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L'affaire des quatre légionnaires arrêtés : Le Parquet du TGI ouvre une enquête

 

 

Ouverture d'une enquête judiciaire contre les quatre légionnaires français arrêtés à l'aéroport Bangui Mpoko 

 

 

Centrafrique : quatre militaires français de la Minusca arrêtés à Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 22 février 2022 15:51

 

Quatre soldats français de la Minusca ont été arrêtés ce 21 février 2022 à l'aéroport international Bangui-Mpoko avec des armes dans leur véhicule. Pendant que des informations fusent de partout sur les réseaux sociaux, soupçonnant ces officiers d'atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat, la Minusca et l'ambassade de France réfutent ces accusations. Par ailleurs, le parquet n'a pas encore officiellement communiqué sur cette arrestation.

Cet incident a lieu quelques minutes avant que l’avion, transportant le chef de l’Etat centrafricain, ne foule le sol. Faustin-Archange Touadéra qui rentrait de Bruxelles en Belgique après avoir pris part, du 17 au 18 février 2022, au sommet Union Européenne-Union Africaine. En effet, les quatre militaires français ont été arrêtés dans une voiture Toyota 4x4 VX banalisée de couleur noire, immatriculée en République centrafricaine. Ces derniers avaient à bord, des fusils d’assaut, des pistolets automatiques et autres effets militaires.

Une guerre de communications

Si les autorités centrafricaines les soupçonnent de vouloir attenter à la vie du président centrafricain, car se trouvant dans son périmètre de sécurité, l’ambassade de France à Bangui parle « d’instrumentalisation et de désinformation grossière ». Selon la représentation française, ces militaires escortaient le chef d’Etat-major de la Minusca qui s’envolait pour la France. Concernant les armes, l’ambassade précise qu’il s’agit de leurs équipements professionnels. De son côté, la Minusca parle d’une tentative de manipulation de l’opinion publique.

« Trouver une issue dans les meilleurs délais »

"La Minusca regrette cet incident et condamne vivement son instrumentalisation sur les réseaux sociaux. Elle rejette catégoriquement les accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Dans le cadre du dialogue permanent, nous sommes en contact avec les plus hautes autorités centrafricaines pour trouver une issue dans les meilleurs délais" a réfuté Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca.

Pour le moment, les quatre militaires sont placés en détention préventive à la Section des recherches et d’investigations (SRI). Des tractations diplomatiques sont en cours. Contactée par Radio Ndeke Luka, aucune autorité politique ou judiciaire centrafricaine n’a souhaité réagir à cet incident. Chaque camp parle d’un dossier sensible sur lequel prudence oblige. 

Ce nouvel incident mêlant des éléments des Forces de défense et de sécurité avec la Minusca intervient près de 4 mois après celui qui s’était produit non loin de la résidence du chef de l’Etat. Incident au cours duquel, une fillette de 16 ans avait trouvé la mort et où une dizaine de casques bleus égyptiens avaient été blessés après avoir essuyé des tirs.

Centrafrique: quatre casques bleus de nationalité française arrêtés à Bangui

https://www.rfi.fr/ 22/02/2022 - 12:00 Avec notre correspondant à BanguiCarol Valade

En République centrafricaine, quatre militaires français de la Minusca, la mission de l’ONU en Centrafrique, ont été arrêtés par la gendarmerie, ce lundi 21 février, en fin de journée à l’aéroport de Bangui. Immédiatement, leurs images ont été diffusées sur les réseaux sociaux accompagnées d’accusations de « tentative d’assassinat » du président centrafricain. L’ambassade de France et l’ONU dénoncent une opération de « désinformation grossière ».

Le général Marchenoir, chef d’état-major de la Minusca, venait à peine de décoller pour Paris lorsque quatre militaires français de sa garde rapprochée ont été arrêtés puis emmenés à bord d’un véhicule de gendarmerie. L’aéroport de Bangui était alors sous haute surveillance, car l’avion du président Faustin-Archange Touadéra, de retour d’une visite à l’étranger, devait atterrir d’une minute à l’autre.

C’est un véhicule de location, immatriculé en Centrafrique, qui aurait attiré l’attention des services de sécurité. Selon plusieurs sources, il s’agirait d’un véhicule provisoire mis à disposition du chef d’état-major de la Minsuca, dans l’attente d’une voiture officielle.

La Minusca regrette l'incident

Dans un communiqué, la Minusca dit « regretter cet incident » et condamne « son instrumentalisation sur les réseaux sociaux ». En effet, des images des quatre casques bleus arrêtés, de leurs badges « Nations unies » et de leur équipement militaire ont inondé les réseaux sociaux, la nuit dernière, via des dizaines de comptes à travers l’Afrique. Elles étaient accompagnées du commentaire « tentative d’assassinat du président centrafricain ».

Refus de tout commentaire

Une version reprise par un site d’information réputé proche des intérêts russes en Centrafrique, mais démentie par l’ambassade de France et la Minsuca. Le porte-parole de la présidence, le gouvernement ainsi que la direction générale de la police confirment l’arrestation, mais se refusent pour l’heure à tout commentaire. Selon plusieurs sources, les quatre hommes sont toujours en détention.

 

Centrafrique : Tentative d’assassinat du président Faustin-Archange Touadera , des soldats français arrêtés

 

Source : Pressecotedivoire  22/02/2022 à 01:01

 

Le président de la République de Centrafrique, Faustin-Archange Touadera, a échappé, lundi 21 février 2022, à un assassinat, alors qu’il rentrait du sommet Union européenne-Union africaine, informe la presse locale.

Relatant le film des événements, le site d’information centrafriquenews fait savoir que la tentative d’assassinat s’est produite autour de 17 h 20, alors que l’avion de la compagnie Asky qui transportait le président Touadera, en provenance de Bruxelles, venait à peine de se poser sur le tarmac de l’aéroport Bangui M’Poko. Une fois descendu, le chef d’Etat centrafricain s’est installé à bord de son véhicule de commandement. C’est au moment où le cortège devait démarrer qu’un élément de la sécurité présidentielle a remarqué la présence d'une autre voiture stationnée dans le périmètre de sécurité.

Selon ce même site, il s’agirait d’un véhicule blindé V8, de la même marque que celui du président. L’alerte est donnée, l’engin est vite encerclé et l’ordre est donné aux occupants de descendre. Ce que feront ces derniers après avoir auparavant refusé.

En leur possession, la sécurité présidentielle découvrira tout un arsenal composé, à en croire la même source, d'une caméra infrarouge dotée d'une loupe de précision connectée par Bluetooth, des armes de type DKM, des fumigènes, etc. Les occupants sont neutralisés, deux snipers sont interpellés du côté de la base française de M’Poko. Sur les militaires arrêtés, on découvrira des documents les identifiant comme étant de la MINUSCA avec des noms russes, des talkies-walkies clairement identifiés de DETAO, des tenues arborant le drapeau français.

Pour l’heure, indique les médias centrafricains, ils sont en train d’être interrogés et une enquête a été ouverte.

 

Modeste KONÉ

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