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Bangui : des étudiants retenus pour une bourse au Maroc dénoncent des irrégularités au Secrétariat général d’attribution des bourses

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 27 octobre 2021 17:15

 24 heures après leur écœurement, les étudiants retenus pour des formations supérieures au Maroc ne décolèrent pas. La tension est encore montée ce 27 octobre 2021, lorsque ceux-ci ont pris d'assaut le Secrétariat général de la commission nationale d’attribution des bourses à Bangui. Ils exigent toujours du responsable, l’annulation de la nouvelle liste envoyée au Maroc. Une liste qu’ils ne reconnaissent pas.

Au moins une trentaine de ces étudiants sont passés, ce mercredi matin à la vitesse supérieure. Ils ont assiégé la Direction de la bourse tout en exigeant du responsable, l’annulation pure et simple de la nouvelle liste d’étudiants qu’il a envoyée au Maroc. Selon les mécontents, cette nouvelle liste les écarte tous, eux qui ont été légalement sélectionnés en 2019.

"Nous avions été choisis pour aller étudier au Maroc. Cette année, le Maroc a réactualisé la liste des candidats retenus, leurs universités, les villes y compris les internats. Au moment où le pays s’apprête à envoyer notre invitation, le Secrétaire général de la commission d’attribution des bourses et d’autres chefs de service ont sorti une nouvelle liste de 30 personnes pour nous remplacer" dénonce Kratos Ngadjama, un des étudiants recalés.

Le SG promet de saisir la justice

Dans les coulisses, le directeur de la bourse Félix Ngana affirme devant un groupe de personnes « Est-ce que ces étudiants savent que la procédure de leurs visas est en cours ». Cependant, lui qui avait promis, la veille, de donner sa version des faits n’a pas voulu se prononcer sur ce mécontentement. Par ailleurs, il dit vouloir saisir le procureur de la République suite à cette affaire.

Sélectionnés en 2019 après l’obtention de leur baccalauréat, ces étudiants devraient suivre des formations supérieures au Maroc. Leur voyage a été plusieurs fois reporté à cause de la pandémie de Covid-19. Cette fois-ci, ils devront quitter le pays ce dimanche 31 octobre 2021.

 

 

Centrafrique : des éléments de la LRA prêts au désarmement à Zémio dans le Haut-Mbomou ?

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 27 octobre 2021 16:58

 Dans la préfecture du Haut-Mbomou, à l’extrême Est de la République centrafricaine, certains rebelles de la LRA de Joseph Kony désirent déposer les armes. Cependant, ces derniers réclament la présence de l’autorité de l’Etat là où ils se sont regroupés. Notamment, dans la ville de Zémio. Information rendue publique par le député de cette localité

Selon Eric Kpiodigui, député de Zémio, de retour d’une mission de restitution parlementaire dans la localité, plusieurs éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) basés dans la région du Haut-Mbomou sont désormais favorables au désarmement. Cependant, ceux-ci plaident pour leur rapatriement dans leurs pays d’origine.

Se désarmer en présence des autorités centrafricaines

"Les rebelles de la LRA se sont regroupés dans une zone à 17 kilomètres du centre-ville avec un armement important. Selon certaines sources locales, ces éléments réclament la présence des autorités centrafricaines avant de se débarrasser de ces armes avant le retour dans leurs pays respectifs" a fait savoir Eric Kpiodigui.

Absent de cette partie du territoire national depuis 2017, le gouvernement centrafricain dit mettre en place une mission afin de répondre à cette préoccupation. Cependant, une grande partie de la population de Zémio ayant fui les violences de ces hommes en armes revendique le déploiement des forces de défense et de sécurité nationales. 

« Les habitants réclament le redéploiement des forces nationales »

"Approchées, les autorités compétentes m’ont fait savoir qu’une mission sera déployée dans les jours qui suivent afin de gérer la situation. Toutefois, la majorité de cette population vit de l’autre côté de la rivière dans de conditions très difficiles. Ces habitants qui comptent rentrer, réclament le redéploiement des forces nationales" a renchéri le parlementaire.

La LRA a vu le jour en Ouganda au milieu des années 1980, en partie pour s'opposer à la marginalisation par le gouvernement des populations du Nord du pays. Rapidement, elle est devenue l'un des groupes armés les plus violents et impitoyables, enlevant, terrorisant et endoctrinant des enfants pour en faire des soldats et reconstituer ainsi ses effectifs. En 2005, la Cour pénale internationale a émis des mandats d'arrêt à l'encontre de Joseph Kony et de quatre autres principaux dirigeants pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Estimés aujourd’hui à 150 voire 300 combattants dépourvus de toute coordination, ces éléments ont quitté l'Ouganda en 2005. Ils sèment désormais la mort et la destruction dans les régions frontalières de la République démocratique du Congo, du Soudan du Sud et de la République centrafricaine.

Un de ses généraux, Dominic Ogwen, a été jugé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité en février 2021. La CPI avait retenu 70 chefs d’accusation contre lui. L’ancien chef de guerre de l’Armée de résistance du Seigneur a été reconnu coupable de 61 d’entre eux, dont le meurtre, l’esclavage sexuel, le viol, et le recrutement d’enfants soldats.

 

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