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Qui détient le pouvoir sur l’économie en Centrafrique ?

Lu pour vous

 

https://centrafrica.com/

Dans ce pays qui regorge d’opportunités d’affaires et d’investissements, quelles sont mains qui contrôlent l’économie en Centrafrique ?

La population centrafricaine fait partie des plus pauvres du monde, et cela malgré ces énormes richesses naturelles. Cela nous a poussé à savoir, qui détient véritablement le pouvoir économique en Centrafrique ?

Sans passion et avec pragmatisme, nous répondons à cette question dans cet article, en se basant sur quatre (4) secteurs d’activités qui régissent la vie des centrafricains.

Les dominants des secteurs que nous allons voir sont les vrais détenteurs du pouvoir économique en Centrafrique.

 

Agro-alimentaire

La plus grande société agroalimentaire de Centrafrique est HUSACA, une industrie qui compte à son actif, une huilerie, une maïserie, une savonnerie, et la plus grande plantation de palmeraie de tout le pays.

HUSACA est une propriété du groupe libanais Sahely bien installée dans la sous-région.

L’unique sucrerie du pays, la société SUCAF appartient au groupe français Somdiaa, tout comme MOCAF une filiale du groupe français Castel et unique brasserie du pays depuis les années 70.

Non seulement sa production en bière, soda, et autres boissons gazeuses, le groupe CASTEL en Centrafrique, produit de l’eau minérale connue sous la marque VITALE, seconde sur le marché après LA VIE propriété du groupe libanais RAYAN.

Pour ce qui est des boucheries et poissonneries, elles appartiennent en majorité à des expatriés.

Commerce général

Comme leur nom l’indique ce sont des commerces qui vendent de tout.

Electroménagers, fournitures de bureau, meubles, matériaux de constructions, électroniques, etc…

En Centrafrique, les plus connus sont Rayan, Rosami, Quiferou, Foberd et Ryad.

Appartenant respectivement à des libanais et des camerounais, ces commerces n’ont aucune compétition locale en face.

Pour ce qui est des grandes surfaces de distribution en l’occurrence les supermarchés, ils sont détenus par des libanais et autres ressortissants expatriés résidant à Bangui.

On peut citer par exemple Rayan, Corail, Leader, 3CG.

Ces opérateurs économiques possèdent aussi d’autres investissements importants, dans l’hôtellerie, les mines, le transport routier et aérien, etc…

Téléphonie mobile

Avec une population jeune et grandissante la téléphonie mobile est prometteuse en Centrafrique.

D’ailleurs, les téléphones portables sont plus en vogue en Afrique que n’ importe où dans le monde.

En Centrafrique, le coût de la télécommunication est l’un des plus élevé de la sous-région.

Quatre opérateurs télécoms se partagent le marché en RCA.

Orange, Telecel, Moov, et Azur qui a fermé ses portes pour déboires financiers avec son personnel et l’administration fiscale.

Aucun de ces fournisseurs de réseau téléphonique et internet n’est détenu par un centrafricain.

Par conséquent, à chaque fois qu’un centrafricain émet un appel ou envoi un sms,

on sait automatiquement dans la poche de qui va l’argent.

Hydrocarbures

Tous les jours que Dieu fait les centrafricains se déplacent à l’aide de taxi, bus, taxi moto, véhicules privés, etc…

Ces moyens roulants ont pour dénominateur commun, le carburant, qui est une source majeure de revenus dans l’économie d’un pays.

En Centrafrique, trois sociétés de distribution de gaz et hydrocarbures se partagent la manne de ce secteur.

Le géant français, le camerounais TRADEX et le congolais SARPD OIL dont les activités sont aux arrêts.

En effet, aucun entrepreneur local ne possède de station d’essence.

Les centrafricains qui opèrent dans le secteur des hydrocarbures sont en majorité des transporteurs, sous-traitants des opérateurs mentionnés plus hauts.

 

Conclusion

Si on devait faire une liste des business en Centrafrique détenus par des étrangers en Centrafrique,

Il y aurait de quoi écrire un livre car l’économie en Centrafrique échappe totalement au contrôle des autochtones.

Le peu de production locale existant est l’œuvre des étrangers et le reste des besoins nationaux est importé.

Chaque fois qu’un centrafricain achète une bière il enrichit un étranger.

Chaque fois qu’il achète un carreau de sucre, il enrichit un étranger.

Chaque fois qu’il paye un litre d’essence ou de gasoil, il enrichit un étranger.

Lorsqu’il ou elle émet un coup de fil ou envoi un sms, ça enrichit un étranger.

Si les centrafricains et les centrafricaines ne se réveillent pas vite, un jour tout le pouvoir de décision sur l’avenir de leur pays sera entre les mains d’étrangers.

En effet, le véritable pouvoir c’est le pouvoir économique, et l’économie en Centrafrique réside entre les mains de tout le monde sauf des centrafricains eux-mêmes.

1 commentaire

B
Il y a eu des investisseurs en RCA. La plupart, fin connaisseurs des incertitudes locales ont preferé vendre à des investisseurs étrangers. un exemple.. Telecel.
Dans d'autre cas, ce fut la privatisation de sociétés nationales...comme Petroca
Investir en RCA est terriblement risqué et nombre de socciétés nationales...comme Petroca
Investir en RCA est terriblement risqué et nombre de sociétés y restent car plus personne n'a aujourd'hui envie de mettre de l'argent dans un tel environnement. Les opportunités de retrait sont quasi inexistantes ... Helas, une triste réalité qui fait que les investisseurs centrafricains évitent leur belle RCA ! Regardez ce qui se passe avec LAAICO et le Ledger Plaza ... Pas rassurant tout de même. Moi, mes sous sont ailleurs et ils y sont bien !
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