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Centrafrique/UE : rencontre à huis clos entre Joseph Borrell Fontelles et Touadéra à Bruxelles

 

 

RENCONTRES DE HAUT NIVEAU DU PRÉSIDENT TOUADERA AU SIEGE DE L'UNION EUROPÉENNE 

Le Président de la République Son Excellence Professeur Faustin Archange TOUADERA a rencontré ce matin  au siège de l'Union Européenne à Bruxelles,  M. Joseph BORREL FONTELLES, Haut Représentant Chargé des Affaires Étrangères et de la Politique de Sécurité. Cet entretien s'est  déroulé en huis clos entre le Numéro  Un centrafricain et le Chef de la diplomatie européenne.

Le Président de la République a ensuite tenu une réunion de haut  niveau avec M. LENARCIC,  Commissaire européen à l'Aide Humanitaire et à  la Réaction aux Crises.

La mise en place d'une coordination  civilo-militaire entre le Gouvernement et les ONG de l'UE afin d'améliorer l'accès  aux populations  vulnérables dans les zones de conflit  était  au centre de cette rencontre. Le Président TOUADERA s'est  engagé à  protéger les acteurs humanitaires en Centrafrique comme il le fait  depuis le début de son accession au pouvoir.

 

La Renaissance

 

« J’ai reçu ce matin le Président Touadéra. L’UE attend des avancées fortes sur la feuille de route de Luanda. Seuls les acteurs ayant un agenda positif au bénéfice des populations ont leur place en #RCA. #AUEU »

Josep Borrell

 

Lu pour vous

 

Comment l’Union européenne a préparé sa riposte contre Wagner en Afrique

https://www.lopinion.fr/ 08 décembre 2021 à 17h45

Bruxelles a revu son dispositif d’appui militaire afin d'éviter que les dirigeants n’aient recours à la société militaire privée russe, dirigée par un proche du Kremlin

Les faits - 

Présent au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, le 6 et 7 décembre, le président du Conseil européen, Charles Michel, a développé l’offre de Bruxelles en matière de réponse aux crises sécuritaires et sanitaires en Afrique. L’Union européenne s’est dotée récemment de nouveaux outils pour contrecarrer l’offensive des sociétés militaires privées comme Wagner.

Traumatisée par l’arrivée des mercenaires de Wagner en Centrafrique, l’Union européenne réadapte sa stratégie de soutien aux armées africaines, jouant du bâton et de la carotte. Elle réduit actuellement drastiquement sa coopération sécuritaire avec le pays. « Nous ne pouvons pas former des militaires centrafricains qui vont ensuite être affectés dans des unités dirigées par des mercenaires russes et se rendre coupables d’exactions, justifie une source bruxelloise. Nous continuons seulement à conseiller le gouvernement pour la réforme du secteur de la sécurité et à former des sous-officiers et officiers ».

Bruxelles souhaite ainsi mettre le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, devant ses responsabilités alors que ce dernier préfère toujours avoir recours à la Russie et aux mercenaires de Wagner pour la protection de son régime. Historiquement, c’est pourtant la France qui a ouvert un trou de souris à la Russie en 2018 pour qu’elle puisse fournir des armes létales au gouvernement centrafricain, sous embargo onusien. Paris s’en est vite mordu les doigts. « A l’époque, nous n’avions pas la possibilité de fournir ce type de matériel à travers les dispositifs européens, ajoute la source. La Russie s’est engouffrée dans la brèche pour placer ses influents conseillers militaires, puis permettre l’arrivée d’hommes de Wagner. Nous ne voulons pas revivre une telle situation ! »

 « Boussole stratégique ». La France a donc pesé de toute son influence au sein de l’Union européenne pour obtenir une évolution du dispositif d’aide aux armées africaines et se doter de plus de flexibilité. « Nous avons une nouvelle boussole stratégique pour les cinq prochaines années, a expliqué Charles Fries, secrétaire général adjoint du Service européen pour l’action extérieure, au forum de Dakar. On cherche à avoir des mandats plus robustes pour les missions, à renforcer les liens entre les contingents formés dans le cadre des missions d’entraînement (EUTM) et la force Takuba (forces spéciales des pays européens déployées au Sahel), et on va proposer la mise en place d’une force militaire européenne (5 000 soldats) d’ici à 2025 afin de pouvoir intervenir rapidement dans les pays victimes de crise. »

Bruxelles est en train de préparer une nouvelle vague de sanctions à l’égard de la société militaire privée russe et de ses dirigeants à l’image de ce qui a déjà été fait en Libye

A l’issue d'âpres discussions, les Vingt-Sept ont aussi adopté en juillet une nouvelle Facilité européenne pour la paix (FEP), dotée d’une enveloppe de sept milliards d’euros, qui a remplacé la Facilité de soutien à la paix pour l’Afrique. Cette enveloppe sert à continuer à financer les missions EUTM déployées au Sahel, d’aider la force africaine en Somalie (Amisom) et la force multilatérale du Lac Tchad. Elle permet aussi de fournir des équipements militaires aux armées africaines, y compris des armes létales (munitions, fusils-mitrailleurs, roquettes, drones...). C’est une première. Le Mali aurait exprimé des besoins, mais aucune livraison n’a encore été effectuée.

Marchandages. « Nous avons intérêt à occuper le terrain en matière de formation et d’équipements afin de limiter les marges de manœuvre de compétiteurs comme Wagner », explique un officier européen. En attendant, l’UE, les Etats-Unis et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) montent au front pour dissuader le gouvernement malien d’avoir recours à cette société. Bruxelles est aussi en train de préparer une nouvelle vague de sanctions à l’égard de la société militaire privée russe et de ses dirigeants à l’image de ce qui a déjà été fait en Libye. Et elle va investir au Mali pour rénover l'école des sous-officiers de Banankoro, le champ de tir de Sévaré et livrer des véhicules ainsi que des motos aux unités légères de reconnaissance et d’intervention (Ulri), engagées dans la traque des jihadistes.

La fourniture d’armes létales aux armées africaines ne va pourtant pas de soi. Les pays d’Europe de l’Est, préoccupés par les ambitions russes, préfèrent que ces matériels soient offerts à la Moldavie, à l’Ukraine et à la Géorgie. Les marchandages devraient être importants entre Européens, toute attribution d’armes létales devant recueillir le feu vert des Vingt-Sept. Les pays nordiques n’y étaient pas, non plus, très favorables et ont souhaité obtenir le maximum de garanties en matière de suivi et de contrôle pour éviter leur utilisation abusive et limiter les risques de détournement. « Bruxelles devra rester vigilante pour éviter des investissements contre-productifs qui aggraveraient des situations déjà tendues dans certains Etats fragiles », souligne l’ONG Crisis Group.

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