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Centrafrique : nouveau déplacement massif des populations vers Birao

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 17 février 2022 09:33

 

La ville de Birao, capitale de la Vakaga dans le Nord-est de la République centrafricaine, accueille depuis quelques jours plusieurs centaines de personnes fuyant la ville voisine de Sam-Ouandja. Ces déplacés, dont une partie est hébergée par des familles d’accueil, ont pour leur l’heure besoin d’aide humanitaire d’urgence.

Selon les témoignages, la plupart des déplacés viennent de Sam Ouandja, localité située au centre dans la Haute-Kotto à plus de 250 kilomètres de Birao. Tout serait parti des rumeurs d’un présumé envahissement de leur localité par des soldats russes. A vélo ou à moto, ces déplacés arrivent presque tous les jours. Seulement pour le week-end dernier, plus de 200 personnes démunies, constituées à majorité de femmes et d’enfants sont arrivées à Birao.

" J’ai pris tous mes neuf enfants avec moi"

"Je viens de Sam-Ouandja. Nous avons fui parce que nous avons appris que les soldats russes venaient dans notre direction. On a eu peur, c’est pourquoi nous avons quitté. J’ai 9 enfants. Je les ai tous pris avec moi. Malheureusement, nous avons quitté sans rien prendre ; même pas une couverture" a fait savoir Aché Bello, une déplacée.

A entendre ces déplacés, leur localité n’a pas été envahie. Cependant craignant d’éventuelles exactions, ils ont choisi de partir.

"Pour l’instant, ils sont à Ouadda. Et comme Ouadda n’est pas vraiment distant de Sam Ouandja, nous avons décidé de nous mettre à l’abri. Car pour nous, il est hors de question de subir ce qui est arrivé à nos frères. Autant se mettre à l’abri que d’attendre de voir" a soutenu Maïmouna Mahamat, une mère de famille.

Une situation préoccupante pour les autorités

Face à cette préoccupation, les autorités locales lancent un appel à l’endroit des organisations humanitaires afin de voler au secours de ces déplacés.

"Parmi ces personnes déplacées, il y a celles qui ont des parents ici. D’autres par contre n’ont personne pour les accueillir ni pour les héberger. Ainsi, j’ai demandé aux organisations humanitaires de leur chercher des abris car on compte parmi elles, plusieurs enfants ainsi que des femmes" a lancé Leonard Mbelé, préfet de la Vakaga.

Cependant pour calmer la peur et atténuer la situation, les autorités locales ont, à travers la radio locale, fait passer des communiqués pour appeler la population à garder son calme.

 

 

Centrafrique : exaspération suite à l’intensification de rackets sur les axes routiers par les forces de défense

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 17 février 2022 09:17

 

En dépit de nombreuses dénonciations, les rackets sont loin de prendre fin sur les axes routiers de la République centrafricaine. Certains éléments des forces de défense et de sécurité déployés à l’intérieur du pays font payer des sommes d’argent, communément appelés "formalités", aux usagers de la route. Le refus d’obtempérer entraîne parfois des actes de violence sur les passants. Exaspérés, certains Centrafricains dénoncent l’entrave à leur libre circulation. Ils appellent les autorités à discipliner les éléments véreux.       

Le phénomène est décrié depuis quelques mois par les députés qui avaient même interpellé le gouvernement sur la question. Les usagers des différents axes dans les régions de Bambari témoignent que les éléments de l’armée nationale exagèrent dans les rackets sur les check-points installés.

Une pratique à l’origine d’un incident avec les alliés

"Samedi dernier, un camion citerne appartenant aux russes a quitté Bangui pour Ndachima. Arrivé au village Kombélé à 10 Km de Bambari sur axe Ippy, les éléments des Faca qui se trouvaient sur un poste de contrôle ont exigé des formalités au chauffeur. Ce dernier, arrivé à destination, a informé les militaires russes de cet incident. Mécontents, ils se sont déportés sur les lieux et ont passé à tabac ces militaires avant de démanteler leur barrière", a témoigné un habitant de Bambari, précisant par ailleurs que suite à cet incident, les militaires centrafricains ont intensifié le racket sur les barrières.

"Après cela, les formalités ont augmenté sur toutes les barrières. Il est difficile de circuler sur ces axes. Nous demandons au gouvernement de déployer des policiers et gendarmes dans les localités pour contrôler les papiers et faciliter la libre circulation", a rapporté la même source.

"Votre mission, c’est de ne pas rester sur des barrières et procéder à des rackets".

Sur cette question des rackets sur les barrières, le Chef d'Etat-major des Forces armées centrafricaines, le général de corps d’armées Zéphyrin Mamadou, a mis en garde, cette semaine, des soldats déployés à Bocaranga dans le Nord-ouest.

"Il a été dit que vous devez rester dans le cadre de la discipline militaire. Il a été remarqué que partout il y a des dérapages venant de nos soldats. En tant que soldats, nous sommes appelés à travailler ou à collaborer avec la population. C’est ce manquement qui ternit l’image de nos troupes. Je sais que parmi nos troupes il y a ces poignées de soldats indisciplinés qui sont versés dans cette pratique. Votre mission, c’est de ne pas rester sur des barrières et procéder à des rackets. Votre mission est de sécuriser la zone dans laquelle vous êtes déployés", a réagi le général Zéphyrin Mamadou.

Une pratique longtemps décriée mais aucune mesure ferme

La question de rackets a été plusieurs fois au centre de débats à l’Assemblée nationale et dans les médias. Les députés ont interpellé en décembre 2021 le Premier ministre sur les mesures que le gouvernement entendait prendre face à ce phénomène. Très peu convaincant, le Chef du gouvernement n’avait pas  présenté un plan concret de riposte ou de sanctions. De son côté, le ministère de la Défense nationale avait également pris une note de service instaurant un comité d’enquête sur cette pratique. Malgré tout, rien ne semble arrêter ces éléments des forces de défense et de sécurité dans leur élan de rançonnage.

 

 

Bangui : le centre national d’hémodialyse peine à fonctionner faute de personnel qualifié

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 17 février 2022 09:10

 

Plus d’un an après son inauguration, le centre national d’hémodialyse n’est toujours pas opérationnel. A en croire les responsables, ils manquent encore de techniciens pour faire fonctionner ce centre.

Le centre national d’hémodialyse, l’unique de la République centrafricaine, est construit dans le but de limiter les évacuations sanitaires à l’étranger souvent très coûteuses pour l’Etat et les patients. Mais depuis son inauguration en décembre 2020, cette structure sanitaire n’est pas encore opérationnelle en raison d’un manque de personnes ressources.

"Nous avons un problème de ressources humaines"

"Nous avons un problème de ressources humaines au centre d’hémodialyse pour l’animer. Pour l’instant, le gouvernement a envoyé quelques techniciens en formation. Un autre qui est formé en néphrologie va bientôt rentrer au pays. Nous avons également d’autres collègues qui sont en stage au centre d’hémodialyse de Douala au Cameroun, qui sont déjà arrivés mais ils doivent d’abord être rôdés pour mettre en marche le centre", précise le Docteur El Hadj Abdel-Karim Zakaria, directeur de l’hôpital général de Bangui.

Un service très sensible

Selon Dr El Hadj Abdel-Karim Zakaria, avant de mettre en marche le centre, des garanties du point de vue technique et de savoir-faire doivent être réunies.

"L’hémodialyse est un service très sensible qui doit être fait avec beaucoup de sûreté", dit-il prudent.

Plus d’un an après son lancement officiel, le gouvernement centrafricain explore des pistes pour confier la gestion de ce centre à une structure privée. Selon les responsables de l’hôpital général de Bangui, "des discussions sont en cours avec un partenaire privé".

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