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En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

Centrafrique : Mme Denise Brown condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif

 

La Coordonnatrice humanitaire condamne fermement la mort d’un humanitaire tué par un engin explosif en République centrafricaine

 

Bangui, 10 septembre 2021 – La Coordonnatrice humanitaire en République centrafricaine, Mme Denise Brown, est profondément choquée et consternée par la mort d’un travailleur humanitaire, tué hier lors d’une mission dans le nord-ouest de la République centrafricaine.

L’équipe de l’ONG internationale Conseil Danois pour les Réfugiés menait des activités humanitaires lorsqu’un de ses véhicules a sauté sur un engin explosif dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Un travailleur humanitaire a été tué. Trois autres ont été légèrement blessés, sont traumatisés et ont été évacués à Paoua pour des soins médicaux. « Nous sommes atterrés par la perte tragique de notre collègue humanitaire, je présente mes condoléances les plus sincères à la famille de la victime, à ses amis et aux collègues du Conseil Danois pour les Réfugiés », a déclaré Mme Brown.

Entre janvier et août 2021, 27 incidents impliquant des engins explosifs ont coûté la vie à au moins 14 civils et ont blessé 21 civils et deux casques bleus des Nations Unies dans l’ouest du pays. La présence ou la présence présumée d’engins explosifs empêche les travailleurs humanitaires de venir en aide aux communautés qui ont été sévèrement affectées par le conflit.

« Je condamne fermement l’utilisation d’engins explosifs et j’appelle toutes les parties à prendre des mesures nécessaires pour protéger la population civile et respecter les travailleurs humanitaires », a déclaré la Coordonnatrice humanitaire.

2,8 millions de personnes ont besoin d’assistance et de protection en République centrafricaine. Entre janvier et août 2021, deux travailleurs humanitaires ont été tués et 19 blessés. Au cours de cette période, 314 incidents affectant le personnel ou les biens humanitaires ont été enregistrés. Malgré un environnement opérationnel dangereux, les acteurs humanitaires sont venus en aide à plus de 1,4 million de personnes dans le besoin urgent.

 

Source : OCHA

 

 

 

En Centrafrique, la multiplication des engins explosifs mine les humanitaires

 

RFI Avec notre correspondant à Bangui, Carol Valade

 

En République centrafricaine, un employé centrafricain de l’ONG internationale Conseil danois pour les réfugiés (DRC) a perdu la vie ce jeudi 9 septembre lorsque que son convoi a sauté sur un engin explosif entre Paoua et Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Pende dans l’ouest du pays.

L’image du véhicule renversé partiellement détruit témoigne de la violence de l’explosion. Trois autres membres de l’équipe ont été légèrement blessés selon l’ONG qui exprime dans un communiqué son désarroi et met en pause ses activités pour le weekend tandis que que Denise Brown, la coordonnatrice humanitaire de l’ONU en RCA, se dit « profondément choquée et consternée » par l’évènement.

L’utilisation croissante d’engins explosifs, un mode opératoire récent dans le pays, alarme tous les acteurs de terrain. Cela fait à peine un an que l’usage d’engins explosifs est signalé pour la première fois en Centrafrique. Mais il s’est considérablement accu depuis l’offensive rebelle de la CPC en janvier dernier puis la contre-offensive de forces loyalistes. 

Un nouveau mode opératoire des groupes armés qui, repoussés hors des villes, adoptent des « techniques de guérilla » selon les observateurs. Depuis janvier, l’ONU dénombre au moins 14 civils tués par des mines et 21 autres blessés dont deux casque bleus. En mai, cinq militaires centrafricains ont également perdu la vie dans des circonstances similaires.

Les incidents se concentrent dans l’ouest du pays, la zone où le conflit est actuellement le plus intense où les besoins humanitaires sont les plus urgents et où la présence d’engins explosifs rend encore plus difficile l’accès aux populations. 

Après avoir nettoyé quarante kilomètres de voies dans la zone, la Minsuca vient d’annoncer mercredi la suspension de ses opérations de déminage en raisons d’entraves et de tensions avec les populations. 

Une décision décriée par le parti MLPC de l’opposant Martin Ziguélé qui dans un communiqué exprime sa « déception » et appelle la Minusca à « reconsidérer sa position ». 

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