Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Société » Un accord pour enterrer la hache de guerre dans le nord-est centrafricain
Un accord pour enterrer la hache de guerre dans le nord-est centrafricain

Centrafrique : les communautés du Nord-est enterrent leurs haches de guerre à Bangui

 

https://www.radiondekeluka.org/  jeudi 12 novembre 2020 08:18

 

A quelque un mois de la tenue des élections générales de 2020-2021 et en plein processus de démobilisation dans plusieurs régions du pays, les leaders communautaires du Nord-est signent le 10 novembre 2020 un pacte de réconciliation à Bangui. A la clôture de ces pourparlers de deux jours, ces représentants de communautés ont formulé plusieurs recommandations dans le cadre de la stabilité de leur région.

A un peu plus d'un mois des élections groupées du 27 décembre 2020, le gouvernement multiplie des rencontres pour la stabilisation et la paix dans les régions du Nord-est. "Il est temps d’enterrer la hache de guerre au profit de la paix", c’est le message clé de cette rencontre. Ces échanges ont également permis de créer un climat d’apaisement et formuler plusieurs recommandations dont le retour de l'autorité de l'Etat, la sécurisation des frontières, la dissolution des groupes armés, le rapatriement des mercenaires étrangers et la traduction devant la justice des auteurs de crimes ou encore le respect de l’Accord du 06 février 2019.

Pour le gouvernement, l'objectif principal demeure la stabilité de ces régions qui, désormais, aspirent à un développement.

"Le message aujourd'hui est celui de la paix et de la réconciliation. Sans la paix et la réconciliation, on ne peut envisager le développement. On a un plan de relèvement du pays. Raison pour laquelle, je les ai interpellés sur la nécessité de tout faire pour que nous ayons la paix, la réconciliation de façon à permettre l'accompagnement du gouvernement en matière de développement pour ces régions" a fait savoir Firmin Ngrébada, Premier ministre, chef du gouvernement.

Selon les représentants venus de Birao dans la Vakaga, satisfaits de cette initiative, le développement d’un pays passe nécessairement par la paix.

"Je suis très ravi d'avoir assisté le président de la République. Maintenant, il n’y a rien. Qu'on nous trouve des moyens pour travailler afin de faire développer le pays. Je demande à tous les centrafricains d'oublier ce qui s’est passé car nous sommes très en retard. Et avec tous ces conflits, le pays n'avancent pas" s'est réjoui Ahmat Moustapha, sultan-maire de Birao.

Pour de nombreux participants à cette réunion de réconciliation, l'acquisition d'une véritablement paix passe par la dissolution des groupes armés.

"La hache de guerre est enterrée mais il faut dissoudre les groupes armés. Nous voulons la dissolution de tous ces groupes. Parce que la clé de toutes ces bêtises, ce sont ces groupes armés là. Ils se divisent entre eux devant leurs intérêts égoïstes et entrainent parfois les communautés derrière eux. C'est ça qui pose problème" a martelé Sénoussi Ibrahim, Sultan-maire de Ndélé.

Le Nord-est de la République centrafricaine est secoué depuis plusieurs décennies par des conflits intercommunautaires avec implication des groupes armés. Cette rencontre de réconciliation, organisée par le gouvernement centrafricain, est soutenue par les garants et facilitateurs de l’Accord du 06 février 2019. Elle intervient à seulement 1 mois de la tenue des élections groupées de décembre 2020.

 

 

Centrafrique : un pacte de réconciliation signé

 

https://www.cameroon-tribune.cm/ Par Sainclair MEZING 12 Nov. 2020 10:33

 

L’accord de mardi à Bangui entre les autorités et les acteurs du nord-est devrait ramener la paix dans cette partie du pays.

En prélude au double scrutin présidentiel et législatif du 27 décembre prochain, les chefs de clans, les sultans, les préfets et les représentants des groupes armés en activité dans le nord-est sont parvenus mardi, dans la capitale centrafricaine, à un pacte de réconciliation. Cet accord signé à l’initiative des autorités de Bangui, en présence d’Abdoulaye Hissène, leader du Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FRPC), un groupe armé, devrait ramener la paix dans les localités de Ndele, Birao et Bria, en proie aux violences des groupes armés. « Les communautés de la région du nord-est s’engagent à enterrer définitivement la hache de guerre, à privilégier le dialogue et la voie judiciaire comme mode de règlement de leurs différends », soulignent les signataires de cet engagement. 

Régulièrement accusés de violer les différents accords signés par le passé, les communautés et les groupes armés se sont voulu rassurants quant à l’application effective du présent pacte. « Cette formule est très différente de celle qu’on a signée maintes fois. Parce qu’il y a la représentation du gouvernement, du chef de l’Etat. C’est une alliance qu’on a signée et une alliance, ce n’est pas quelque chose à négliger. Nos ancêtres ont signé une alliance qu’ils ont respectée jusqu’à aujourd’hui. Pourquoi pas nous ? » a indiqué Assa Amadou, représentant peul pour la région de la Vakaga. 


De son côté, le président centrafricain a insisté sur le respect des engagements pris par les différentes parties. « Je vous demande d’ores et déjà de respecter la parole donnée. Ces engagements sont librement pris. N’oubliez pas qu’il s’agit là d’une alliance que vous venez de sceller. Et dans nos traditions, vous le savez, une alliance, on la respecte », a martelé Faustin-Archange Touadéra. Egalement présents lors des discussions et de la cérémonie de clôture, les représentants des groupes armés n’ont pas manqué de renouveler leur engagement à respecter l’accord de paix de Khartoum signé en février 2019 et qui est en permanence violé.

 

 

Un accord pour enterrer la hache de guerre dans le nord-est centrafricain

 

https://www.afrique7.com/  11/11/2020Philippe Omotundo

 

La République de Centrafrique se donne toutes les chances pour rétablir la paix, avec notamment la signature ce mardi, d’un pacte de réconciliation entre les acteurs influents de la zone nord-est du pays.

«Les communautés de la région du nord-est s’engagent à enterrer définitivement la hache de guerre, à privilégier le dialogue et la voie judiciaire comme mode de règlement de leurs différends… ». C’est en substance l’esprit du texte paraphé par les chefs de clans, les sultans, les préfets et même les représentants des groupes armés, lors d’une rencontre initiée par le Gouvernement central.

Première du genre depuis le conflit de 2013, cette rencontre clôturée ce mardi par le président Faustin-Archange Touadéra, voudrait marquer un nouveau départ pour la zone nord-est (Ndele, Birao, Bria) de la Centrafrique qui est toujours en proie à des troubles réguliers.

Dans son discours de clôture, le président Touadéra a insisté sur le respect des engagements « librement pris ». « N’oubliez pas qu’il s’agit là d’une alliance que vous venez de sceller. Et dans nos traditions, vous le savez, une alliance, on la respecte », a-t-il insisté.

3 commentaires

P
Les violences perpétrées par les milices ont fait des milliers de morts et ont conduit le tiers de la population à fuir. Le pays est ruiné .
Cela fait plus de sept ans que les Centrafricains vivent dans la crainte d'un nouveau massacre .
Des villages, des quartiers de villes, des écoles ont été déinte d'un nouveau massacre .
Des villages, des quartiers de villes, des écoles ont été détruits, incendiés.
Il est temps de mettre un terme à la violence et à l'occupation par les milices du territoire national.
Très heureux de l'installation dans de nouveaux locaux de la Cour pénale spéciale centrafricaine.
Très heureux que le mandat de la MINUSCA ait été reconduit.
Il faut convaincre ou à défaut de contraindre les milices de déposer les armes.
Il est temps de ramener la paix en Centrafrique.







» lire la suite
P
Les violences perpétrées par les milices ont fait des milliers de morts et ont conduit le tiers de la population à fuir. Le pays est ruiné .
Cela fait plus de sept ans que les Centrafricains vivent dans la crainte d'un nouveau massacre .
Des villages, des quartiers de villes, des écoles ont été déinte d'un nouveau massacre .
Des villages, des quartiers de villes, des écoles ont été détruits, incendiés.
Il est temps de mettre un terme à la violence et à l'occupation par les milices du territoire national.
Très heureux de l'installation dans de nouveaux locaux de la Cour pénale spéciale centrafricaine.
Très heureux que le mandat de la MINUSCA ait été reconduit.
Il faut convaincre ou à défaut de contraindre les milices de déposer les armes.
Il est temps de ramener la paix en Centrafrique.







» lire la suite
P
Les violences perpétrées par les milices ont fait des milliers de morts et ont conduit le tiers de la population à fuir. Le pays est ruiné .
Cela fait plus de sept ans que les Centrafricains vivent dans la crainte d'un nouveau massacre .
Des villages, des quartiers de villes, des écoles ont été déinte d'un nouveau massacre .
Des villages, des quartiers de villes, des écoles ont été détruits, incendiés.
Il est temps de mettre un terme à la violence et à l'occupation par les milices du territoire national.
Très heureux de l'installation dans de nouveaux locaux de la Cour pénale spéciale centrafricaine.
Très heureux que le mandat de la MINUSCA ait été reconduit.
Il faut convaincre ou à défaut de contraindre les milices de déposer les armes.
Il est temps de ramener la paix en Centrafrique.







» lire la suite

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Je voudrais, à l’entame de mon propos, adresser mes chaleureuses salutations à la laborieuse population de l’Ouham et celle de Bossangoa en part » ...la suite
A Bangui, ce vendredi 20 novembre, des membres des groupes armés, les membres du Comité consultatif et de suivi (CCS) du programme Désarmement, dé » ...la suite
A cinq semaines des élections groupées en Centrafrique, la rédaction de Radio Ndeke Luka a décidé de s’intéresser à la circulation des armes » ...la suite
Au moins 30 enfants souffrent de la malnutrition sévère et 62 autres des cas modérés à Nzacko dans le Mbomou au Sud-est de la République Centraf » ...la suite
Le Conseil National de la Jeunesse(CNJ) et la CEEAC ont échangé sur l’Accord politique pour la paix et réconciliation en Centrafrique ce mercredi » ...la suite
Le Tribunal de Grande Instance de Bimbo a ouvert son audience dans la ville ce mercredi 18 novembre. Au total, vingt-cinq (25) personnes dont une poli » ...la suite
Les membres du comité consultatif et de suivi du programme national de désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement ont annoncé ce lu » ...la suite
-Le mouvement transfrontalier reste un facteur de propagation du coronavirus, surtout dans les zones frontalières où des dispositifs sanitaires ne s » ...la suite
Les dispositifs sécuritaires ces dernières semaines sont renforcés dans la capitale centrafricaine à l’approche des élections générales du 27 » ...la suite
Parvenu en Afrique dans le sillage des explorateurs européens, le christianisme s’est implanté progressivement par le biais des Églises chrétien » ...la suite