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Dialogue républicain : scission au sein de l’opposition 48H après le début des travaux

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 23 mars 2022 16:07

 

Dans une déclaration à la presse, mardi 22 mars, le président du dialogue, Richard Filakota, a annoncé un probable retour de l’opposition démocratique dans le dialogue républicain en cours. Mais l’opposition, de son côté, indique qu’elle n’y participera pas.

Au lendemain de l’ouverture des travaux du dialogue républicain, le présidium a rencontré quelques membres de l’opposition démocratique en vue d’harmoniser les points de revendication. A la veille de l’ouverture des travaux, l’opposition a annoncé son retrait du dialogue car, dit-elle, ses préalables n’ont pas été pris en considération par le comité préparatoire. Il s’agit entre autres des questions de : la crise électorale, la réforme structurelle des institutions républicaines et la signature d’un accord politique par les entités participant au dialogue républicain.

Ainsi, en vue de trouver un compromis et faire revenir l’opposition dans le dialogue, le présidium de ces pourparlers s’est entretenu ce mardi 22 mars avec quelques leaders de l’opposition. A l’issue des échanges, le présidium a annoncé la probabilité d’un retour des protestataires à de bons sentiments. 

"Nous avons eu l’honneur de rencontrer la délégation représentant les partis politiques d’opposition. Cette délégation a été conduite par le président Cyriaque Gonda et nous sommes parvenus à un accord sur les termes appropriés en ce qui concerne leur proposition pour les thématiques qui devraient être débattues dans les différentes commissions", a déclaré Richard Filakota, président du présidium du dialogue républicain.

Scission au sein de l’opposition

Alors que le présidium du dialogue a annoncé un retour probable de l'opposition démocratique dans les pourparlers en cours, la tension est montée d’un cran au sein de la COD-2020, principale plateforme de l’opposition. En effet, la position favorable ou du moins l’assurance donnée par la délégation qui a échangé le 22 mars avec le présidium du dialogue n’a pas rencontré l’agrément des autres leaders de l’opposition. Ceux-ci persistent et signent qu’ils ne prendront pas part au dialogue.

"Tout cela n’est pas vrai. Nous avons rendu une déclaration au terme de laquelle nous ne participerons pas au dialogue. Cette position est toujours maintenue donc il n’est pas question pour nous de revenir dans ce dialogue. Aucune délégation de l’opposition démocratique comprenant la COD 2020, le MLPC et le Patrie ne s’est rendue pour discuter avec le présidium", a rétorqué Nicolas Tiangaye, porte-parole de l’opposition démocratique élargie.

En réaction, la COD-2020 a tenu une réunion, ce mercredi, pour évaluer la non-participation de l’opposition au dialogue républicain. Elle a également pris la décision d’exclure pour "indiscipline et trahison", Cyriaque Gonda, actuel président en exercice de la COD-2020.

Exclusion et démission

Pendant que la COD-2020 publiait son communiqué officiel excluant de la plateforme, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) et son président Cyriaque Gonda, ce dernier publiait au moment une note écrite au manuscrit annonçant sa démission de la COD-2020.

"Par la présente, je rends ma démission ce jour 23 mars 2022 de mon poste de président en exercice de la COD-2020 pour les raisons que vous-même connaissez et que je m’abstiens pour l’instant de rendre public. Aussi, mon parti le PNCN se retire de cette plateforme à compter de ce jour" a écrit Cyriaque Gonda.

Aurélien Simplice Zingas, invité par la COD 2020 à se retirer du dialogue, a aussi donné sa démission en cette fin de journée du mercredi.

"Suite aux incompréhensions survenues au sin dans notre collectif et malgré la rencontre entre une délégation de la COD 2020 et le présidium du dialogue républicain en date du 22 mars ayant conclu au retour de l'opposition dans le dialogue, par la présente, je viens vous rendre ma démission ainsi que celle de mon parti KELEMBA-PDS de la plateforme COD 2020" a-t-il décidé.

Cette crise survenue au sein de l’opposition démocratique en plein dialogue républicain dénote d’une nouvelle dissension parmi les acteurs politiques centrafricains, souvent accusés d’entretenir les crises politico-sécuritaires dans le pays.    

 

 

Dialogue républicain: la gouvernance de l’Etat centrafricain passée au peigne fin

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 23 mars 2022 16:01

 

Après 60 ans d’indépendance, les participants au dialogue remettent en cause la gouvernance en RCA. Ils entendent soumettre à la plénière, jeudi 24 mars, des propositions concrètes pour la refondation de la Nation. Des questions sur la modification de la Constitution évoquées lors des travaux divisent les opinions.

Les débats au sein de la commission gouvernance démocratique, politique et Etat de droit étaient consacrés, mardi 22 mars, aux maux qui minent le fonctionnement des institutions républicaines en République centrafricaine.

L’idée de la modification de la constitution évoquée

Si le comité du dialogue républicain exclut l’idée de la modification de la Constitution du 30 mars 2016, Fidèle Gouandjika, représentant les pouvoirs publics, soutient la proposition de modification de la Charte fondamentale. Même s’il n’a pas été clair dans son intention sur cette question, il est néanmoins soutenu par Sébastien Wenezoui et Mathurin Dimbélé Nakoé, respectivement ministre conseiller à la présidence et Chargé de mission à l’Assemblée Nationale.

La ligne rouge à ne pas franchir

Paul Crescent Beninga, rapporteur général du dialogue républicain, botte en touche l’idée.

"La question de la modification ou de la révision de la Constitution n'est pas à l'ordre du jour du dialogue républicain comme il a été prévu dans le rapport de la concertation des forces vives de la Nation avec le Chef de l'Etat. C'est la ligne rouge à ne pas franchir", écrit-il sur sa page Facebook.

Au terme des échanges, unanimement, les membres de la commission gouvernance démocratique ont dénoncé l’instabilité chronique des institutions en République Centrafricaine. Ils entendent soumettre les points saillants des échanges aux plénières prévues jeudi et vendredi.

 

 

Dialogue républicain : débats houleux dans la commission « diplomatie et coopération internationale »

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 23 mars 2022 15:06

Vingt-quatre heures après le lancement des travaux du dialogue républicain, des préoccupations pointues ont été mises en lumière au sein de la commission N°4 ''Diplomatie et coopération internationale''. Ce mardi, les participants ont brossé un état des lieux critique de la diplomatie centrafricaine. Selon les panelistes, le pays fait une diplomatie qui n'honore pas. Ils espèrent un changement après ces pourparlers.

Pour les participants, la diplomatie centrafricaine "va très mal". Elle va très mal au point où, les diplomates centrafricains vivent dans la misère durant leur mission à l'extérieur. Une affirmation soutenue par l'ancien ambassadeur et ministre des Affaires étrangères Nestor Dieudonné Kombo Yaya, qui faut-il le rappeler, a écrit un livre intitulé "Centrafrique, la diplomatie de paradoxe et de mendicité".

Dans sa présentation, il a relevé des failles telles que : l'absence chronique de conférences des ambassadeurs, des commissions mixtes, des arriérés accumulés des cotisations du pays au sein des organisations internationales... Ce manquement, selon lui, prive le pays d'accéder aux postes de souveraineté dans les instances internationales et encourage la non-révision des textes de coopération avec certains Etats.

Les diplomates vivent dans la honte et l’humiliation

A cette faiblesse constatée, s'ajoutent les difficultés de fonctionnement et le train de vie des diplomates centrafricains à l'extérieur. "Cela les contraint à vivre dans la honte et l'humiliation", a fait savoir Nestor Dieudonné Kombo Yaya. Le non payement de loyers, des factures d'électricité ainsi que de fiscs poussent certains diplomates à vivre dans les chancelleries, au même titre que les étudiants en difficulté.

Cette réalité démotive sérieusement les représentants de la République centrafricaine à l'étranger, dont beaucoup affirment n'avoir pas de fonds de fonctionnement. D'autres avancent même, un chiffre de 200.000 francs CFA au titre de frais de fonctionnement annuel.

Il faut dépolitiser la nomination des cadres

Dans ce tableau sombre, on note le manque de rendez-vous d'intérêt économique. La République centrafricaine n'a pas une représentation en Chine, atelier du monde, aux Etats-Unis d’Amérique, en France, en Côte d'Ivoire, en République démocratique du Congo, en Egypte et dans plusieurs autres pays stratégiques profitables aux relations bi et multilatérales.

Ceci étant, les diplomates recommandent la dépolitisation dans les nominations des cadres, la relance de la formation initiale de base pour les protocoles, la bonne gestion et attribution des passeports diplomatiques ainsi que la régularisation des créances, sources de surendettement des ambassadeurs. Un constat dressé au sein de cette commission et qui demande une volonté politique pour des solutions adéquates.

 

 

Centrafrique : première comparution de Maxime Mokom devant les juges de la CPI

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 23 mars 2022 14:58

Plus d’une semaine après son transfert devant la Cour pénale internationale à la Haye par les autorités tchadiennes, Maxime Mokom a été présenté ce 22 mars 2022 aux juges. Cette première étape consiste à retenir la langue dans laquelle l’ex-chef Anti-balaka voudrait bien comparaître.

La première comparution de Maxime Mokom a eu lieu ce mardi 22 mars 2022 à 13h00 TU devant les juges de la Chambre préliminaire II. Au cours de cette première audience, la Cour a informé l’ex-chef Anti-balaka des droits auxquels il bénéficie.

« Le suspect a le droit de choisir la langue utilisée durant les procédures »

"L’audience de première comparution arrive généralement après une arrestation. C’est une audience où le suspect confirme son identité devant les juges de la CPI. Au cours de celle-ci, le suspect a le droit de choisir la langue qui sera utilisée pendant les procédures. Il est aussi informé des droits dont-il jouit en tant que suspect, selon le statut de Rome" a fait savoir François Gonzalez, officier chargé de l’information et de la sensibilisation à la CPI.

Selon la Cour pénale internationale, après cette première comparution, Maxime Mokom devra faire son retour devant les juges, le 31 janvier 2023 pour l’audience de confirmation des charges. Toutefois après cette étape, il demeure un suspect.

"Il faut souligner que Maxime Mokom demeure un suspect. L’accusation arrive au moment de la 2ème étape de la procédure ; c.-à-d., la confirmation des charges. Si quelques charges sont confirmées, il sera appelé accusé" a précisé François Gonzalez.

Maxime Mokom, ex-chef Anti-balaka a été arrêté par les autorités tchadiennes et remis à la Cour pénale internationale, le 14 mars 2022 suite à un mandat d'arrêt sous scellés, délivré le 10 décembre 2018. Il est soupçonné de crimes de guerre et crimes contre l’humanité qui auraient été commis sur le sol centrafricain entre 2013 et 2014. Son arrestation et son transfèrement ont été salués par la Coalition de l’Afrique francophone pour la Cour pénale internationale (CAF-CPI). Organisation qui dénonce les multiples coups d’Etat qui ont eu lieu ces derniers temps en Afrique.

 

 

Centrafrique : deux FACA tués et près d’une dizaine d’autres blessés dans l’attaque de leur position à Nzakoundou

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 23 mars 2022 14:53

Une position des Forces armées centrafricaines, au village Nzakoundou dans la sous-préfecture de Ngaoundaye, a été visée ce mardi matin par une attaque des rebelles. Au cours de cet assaut, plusieurs personnes ont trouvé la mort, dont deux éléments des FACA et plusieurs autres blessées. Pris de peur, certains habitants ont trouvé refuge en brousse.

L’attaque a eu lieu ce 22 mars 2022 au village Nzakoundou. D’après les informations reçues par Radio Ndeke Luka, elle a été menée par des hommes armés assimilés aux éléments de 3R et a visé un check-point de Forces armées centrafricaines. Le bilan fait état des morts dont deux militaires centrafricains, ainsi que plusieurs blessés.

Par ailleurs, l’attaque a provoqué le déplacement de plusieurs civils. Certains se trouvent encore en brousse tandis que d’autres ont fui vers les villages environnants.

Les Faca abandonnent leur position

Des sources locales indiquent que le village Nzakoundou est contrôlé par les éléments de 3R affiliés à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). Les éléments FACA, quant à eux, se sont retirés vers le village Kowone à 20 Km de Ndim, sur l’axe Ndim-Pougol. Ces mêmes sources soulignent que d’autres éléments de 3R se préparaient pour attaquer les positions des FACA à Kounang, à 7 Km de Ndim sur l’axe Ngaoundaye.

Un bilan non encore confirmé par la hiérarchie militaire

Même si ce bilan n’est pas encore confirmé par l’Etat-Major des Forces Armées, certaines informations parlent de plusieurs morts et blessés au sein de la population civile. Cependant du côté adverse, le bilan n’est pas connu. De nouveaux renforts d’éléments des FACA pourraient arriver pour déclencher des opérations de ratissage. Pour l’heure, le village Nzankoundou s’est vidé de ses habitants. Ces derniers appellent les autorités du pays à renforcer l’effectif des Forces armées centrafricaines, présentes dans la localité, afin d’assurer leur sécurité.

Les attaques contre des positions des Forces armées centrafricaines sont récurrentes dans la région du Nord-ouest centrafricain, précisément aux alentours de Ngaoundaye et Ndim dans la préfecture de la Lim-Pendé. La dernière remonte au 13 février dernier, où quatre personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées par les éléments de 3R au village Touga, à 7 Km de Ngaoundaye.

 

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