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Tchad Baba Laddé : grosse fatigue
14/09/2012 à 17h:42 Par Abdel Pitroipa Jeune Afrique

Las de guerroyer, le chef rebelle tchadien a déposé les armes. Et se déclare prêt à négocier.
C'est par une courte missive que Baba Laddé s'est signalé fin août aux autorités centrafricaines.

Revenu dans le pays peu avant, le rebelle tchadien a souhaité négocier avec elles les termes d'un désarmement de sa milice. En clair, une reddition pure et simple. Transféré le 2 septembre à Bambari par la Force multinationale en Afrique centrale (Fomac), Baba Laddé est emmené le lendemain à Bangui avant d'être conduit deux jours plus tard à N'Djamena. Clap de fin pour un leader décrit par Roland Marchal, chercheur au CNRS spécialiste du Tchad et du Soudan, comme « une personnalité à part dans l'univers des groupes armés centrafricains ».

Ancien sous-officier de la gendarmerie tchadienne, Abdel Kader Baba Laddé entre en rébellion en 1998 contre le régime d'Idriss Déby Itno et fonde le Front populaire pour le redressement (FPR). De mère peuhle, il dit défendre les intérêts de cette communauté. Bien vite, le charismatique « général », qui fédère Peuhls et musulmans, déplace son groupe armé dans la Centrafrique voisine. Extorsion et pillage assurent son financement.

Soupçons

Sa sympathie affichée pour l'internationale rebelle, des Touaregs de l'Azawad aux séparatistes de l'Ogaden éthiopien, lui vaut des soupçons de collusion avec les milieux islamistes. Ce qu'il dément formellement. En mars 2012, une offensive conjointe des forces tchadiennes et centrafricaines le déloge de ses positions dans le Nord centrafricain, le contraignant à s'enfuir au Soudan du Sud.

L'opération fait de nombreuses victimes civiles et des déplacés.

« Je n'ai aucune revendication politique », a déclaré Baba Laddé, rassuré sur sa sécurité et son sort, à son retour à N'Djamena sous escorte centrafricaine et onusienne. L'y attendait un comité mené par Ahmat Mahamat Bachir, le ministre tchadien de la Sécurité publique, chargé de conduire les négociations avec le repenti. Il s'agit maintenant de s'accorder sur les conditions d'un retour au pays de ses troupes.

Dans la lettre annonçant sa reddition, le combattant estime avoir suffisamment souffert dans le maquis centrafricain. Un comble : en pulaar, Baba Laddé signifie « père de la brousse ».


NDLR : Selon nos informations, après la destruction en janvier dernier de ses bases de Ouandago et Gondava, Baba Laddé était très affaibli et surtout, l

2 commentaires

R
Baba Ladé n'a pas fait l'objet de la moindre entame de poursuite judiciaire en Centrafrique pour assassinats, tentatives d'assassinats, complicités d'organisation en relation avec des actions terroristes, vols, viols, tentative de restauration de l'esclavage...Pourquoi, la souveraineté nationale s, vols, viols, tentative de restauration de l'esclavage...Pourquoi, la souveraineté nationale centrafricaine ne s'est elle pas manifestée? Pourquoi n y a t-il pas eu de soulèvement populaire spontané pour qu'il soit aux arrêts? C'est comme si les pertes en vies humaines, les extorsions de toute sorte, les vols commis sur notre territoire n'ont pas appelé une réponse pénale et civile,,,,Je suis écoeuré!!!!!!!! » lire la suite
A
Mr Redjekra, comme vous aussi je suis éc

Mon commentaire

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