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L’incroyable affaire Bokassa : comment Bernard Tapie avait tenté de rouler un

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https://www.capital.fr/ Publié le 03/10/2021 à 12h46 Écrit par Alexandre LOUKIL

Bernard Tapie a connu de multiples démêlés avec justice : le premier remonter dans les années 1980, face à l’empereur autoproclamé Jean-Bedel Bokassa.

Valéry Giscard d’Estaing avait reçu des diamants, Bernard Tapie a lui acheté des châteaux. En 1979, "Nanard" se rend auprès de l’empereur autoproclamé Jean-Bedel Bokassa 1er de Centrafrique et lui fait croire que le fisc français va saisir ses biens immobiliers, en se basant sur un sondage dans lequel une majorité des Français se déclarait favorable à une confiscation. L'homme d'affaire lui fait alors une offre : acheter l’ensemble à prix bradé.

Jean-Bedel Bokassa accepte de suite et lui cède ses hôtels et châteaux pour 12,5 millions de francs (moins de 2 millions d’euros). “Les arguments de Bernard Tapie sont simples en fait. Il dit qu’il est mandaté par l’Elysée, que les biens de mon grand-père vont être saisis, qu’une loi va être votée. Il sort des papiers. Mon grand-père, face à tout ce théâtre, y croit et accepte de vendre", racontait Jean-Barthélémy Bokassa, petit-fils de Jean-Bedel Bokassa, à BFMTV il y a quelques années.

Selon le média, la somme de 12,5 millions de francs correspondait à moins de 10% de la valeur estimée des biens de “l’empereur”. “Il faut être culotté, aller voir quelqu’un pour essayer de le piéger de cette façon, c’est un peu facile, c’est affligeant", ajoutait Jean-Barthélémy Bokassa. Cette affaire se retrouve en une du New York Times, puisque Bernard Tapie affirme qu’il a récupéré ces châteaux pour les revendre et faire don des bénéfices à l’Unicef, basée à New York. Cette vente sera finalement annulée car "l'empereur" traîne Bernard Tapie devant la justice. Le tribunal civil de Paris annule en 1981 la vente des sept propriétés françaises de Jean-Bedel Bokassa, après un jugement du tribunal d'Abidjan rendu exécutoire en France. Bernard Tapie sera condamnée à payer 100.000 francs de dommages et intérêts dans cette affaire.

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