. Des rumeurs qui sont démenties

Faux rétorque, le Lieutenant Valery Yogo, commandant de compagnie de la gendarmerie locale. « C’est du pur mensonge. Je comprends la machination », confie-t-il, tout en précisant que, « Ces hommes sont transférés aujourd’hui de Bouar à Bangui »dit-il.

Une information confirmée par le procureur de la République près le Tribunal de Bozoum, le Magistrat Guy Gustave Zokazoui. « Une équipe dirigée par le procureur général  Eric Didier Tambo est arrivée à Bouar pour des enquêtes sur les attaques de la base des USMS la semaine dernière. Sur instruction du parquet général de la Cour d'Appel de Bouar, et après dessaisissement, les suspects ont été remis au Procureur Général de la Cour d'Appel pour un transfert à Bangui», a confié le magistrat.

Une source indépendante a indiqué, par-ailleurs, qu’un climat de suspicion et de méfiance gagne peu à peu la ville de Bozoum à chaque fois qu’on voit un sujet peul, « aujourd’hui, c’est toute une confusion qui règne ici. Pour certains, dès qu’ils voient un peul venir faire ses courses au marché central, ils crient sur lui, ils l’insultent alors que les Peuls ne sont pas tous des combattants rebelles. Ils sont aussi victimes des agissements des groupes armés », dit-elle.

Depuis quelques jours, la ville de Bozoum est en alerte depuis que la présence des rebelles des 3R est signalée dans la région.

Cycy Kourandhaut pour la radio Voix de Koyale à Bozoum

 

 

Centrafrique : recrutement des agents recenseurs de l'Autorité Nationale des Elections dans le nord du pays, les candidats se plaignent du manque des services de l'Etat 

 

BANGUI, 17 Juin 2020 (RJDH) --- Les opérations de dépôt des candidatures des agents recenseurs lancées le 11 juin dernier sont observées sur tout le territoire centrafricain, y compris dans les zones dites à risques, notamment Kaga Bandoro, Moyenne Sido et Kabo. Le constat révèle que certains fonctionnaires et agents de l’Etat ont également déposé leurs dossiers pour se faire agent recenseur.

Le RJDH en parcourant la semaine dernière les villes dans lesquelles les opérations de recrutement des agents recenseurs de l'Autorité Nationale des Elections (ANE) ont été lancées, même des localités réputées sensibles en terme d'insécurité notamment Kaga Bandoro, Kabo et Moyenne Sido, toutes à l’extrême nord du pays, a relevé un réel engouement pour les candidatures qui faciliteraient l'enrôlement des électeurs pour les prochaines élections de 2020-2021. Selon des sources assorties de ces localités, quelques soucis dans la constitution des dossiers ont été relevés faute des services de l'Etat compétents. Les dossiers demandés comportent, entre autres, une copie de Baccalauréat (BAC), Brevet des Collèges (BC), une copie de l’acte de naissance, de certificat de nationalité et certificat de résidence.

Ousmane Gombo Ali, un habitant de Moyenne Sido, se dit émerveillé de la détermination des jeunes de cette localité qui se sont bousculés pour le dépôt des dossiers. « Nous allons faire valoir notre capacité à ce test d’agent recenseur. C’est aussi un moyen de réduire le temporairement le chômage des jeunes. Ils vont se mettre au service de la population afin de prouver leur droit au vote », a expliqué Ousmane Gombo.

A Kaga-Bandoro, les jeunes désœuvrés, les fonctionnaires et agents de l’Etat se côtoient pour le dépôt des dossiers. « Nous avons parmi nous des fonctionnaires de l’Etat ainsi que certains éléments des groupes armés. Or, nous pensons que c'était une manière d’occuper ceux qui n’ont rien à faire », a déploré un jeune de la localité qui a requis l’anonymat.

Pour certaines personnes à Kabo, réunir les dossiers pose problème dans un contexte où « notre localité Kabo ne dispose pas assez de fourniture didactique pour produire les copies des pièces originaires demandées. Nous avons remarqué que des personnes venues d’ailleurs déposent leur dossier à Kabo, ce qui n’est pas normal, c’est inadmissible », a dénoncé un habitant de Kabo. 

Le 22 juin prochain, les opérations de l’enrôlement des électeurs s’ouvriront sur toute l’étendue du territoire centrafricain.

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