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Centrafrique : ouf de soulagement à Sam-Ouandja après le retrait des rebelles de la CPC sous pression de la Minusca

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 23 août 2022 10:30

Après plusieurs mois d’occupation par les rebelles de l’UPC, membres de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), la ville de Sam-Ouandja dans la préfecture de la Haute-Kotto est désormais libre. Les habitants qui, jadis, vivaient sous le joug de ces hommes en armes et ne pouvaient vaquer librement à leurs occupations quotidiennes, s’en réjouissent.

Suite à l’ultimatum de 48 heures lancé le 18 août dernier par la Minusca, la ville de Sam-Ouandja est désormais libre et contrôlée par les soldats de la paix. Ces derniers avaient sommé les rebelles de la CPC de déguerpir de cette localité. Chose faite 24 heures après. Ainsi, le départ de ces hommes armés, à en croire les autorités locales, est un ouf de soulagement pour la population.

En marge d’une visite, effectuée avec le chef du bureau secteur-Est de la Minusca, le préfet de la Haute-Kotto, Thierry Evariste Binguinendji, a tenu à rassurer la population.

"Nous avons constaté la satisfaction de la population"

"Avec la présence de la Minusca, nous avons constaté que la population est très contente. Dès notre arrivée, une centaine de jeunes se sont mobilisés pour déblayer la voie qui quitte l’aérodrome pour le centre-ville. Ainsi, au cours d’une réunion que nous avions tenue sur place, la population s’est même questionnée s’il s’agit d’un rêve. Nous leur avons fait savoir que cette force va y rester" a fait savoir Thierry Evariste Binguinendji.

Face à la volatilité de la situation, les autorités locales, avec l’appui de la Minusca, comptent y déployer les forces nationales.

"Je suis en train de voir avec le Haut-commandement militaire pour qu’on y déploie très rapidement les forces de défense et de sécurité. Dans cette zone, les activités sont pour la plupart minières et champêtres. Mais avec la présence de ces hommes armés, tous les commerçants ont fui. Les habitants ne pouvant plus exercer, sont aujourd’hui confrontés à la précarité" a renchéri le préfet de la Haute-Kotto.

La localité de Sam-Ouandja a été investie le 15 mai 2022 par les éléments de l’UPC, membre de la CPC. Au lendemain de cette occupation, plusieurs habitants avaient été victimes d’exactions de ces rebelles. En juin dernier, la nouvelle représentante spéciale du Secrétaire général des Nations-Unies, Valentine Rugwabiza, avait promis aux autorités préfectorales de la Haute-Kotto une réponse favorable à leur demande d’envoi d’une troupe de la Minusca à Sam-Ouandja. Une localité de l’Est de la de la République centrafricaine frontalière avec le Soudan et principal point de ravitaillement des groupes armés en armements.

 

 

Centrafrique : l’OPA-AC recommande aux Etats de la CEMAC plus de mesures contre les entraves à la libre circulation

mardi 23 août 2022 10:26

Pour combattre les pratiques illicites afin de réduire le coût des échanges commerciaux dans la sous-région Afrique centrale, l’Observatoire des pratiques anormales sur les corridors (OPA-AC) recommande aux pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) plus de mesures contre les entraves à la libre circulation. Recommandation formulée, le 19 août 2022 à Bangui, lors de la présentation des résultats de ces observations. En marge de cette rencontre, les différents acteurs concernés s’engagent à éradiquer ces pratiques sur les corridors.

Le constat de l’Observatoire des pratiques anormales atteste que les pratiques illicites restent en vigueur sur les principaux corridors de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale à savoir : Bangui-Douala distant de 1.431 kilomètres et Ndjamena-Douala, long d’environ 1.800 kilomètres. Une situation, selon l’observatoire, qui est à l’origine de la flambée des prix dans les pays membres de la communauté.

"Les recommandations pourront servir aux autres"

"Le Congo-Brazzaville est un pays qui a une ouverture sur la mer. Et donc, ce qui est en train de se faire entre le Cameroun et les autres pays pourra se faire entre le Congo et les autres Etats ; puisque certains pays reçoivent leurs marchandises à partir du Congo-Brazzaville. Donc les recommandations que nous allons formuler pourront servir aux autres pays qui ont une ouverture sur la mer" a fait Dieudonné Kikélélé, responsable informatique de l’observatoire.

Selon les données de l’OPA-AC, les forces de sécurité sont citées comme auteures des pratiques anormales sur les principaux axes de la Cemac. En outre, l’état des routes, les conditions de travail des conducteurs ainsi que la durée des contrôles ont été déplorés par les experts.

Quatre ou cinq postes pour rendre le travail plus facile

"Vu ce qu’on a relevé sur les actions ponctuelles, l’action générale va dans le bon sens. Parce qu’il y a quelques années en arrière, on comptait plus d’une centaine de postes. Aujourd’hui, on en est à une cinquantaine. Toutefois, on voudrait qu’on soit à quatre voire cinq postes afin de rendre le travail plus facile dans le voyage des camions" a suggéré Robert Gonté, chef de projet adjoint de l’OPA-AC.

A la fin de cette rencontre de Bangui, les représentants des départements ministériels à savoir : transports, douanes, sécurité, travaux publics, syndicats des transporteurs, s’engagent au respect des conventions sous régionales pour favoriser la libre circulation des biens et des personnes.

"Tous les acteurs sont engagés contre ces pratiques"

"Là actuellement, tous les acteurs, avec leur énergie, s’engagent pour que nous conjuguions nos efforts dans le but d’éradiquer totalement les pratiques anormales sur les corridors Douala-Bangui. Ceci, afin de soulager les peines des transporteurs et surtout le panier de la ménagère" a affirmé Dr Baudin Libengué Dobélé Kpoka, coordonnateur de l’OPA-AC.

Créé en novembre 2021 par la Commission de la Cemac, l’Observatoire des pratiques anormales sur les principaux corridors de l’Afrique centrale vise à promouvoir l’intégration communautaire. Une intégration encore fragile dans la sous-région du fait de mauvaises pratiques entravant la libre circulation. Ce projet de quatre ans, financé par l’Union européenne à hauteur de plus d’un milliard de francs CFA, est à sa deuxième année de mise en œuvre.

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