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Kinshasa : des experts africains appellent l’UA à réexaminer la présence de la pseudo « RASD » en son sein

Lu pour vous

 

https://www.forumdesas.net/ 25/10/2021

Les participants à un séminaire sous régional sous le thème « L’Union africaine à l’aune de la question du Sahara : Comment passer d’une dynamique d’échec à une solution définitive servant l’unité Africaine? », ont démontré vendredi 22 octobre à Kinshasa, la souveraineté du Maroc  sur le Sahara et appelé l’Union africaine à corriger cette erreur juridique de 1982 consistant à faire siéger au sein de l’OUA la RASD ne jouissant d’aucun des attributs d’un Etat indépendant et souverain.  Et ce, pour la restauration de la neutralité et de l’impartialité de l’organisation panafricaine.

Ce séminaire, organisé par le cabinet d’affaires BM Partners, a réuni une soixantaine de participants et une trentaine d’intervenants. Au nombre de ceux-ci, d’experts, d’universitaires, de membres de Think Tanks, de de chercheurs et d’éminentes personnalités d’Angola, du Cameroun, du Gabon, du Congo/Brazza et de la Zambie, entre autres.

D’après le communiqué final des organisateurs publié, lu le même vendredi soir, « la décision prise par l’Organisation de l’unité africaine (OUA) d’intégrer une entité non étatique en son sein, puis son maintien par l’Union africaine est le point de départ de la crise« . Les intervenants se sont interrogés sur la valeur ajoutée de la RASD depuis  son admission, à la fois sur les questions d’intégration économique mais aussi sur les autres sujets stratégiques thématiques cruciales et réunions sectorielles de l’Union africaine.

Aussi les intervenants invitent-ils l’Union africaine à réexaminer la question de la présence de la RASD. Ils appellent à reconsidérer, les circonstances particulières caractérisant l’admission de la RASD au sein de l’OUA, circonstances par ailleurs reconnues par la motion majoritaire de Kigali signée en 2016 par 28 Etats membres de l’Union africaine.

Ils ne s’arrêtent pas là. Plusieurs intervenants demandent à  l’organisation panafricaine non seulement de corriger cette erreur, mais aussi de se faire un mea-culpa. D’après ces experts, la RASD utilise des instruments mis à sa disposition pour continuer de siéger aux côtés de 54 Etats indépendants et souverains de l’Union africaine. Certains ont qualifié cette présence au sein de l’organisation panafricaine de « peu cohérente, peu pragmatique, et en contradiction totale avec les idéaux du panafricanisme. « le plan d’autonomie sous souveraineté marocaine plébiscité

D’autre part, les conférenciers ont été unanimes à affirmer que le plan d’autonomie proposé par le Maroc pour ses provinces du Sud constitue la « seule solution viable » pour un règlement définitif du différend autour du Sahara marocain, relevant que l’initiative marocaine d’autonomie représente une « solution politique, juste, durable et mutuellement acceptable » , qui s’inscrit en droite ligne avec les dernières résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. « Cette solution de paix permet de négocier un statut autonome pour la région du Sahara basé sur l’inclusivité, sur le respect de spécificité culturelle des populations de ce territoire marocain et sur une conception inédite de l’autonomie partagée entre le centre et région situé sur pied d’égalité » , souligne le communiqué.

Pour les intervenants, « cette initiative assurant paix, stabilité et sécurité » est comme un rempart contre un terrorisme et sécessionnisme, véritable fléau menaçant la stabilité de la région sahélo-saharienne et au-delà, de tout le continent.

Les intervenants font savoir que la résolution du différend entre deux pays à la porte des eaux entre le vieux continent et l’Afrique représente un point d’entrée pour consacrer l’intégration économique du continent à travers le dépassement des tensions politiques analysant la construction du Maghreb, véritable pièce manquante au puzzle de l’intégration économique de l’Afrique.

Après un bref tour d’horizon historique et juridique de la question, qui a illustré, à travers des éléments historiques et de droit international, la souveraineté du Maroc sur son Sahara, les participants ont souligné la nécessité d’inviter l’Union africaine à adopter dans sa démarche, le principe de réalité  afin d’éviter toute tentative d’instrumentalisation idéologique ou politique.

Les intervenants ont insisté sur la nécessité de mettre un terme à toutes les formes de séparatisme  pour parvenir à la réalisation des priorités panafricaines telles que la mise en œuvre de la Zone de libre-échange commune africaine (ZLECA) et les objectifs de l’Agenda 2063 de l’UA.

Par ailleurs, les intervenants ont salué le Maroc pour son leadership sur le Continent et son « triomphe diplomatique majeur » remporté au cours des 18 derniers mois avec l’ouverture de plus d’une vingtaine de représentations diplomatiques par les pays frères africains à Laâyoune et Dakhla, au Sahara marocain. D’après eux, l’ouverture des représentations consulaires au Sahara marocain illustre un « fort soutien » à la marocanité du Sahara et une mise en œuvre efficace d’une approche pragmatique et réaliste.

Ce n’est pas tout. Ils ont également loué l’engagement fidèle du Maroc dans la promotion de la coopération Sud-Sud basée sur une approche  « gagnant-gagnant » , illustrant la confiance du Royaume dans le potentiel de l’Afrique.  A noter aussi que la rupture unilatérale des relations diplomatiques avec le Maroc par l’Algérie, en réponse à la main tendue de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a été déplorée par les intervenants et vue comme un « revers majeur » dans le processus politique visant à trouver une solution juste, sincère et crédible, fondée sur le dialogue et le compromis.

Les discussions, organisées autour de quatre panels, ont été axées sur la question du Sahara à la lumière des enjeux de l’Union africaine et de la présence d’une entité non étatique parmi ses membres souverains et indépendants.         

Didier KEBONGO

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