Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Annonces & Divers » Centrafrique : inquiétudes autour de la possible reprise de l'aéroport de Bangui
Centrafrique : inquiétudes autour de la possible reprise de l'aéroport de Bangui

 

 

https://www.rfi.fr/ 18/11/2020 - 04:19

Le syndicat des travailleurs de l’Asecna tire la sonnette d’alarme, alors que le gouvernement veut céder la gestion et la rénovation de cet aéroport au groupe turc Damnus. Ils craignent de voir leurs emplois disparaître.

Les représentants de l’Asecna [l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique], membres de la commission mise en place par le ministère du Transport et de l’Aviation civile pour « analyser la pertinence de ce contrat » viennent d’alerter le ministre. Pour eux, le contrat va à l’encontre des intérêts des travailleurs du secteur, mais aussi et surtout de la Centrafrique.

Le contrat ne fait aucune allusion au personnel de l’Asecna, qui gère jusqu’ici l’aéroport international de Bangui. Aucun mot également sur les travailleurs de nombreuses autres sociétés engagées dans le secteur. « Ce sont quelque 250 emplois qui risquent de disparaître du jour au lendemain », s’inquiète l’un des représentants des personnels.

Un contrat profitant à Damnus

Autre problème signalé par le syndicat, ce contrat ne prévoit rien, toujours selon ce mémorandum, pour les aérodromes secondaires situés en province et financés en grande partie par les redevances tirées de l’aéroport de Bangui. Mais c’est surtout sur le plan financier que Damnus se taille la part du lion. Il va exploiter l’aéroport pendant deux ans avant de lancer les travaux de rénovation. « Qui finance qui ? », s’interroge le même leader syndical.

Grâce à un autre détail, l'entreprise pourrait encore en profiter davantage. Ce contrat table chaque année sur un nombre croissant de passagers. 75 000 pour l’année prochaine par exemple alors que 45 000 passagers sont attendus. Ce serait à l’État centrafricain de compenser le manque à gagner de Damnus, toujours selon ce mémorandum.

Au final, toutes les redevances et autres avantages rétrocédées au groupe turc devraient lui rapporter au bout de 30 ans, plus de 750 millions d’euros pour un investissement initial de 45 millions d’euros, si l’on en croit les syndicalistes. « Une catastrophe », estime la source jointe par RFI.

Le syndicat des travailleurs de l’ASECNA annonce donc qu’il ne peut pas cautionner un tel projet, et appelle le gouvernement à revoir sa copie.

Un haut responsable du ministère du Transport ayant en charge l’aviation civile s’est voulu rassurant : « Rien n’a été signé jusqu’ici, nous sommes toujours en phase de négociations ». De leur côté, les journaux annoncent qu’une convention a été signée le 23 octobre.

1 commentaire

S
Ohhhhhhhhh !!!

La R.C.A ne peut pas avoir 20 milliards de francs CFA., pour améliorer notre Aéroport Bangui M'POKO ?
De grâce renoncer à ce bradage, quel que soit ce qu'on l'on vous propose, 30 années d'exploitations de cet aéroport par les étrangers c'est 1 grand manque à gagner pour la années d'exploitations de cet aéroport par les étrangers c'est 1 grand manque à gagner pour la R.C.A et le trésor public centrafricain. (Il y a 1 pays de l'Afrique de l'Ouest qui depuis 1959 par là est locataire d'1 aéroport dans son propre pays, soyez indépendant dans votre esprit S.V.P).
Oui en R.C.A c'est bien possible de trouver la somme ci-dessous, sachant qu'il existe des possibilités participatives des centrafricains et de mettre en place une gestion RIGOUREUSE ET VIGOUREUSE, des divers corps du métier avec les centrafricains et centrafricaines qui ont 1 rapport propre avec l'argent.
La faiblesse en R.C.A c'est la mauvaise gestion financière (GORO), lorsqu'il y a des projets à faire qui seront réalisés et visibles par tous.

Là sur ce projet il faudrait qu'il y ait une équipe des inspecteurs de suivis des projets de travaux finis pour mettre en lumière Coût de projet = Réalisation de projet visible demandé ?

Que ce sujet soit débattu à l'Assemblée Nationale Centrafricaine, car il c'est 1 sujet qui concerne le Peuple Centrafricain Bantu. Et admettons ces étrangers qui veulent gérer notre aéroport se mettent en grève, ou disparaissent dans la nature. Non et Non.

Désolé de cette expression en langue Sangô, mbi gbou guéré ti a séwa kwé ti Mbé Africa :
" Mo ligbi ti mou téré ti mô ti koli, mô zâ na ndô ti téné, mô oko mô pika ni pépééééééé ? ".

ON NE DOIT PLUS SE CACHER DE NOS FAIBLESSES POUR LA REALISATION DES PROJETS QUI NE VOIENT PAS LE JOUR EN R.C.A DEPUIS FORT LONGTEMPS.

S.V.P ESSAYONS D'ÊTRE 1 JOUR SERIEUX. EST-CE TROP demandé ?
» lire la suite

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Le président du KNK, François Bozizé accuse la garde présidentielle d’avoir agressé des éléments de sa sécurité. Selon l’ancien présiden » ...la suite
Une odeur nauséabonde flottait depuis quelque temps sur la Corniche, cette route fréquentée de Bangui qui longe l'Oubangui, la plus grande rivière » ...la suite
Dans le cadre de la mise en œuvre de la politique de promotion et de valorisation de la destination Gabon, impulsée par les plus hautes autorités, » ...la suite
Alors que le gouvernement centrafricain annonçait tambour battant ces derniers mois que bientôt l’aéroport international de Bangui fera peau neuv » ...la suite
Le vide laissé par la France, occupée face aux djihadistes au Sahel, n’est pas perdu pour tout le monde. Après les contrats miniers, Moscou conso » ...la suite
En Centrafrique, le président Touadera a inauguré vendredi 13 novembre les bâtiments et notamment la salle d’audience de la Cour pénale spécial » ...la suite
Présent en République centrafricaine depuis 2018, le Gret participe à la reprise du développement économique et social à travers des projets de » ...la suite
Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté jeudi une résolution visant à prolonger le mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée » ...la suite
La question des droits des victimes devant la Cour Pénale Internationale (CPI) était au cœur d’un échange avec la presse le mardi 10 novembre 20 » ...la suite
Les Nations unies condamnent fermement les campagnes de désinformation, les discours de haine et d’incitation à la violence contre les casques ble » ...la suite