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Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés dans le sud du Tchad

 

https://www.rfi.fr/ 09/02/2021 - 18:08

Une rencontre a bien eu lieu entre une délégation de l’ancien président centrafricain Francois Bozizé et des émissaires de la région afin de discuter de la situation en Centrafrique. Selon ces émissaires de la CEEAC et de la CIRGL, il s’agissait de s’entretenir des intentions de l’ancien président en amont du sommet de Luanda prévu le 2 mars sur la Centrafrique.

François Bozizé avait rendez-vous ce lundi avec une délégation de haut niveau de l’Afrique centrale à Moundou, la principale ville du sud du Tchad. Mais arrivé à la lisière de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, l’ancien président qui a regagné la rébellion a préféré envoyer une délégation comprenant entre autres, son fils, Jean-Francis Bozizé et l'ancien leader anti-balaka Maxime Mokome, rapporte notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako. Une présence confirmée par le porte-parole de la coalition rebelle.

La délégation composée du président de la commission de la CEEAC, l’Angolais Gilberto Da Piedade Verrissimo, des patrons de services Tchadiens et Angolais s’est entretenue avec les émissaires de Bozizé sur leurs intentions par rapport au retour de la paix.

De bonnes sources, Abakar Sabone, une des figures de la rébellion qui ne se trouvait pas loin de la frontière tchadienne, s’est aussi entretenu avec la délégation. Le président de la Commission s’est également rendu au Soudan, affirme une source diplomatique, pour y rencontrer Noureddine Adam, un autre leader de la rébellion. Le tout est d’obtenir une bonne disposition des acteurs centrafricains dans la perspective du prochain sommet sur la Centrafrique prévu le 2 mars prochain en Angola.

Mais cette initiative « ne fait pas l’unanimité », rapporte un diplomate. Les chefs d’Etat de la région sont « divisés » dit-il, sur la conduite à tenir. Partisans d’un inévitable dialogue avec les rebelles d’un côté, partisans de la méthode forte de l’autre… Sans oublier, que les autorités centrafricaines ont toujours dit leur intention de poursuivre en justice les chefs de cette nouvelle rébellion, rappelle notre envoyée spéciale à Bangui, Florence Morice.

Mardi dans la capitale centrafricaine, on disait ne pas avoir être informé des rencontres en cours qui n’engagent « que la CEEAC ». On se dit ouvert à des discussions « dans le cadre existant de l’accord de Khartoum », mais pas à un « énième dialogue avec des putschistes ».

Dans un message vocal diffusé sur les réseaux sociaux mardi soir, François Bozizé a par ailleurs tenu à démentir les rumeurs faisant état de son arrestation au Tchad. « Je me porte bien » a assuré l’ancien président. Tout ce que nous demandons c’est le « dialogue et la concertation » a-t-il souligné.

2 commentaires

B
Bozize a vu que c,a chauffe'ildemande un dialogue ou'etait t_il au depart?
P
La question est purement tactique : est-on en position de force pour négocier avec les milices ?
Il faut choisir le moment le plus approprié pour le faire : une fois que sur le terrain militaire , la MINUSCA et la FACA auront remporté des victoires significatives.
Quant à François Bozizé,il est soula FACA auront remporté des victoires significatives.
Quant à François Bozizé,il est souhaitable qu'il quitte la scène politique centrafricaine.
Apporter son soutien à des milices qui terrorisent la population depuis maintenant huit ans est une attitude irresponsable qui dessert la cause de la paix.


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