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Centrafrique les pays africains des Grands lacs appellent les rebelles à cesser le feu

 

AFP 31.01.2021 00:01

Les représentants de plusieurs pays africains de la région des Grands Lacs, réunis vendredi à Luanda en un mini-sommet sur la situation en Centrafrique, ont appelé les rebelles qui tentent de renverser le régime du président Touadéra, à cesser le feu.

"Les chefs d'État et de gouvernement appellent les forces rebelles à un cessez-le-feu unilatéral et immédiat", a déclaré le ministre des Affaires étrangères angolais, Téte António, en conclusion d'une réunion de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (ICGLR) à Luanda.

Présent au sommet, Faustin Archange Touadéra a officiellement été réélu, avec un faible taux de participation, pour un second mandat à la tête de la Centrafrique le 18 janvier.

Les élections présidentielle et législatives se sont tenues fin décembre dans ce pays en proie depuis 2013 à une guerre civile, très meurtrière jusqu'en 2018 et ravivée par l'annonce d'une offensive rebelle pour empêcher ces scrutins.

Plusieurs puissants groupes armés se sont alliés dans la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) et ont juré de marcher sur la capitale Bangui.

Majoritairement sous contrôle rebelle, la République centrafricaine a décrété cette semaine l'état d'urgence pour 15 jours.

"Nous voulons une région des Grands Lacs sans conflit armé, sans mort, ni déplacement forcé des habitants", ont déclaré les responsables africains à l'issu du mini-sommet qui rassemblait notamment le président congolais Denis Sassou-Nguesso et rwandais Paul Kagame.

Les violences en Centrafrique ont obligé plus de 200.000 personnes en moins de deux mois à fuir leur foyer, selon l'ONU.

Les groupes armés se heurtent jusqu'ici à des forces bien supérieures en nombre et lourdement équipées: quelque 12.000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Mission de l'ONU en Centrafrique (Minusca), mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre à la rescousse de M. Touadéra et d'une armée démunie.

Sous le coup d'un embargo sur les armes lourdes, la Centrafrique a récemment plaidé en faveur d'une levée de cette mesure pour lutter contre les groupes armés.

A Luanda, les chefs d'Etat africains présents ont déclaré qu'ils soutiendraient la demande de la Centrafrique auprès du Conseil de sécurité de l'ONU.

Centrafrique : la CIRGL appelle les groupes rebelles à déposer les armes

https://www.adiac-congo.com/ Samedi 30 Janvier 2021 - 14:30

Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) se sont réunis, le 29 janvier à Luanda, en Angola, pour débattre de la situation sécuritaire en République centrafricaine. Un pays en proie à une rébellion au lendemain de la réélection de Faustin-Archange Touadéra.

Le mini-sommet, organisé à l’initiative du président angolais et président en exercice de la CIRGL, João Manuel Gonçalves Lourenço, a réuni plusieurs chefs d’Etat de la sous-région, notamment : le Congolais Denis Sassou N’Guesso, président en exercice de la CEEAC, chargé de mener les consultations; le maréchal Idriss Déby Itno, président du Tchad et président en exercice du CEN-SAD, en tant qu’invité spécial. Sans oublier le Centrafricain, Faustin-Archange Touadéra.

Après avoir évoqué le danger que représente la menace pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région, et principalement pour les pays voisins de la RCA, les chefs d’Etat et de gouvernement ont fermement condamné « les velléités des groupes rebelles visant à accéder au pouvoir par la force. »

En outre, la CIRGL a noté une aggravation de la situation sécuritaire, consécutive à la persistance des actions militaires menées par ces rebelles, et les difficultés que les autorités légales éprouvent à assumer leurs missions légitimes de sécurité et de protection, en raison de leurs obligations de se conformer aux décisions du Conseil de sécurité de l’ONU, prises en vertu de la résolution 2536 (2020).

A première vue, les chefs d'Etat et de gouvernement ont félicité Faustin-Archange Touadéra pour sa réélection à la suite du scrutin présidentiel du 27 décembre 2020 et l’ont encouragé à poursuivre le dialogue « global et inclusif avec toutes les forces vives de la nation ». 

Par ailleurs, les dirigeants africains ont renouvelé leur engagement à privilégier les pourparlers et la concertation permanente entre les différents acteurs politiques et la société civile centrafricaine, en vue de sortir le pays de la crise actuelle, conformément aux recommandations du sommet extraordinaire de la CEEAC tenu à Brazzaville, le 26 décembre 2020. A cet égard, mission a été confiée au président en exercice de la CEEAC, Denis Sassou N’Guesso, de faire aboutir les consultations relatives à la désignation, « dans les brefs délais », d’un médiateur dans la crise centrafricaine.

Par la même occasion, la Communauté internationale a été appelée à faire preuve de solidarité avec le peuple centrafricain, face à la crise sécuritaire qu’il traverse actuellement.

Le sommet a également donné mandat aux présidents en exercice de la Communauté  économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et de la CIRGL, « d’entreprendre les démarches nécessaires auprès du Conseil de sécurité de l’ONU pour la levée de l’embargo sur les armes ». 

 Les chefs d’Etat et de gouvernement ont exhorté la Commission de l’Union africaine à jouer pleinement son rôle, en collaboration avec la CEEAC et la CIRGL, afin de mettre en place des mécanismes de suivi garantissant « le plein respect par les parties de toutes les décisions et accords relatifs au processus du dialogue ».

Signalons que le sommet de Luanda a connu aussi la présence des représentants du Rwanda, du Soudan, du président de la Commission de la CEEAC, Gilberto da Piedade Verissimo, et de João Samuel Caholo, secrétaire exécutif de la CIRGL.

 

Yvette Reine Nzaba

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