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Les projets Intégrateurs de la CEMAC : Construction du port sec de Beloko

 

Les retombées pour la RCA.

 

Construction du port sec de Beloko

 

Sommaire

Construction du port sec de Beloko

 

  1. CONTEXTE
  2. DESCRIPTION DU PROJET
  3. OBJECTIFS
  4. RESULTATS ATTENDUS
  5. COUT DU PROJET
  6. VIABILITE DU PROJET
  7. CONTEXTE

 

La RCA est un vaste pays enclavé se situant au cœur de l’Afrique Centrale. La position d’enclavement de la RCA constitue une contrainte majeure, pour un pays avec une économie très dépendante de l’extérieur. La problématique réside alors dans la recherche des voies pour relever ce défi qui handicape les échanges avec les partenaires économiques. Cette réalité se traduit par : (i) une lenteur et une irrégularité du circuit d’approvisionnement en transit des principaux secteurs économiques et des exportations centrafricaines, proximité de la frontière et (ii) un système fragile de ravitaillement des populations en produits de première nécessité.

Les échanges commerciaux et économiques de ce pays se font actuellement à partir de la façade maritime de Douala. L’ouverture attendue de la liaison Inter-États RCA/Congo donnera à la RCA une autre alternative d’accès à la façade maritime par le port de Pointe-Noire. Il n’est pas également écarté que la mise en œuvre du projet Transafricaine n° 3 (TH3) sera une troisième alternative pour la RCA d’accéder à la mer.

Le port sec de Beloko aura pour rôle de réduire les coûts et le temps d’acheminement des marchandises et d’utiliser rationnellement des espaces portuaires, à l’avantage aussi bien des usagers des populations de Beloko, que des armateurs et sociétés de manutention.

 

  1. DESCRIPTION DU PROJET

Le port sec sera aménagé à un point de rupture de charge et constituera un terminal multimodal, avec statut d’entrepôt sous douane, où peuvent arriver des convois routiers avec des engins de logistique appropriés en chargement ou déchargement des produits pour diverses destinations. Le Port sec sera composé, notamment :

 

– d’un parc à conteneurs,

– d’une zone de chargement/déchargement,

– de hangars,

– d’une zone d’opérations,

– d’un réseau de VRD,

– d’aires de stationnement de poids lourds,

– d’un scanner,

– de matériels et équipements de manutention,

-d’un système de protection contre les incendies,

-d’un système de surveillance (caméras, projecteurs, etc.),

– de liaisons routières,

– d’un réseau d’assainissement,

– de bâtiments administratifs,

– d’ateliers de maintenance,

– d’une chaine de froid,

– de réseaux électriques,

– de réseaux d’adduction d’eau,

– de réseaux téléphoniques,

– d’un système informatique connecté à Internet,

– de la clôture du domaine,

– d’un local de transformateur,

– d’entrepôts,

– d’une station de stockage et de pompage de carburants,

– d’un bloc de latrines,

– d’une zone industrielle pour le développement des activités de transformation des produits agricoles et miniers, à terme.

Le site du port sec obéira aux normes sécuritaires et de sûreté éditée par le Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires (Code ISPS).

Les Termes de référence des études technique, économique, sociale et environnementale sont disponibles.

 

  1. OBJECTIFS

L’objectif général est de contribuer au désenclavement et au développement de la RCA.

L’objectif spécifique est : (i) la régularité et l’accélération du circuit des importations et des exportations permettant l’accroissement de la consommation, (ii) la maîtrise du volume des échanges ainsi que la maîtrise des statistiques nationales qui constituent un outil stratégique de politique économique et (iii) une facilitation du recouvrement des recettes fiscales à travers un centre unique de traitement.

L’objectif sectoriel est de : (i) disposer d’un circuit d’approvisionnement d’urgence efficace, (ii) constituer et mobiliser rapidement un stock de sécurité (produits stratégiques comme les hydrocarbures, produits alimentaires, intrants industriels, autres produits), (iii) contribuer à la lutte contre les fraudes fiscales à travers les modes de gestion de magasins cales ou sous douane et (iv) le paiement des frais d’entreposage et de passage dans l’entrepôt aux opérateurs économiques nationaux.

 

  1. RESULTATS ATTENDUS

La construction d’un Port Sec à Beloko est motivée par plusieurs raisons dont les principales sont :

– résoudre le problème important de désenclavement et d’approvisionnement de la RCA,

– faciliter les opérations de transit de l’import et de l’export de et vers la RCA.

Le port sec de Beloko sera une plateforme, un terminal routier des importations en provenance des différentes façades maritimes pour la RCA et un lieu de passage pour l’import-export du nord de la RDC.

 

  1. COUT DU PROJET

Le coût du projet est estimé à 184 millions d’euros. ;

Pour le financement, le développement et l’exploitation du port sec, trois options peuvent être envisagées : (i) Option 1 : financement par le secteur public et externalisation de l’exploitation par le biais d’un contrat de gestion avec le secteur privé, (ii) Option 2 : financement et exploitation par le secteur privé et (iii) Option 3 : formes variées de Partenariat Public – Privé.

 

  1. VIABILITE DU PROJET

Beloko est située à 578 km de la sortie nord-ouest de Bangui. Le port sec de Beloko sera une alternative supplémentaire pour la RCA d’accéder à la mer.

 

C’est un projet productif et structurant qui vise à mettre à la disposition des chargeurs du un ensemble d’infrastructures d’entreposage appropriées permettant de préparer les expéditions et d’organiser la réception du fret à l’import-export.

 

La réalisation de ce projet permettra aux organismes de l’Etat et aux partenaires privés, impliqués dans les opérations d’importation et d’exportation du fret passant par le poste sec de Beloko, d’éviter les fausses déclarations des marchandises, la sous-évaluation de la valeur douanière et les tricheries diverses. Ce qui contribuera à accroître les recettes du Trésor Public et des organismes concernés.

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