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Gaz naturel : Les exportations du continent africain peuvent-elles remplacer celles de la Russie ?

Allemagne : soupçon d'espionnage au ministère de l'Economie au profit de Moscou, selon la presse

MERCREDI 31/08/2022 à 13H28

Les services de renseignements allemands enquêtent sur des soupçons d'espionnage au profit de Moscou visant deux hauts-fonctionnaires du ministère de l'Economie, chargés de la délicate question énergétique, rapporte mercredi l'hebdomadaire Die Zeit.

L'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), chargé du contre-espionnage, a ouvert une enquête après que des membres du ministère eurent fait part de leurs soupçons visant les deux hauts-fonctionnaires, rapporte Die Zeit.

Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Economie et du Climat n'a pas souhaité faire de commentaire.

Les deux fonctionnaires auraient attiré l'attention de leurs collègues en défendant des positions pro-russes et en critiquant les décisions du gouvernement d'Olaf Scholz en matière énergétique, notamment la suspension en février du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne.

L'étude minutieuse de leur parcours par les services a montré qu'un des deux suspects avait effectué un séjour d'études en Russie. Les deux fonctionnaires entretiendraient en outre une "proximité affective" avec la Russie, selon l'hebdomadaire, relevant toutefois que les services ne disposaient pas de preuve tangible.

L'Allemagne a été secouée ces dernières années par plusieurs affaires d'espionnage imputées à la Russie. La dépendance de la première économie européenne aux livraisons de gaz russe s'est révélée comme un point faible du pays depuis l'invasion de l'Ukraine. Dernièrement, les services allemands ont pointé de probables opérations d'espionnage russe visant la formation en Allemagne de soldats ukrainiens.

La justice allemande avait condamné fin octobre un ancien employé d'une société de sécurité informatique à deux ans de prison avec sursis pour avoir transmis des données sur la chambre des députés allemande à la Russie. En avril, elle a également condamné à un an de prison avec sursis un scientifique russe pour avoir espionné le programme spatial européen Ariane pour le compte de Moscou.

Des accusations de cyber-espionnage contre Moscou ont également dégradé les relations entre Russes et Allemands, avant même l'offensive russe en Ukraine. 

 

 

Des hauts fonctionnaires allemands suspectés d'espionnage pour Moscou

Par AFP Publié le 31/08/2022 à 13:37, mis à jour le 31/08/2022 à 14:36

Selon la presse, deux membres du ministère allemand de l'Économie auraient attiré l'attention des services de contre-espionnage.

Les services de renseignements allemands enquêtent sur des soupçons d'espionnage au profit de Moscou visant deux hauts fonctionnaires du ministère de l'Économie, chargés de la délicate question énergétique, rapporte mercredi l'hebdomadaire Die Zeit. L'Office fédéral de protection de la Constitution (BfV), chargé du contre-espionnage, a ouvert une enquête après que des membres du ministère eurent fait part de leurs soupçons visant les deux hauts fonctionnaires, rapporte Die Zeit. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Économie et du Climat n'a pas souhaité faire de commentaire.

Les deux fonctionnaires auraient attiré l'attention de leurs collègues en défendant des positions prorusses et en critiquant les décisions du gouvernement d'Olaf Scholz en matière énergétique, notamment la suspension en février du gazoduc Nord Stream 2 reliant la Russie à l'Allemagne. L'étude minutieuse de leur parcours par les services a montré qu'un des deux suspects avait effectué un séjour d'études en Russie. Les deux fonctionnaires entretiendraient en outre une «proximité affective» avec la Russie, selon l'hebdomadaire, relevant toutefois que les services ne disposaient pas de preuve tangible.

Une longue liste de scandales

L'Allemagne a été secouée ces dernières années par plusieurs affaires d'espionnage imputées à la Russie. La dépendance de la première économie européenne aux livraisons de gaz russe s'est révélée comme un point faible du pays depuis l'invasion de l'Ukraine. Dernièrement, les services allemands ont pointé de probables opérations d'espionnage russe visant la formation en Allemagne de soldats ukrainiens.

La justice allemande avait condamné fin octobre un ancien employé d'une société de sécurité informatique à deux ans de prison avec sursis pour avoir transmis des données sur la chambre des députés allemande à la Russie. En avril, elle a également condamné à un an de prison avec sursis un scientifique russe pour avoir espionné le programme spatial européen Ariane pour le compte de Moscou. Des accusations de cyberespionnage contre Moscou ont également dégradé les relations entre Russes et Allemands, avant même l'offensive russe en Ukraine.

 

 

Gaz naturel : Les exportations du continent africain peuvent-elles remplacer celles de la Russie ?

20 minutes  ÉNERGIE MIS À JOUR LE 31/08/22 À 14H35

 

Au lendemain de la visite d’Emmanuel Macron en Algérie (du 25 au 27 août 2022), le porte-parole du gouvernement annonçait « une possible augmentation des livraisons de gaz algérien en direction de la France ». Mais cette mesure suffira-t-elle à pallier les défauts d'approvisionnement en gaz russe consécutifs à la guerre en Ukraine ? Et de manière plus globale, que « pèsent » réellement les réserves de gaz naturel du continent africain ?

Une « aide » substantielle... mais très insuffisante

Selon le rapport annuel de BP, l'Algérie est le plus grand producteur de gaz naturel en Afrique, avec une production d'environ 101 milliards de mètres cubes en 2021, suivie par l'Égyptele Nigeria et la Libye. Toutefois, l'ensemble des producteurs africains ne produisent même pas la moitié de la production réalisée par la Russie. Laquelle est également loin devant en matière de volumes exportés, comme le montre notre graphique.
Cette comparaison suggère donc que l'Afrique n'est que partiellement en mesure de combler les lacunes d'approvisionnement européennes en cas de fermeture totale du robinet russe.

Néanmoins, les producteurs de gaz africains devraient profiter de la crise actuelle. Ainsi, l'Algérie a décidé d'augmenter ses livraisons d'environ 40 % vers l'Italie d'ici 2023. Le pays prévoit en outre d'augmenter considérablement sa production au cours des prochaines années.

L'Allemagne, qui était jusqu'à présent fortement dépendante des importations de gaz en provenance de Russie, pourrait également profiter de ces nouvelles sources d'approvisionnement en Afrique.

 

 

Gaz russe : ces pays en Europe qui ne peuvent pas s'en passer et négocient avec Moscou

Florence La Bruyère, Damien Vodenitcharov, Laurent Rouy - franceinfo Radio France Publié le 31/08/2022 16:18

 

Certains pays ne peuvent pas se passer du gaz russe. Pour éviter que le robinet ne soit complètement coupé, la Hongrie, la Bulgarie et la Serbie ménagent Moscou.

 

Alors que Gazprom va suspendre complètement ses livraisons de gaz au groupe français Engie à partir de ce jeudi 1er septembre, certains pays plus proches de la Russie redoutent ce scénario. Ceux qui ne peuvent pas se passer de ce gaz russe préfèrent alors discuter avec Moscou. Exemples avec la Hongrie, la Bulgarie et la Serbie. 

La Hongrie défend Moscou et protège son gaz

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a condamné la guerre en Ukraine, mais il a toujours défendu le point de vue de Moscou, en bloquant notamment l'embargo européen sur le pétrole russe. Pour le moment, cette stratégie fonctionne et le pays reçoit tout le gaz dont il a besoin. Ces derniers mois, la Hongrie a cependant reçu à certains moments un peu moins de gaz que prévu du gazoduc Nord Stream. Il y a eu des pauses dans les livraisons, pour des raisons de maintenance, selon les Russes. La Hongrie a pu compenser ces baisses provisoires, grâce au gaz qui arrive par le TurkStream. Un gazoduc qui passe par la mer Noire et traverse la Bulgarie et la Serbie, et qui fournit à la Hongrie la moitié du gaz importé de Russie. La Hongrie est donc moins dépendante du Nord Stream que d’autres pays européens.

Ce gazoduc TurkStream est cependant alimenté par le gaz russe, donc la Hongrie reste dépendante de Moscou. Le gouvernement de Viktor Orban ne semble pas faire grand-chose pour réduire cette dépendance. Au contraire, il signe de plus en plus de contrats avec Gazprom. Il faut dire que la majorité des familles hongroises se chauffent au gaz, et la Hongrie consomme chaque année 10 milliards de mètres cubes de gaz, 85 % de ce gaz vient de Russie. A long terme, la Hongrie pourrait réduire sa dépendance en développant l’énergie solaire et la géothermie. Mais le gouvernement base toujours sa politique énergétique sur le gaz russe.

La Bulgarie cherche à rétablir le dialogue avec Gazprom

La Bulgarie est totalement dépendante de la Russie pour les livraisons de gaz naturel, et Sofia a récemment changé de cap. Après avoir refusé tout compromis avec Gazprom, le gouvernement du Premier ministre Kiril Petkov a dû démissionner en juin après une motion de censure. En avril, Moscou avait décidé d'arrêter les livraisons de gaz. Un gouvernement provisoire a été nommé par le président Roumen Radev. Sa seule fonction est normalement d'organiser des législatives anticipées, mais il a aussi rapidement pointé du doigt le gouvernement précédent et l'a accusé d'avoir semé le chaos dans le secteur de l'énergie. Il se dit désormais prêt à s'asseoir à la table des négociations avec Gazprom pour trouver un terrain d'entente dans le cadre de l'accord que le groupe russe a rompu en avril. 

Dans le pays, il y a donc un affrontement politique entre le camp pro-occidental et le camp pro-russe. Un affrontement à coup de promesses gazières et de rhétorique. L'ancien Premier ministre Kiril Petkov voulait commander du gaz liquéfié à des entreprises américaines et finir la construction d’un gazoduc gréco-bulgare qui permettrait d'acheter du gaz à l' Azerbaïdjan. Dans le camp pro-russe, il y a le Parti socialiste, pourtant partenaire de coalition de Kiril Petkov, mais aussi le président Roumen Radev. Il y a enfin les partis nationalistes qui vont encore plus loin et veulent que la Bulgarie sorte de l'Otan. 

En Serbie, l'incertitude malgré l'absence de sanctions

Le secteur énergétique serbe est très imbriqué avec l’économie russe, au point que les Européens avaient consenti à des exceptions aux sanctions contre Moscou pour ne pas mettre la Serbie à l'arrêt. Le secteur énergétique serbe est majoritairement aux mains de la Russie depuis 2008 et la vente de Yugopetrol à Gazprom. Les Russes fournissent gaz et pétrole aux Serbes, mais possèdent aussi la majorité de leurs raffineries, des centaines de pompes à essence ou encore des parts dans les infrastructures gazières. 

Pourtant, l'approvisionnement n'est pas complètement garanti. Un important contrat gazier est arrivé à échéance en mai. Le président serbe avait obtenu de Vladimir Poutine un renouvellement pour trois ans. Le ministre des Affaires étrangères russes Sergueï Lavrov devait signer le contrat à Belgrade en juin, mais son avion avait interdiction de survoler les pays voisins de la Serbie. La signature n'a donc pas eu lieu

En août, le ministre serbe de l'intérieur, un pro-russe notoire, s'était rendu à Moscou sans doute en lie avec ces questions énergétiques. Depuis, sans savoir exactement pour quelle raison, le président serbe appelle à faire des économies d’énergie en prévision de l'hiver, tout en assurant qu'il n'y aura aucun problème.

 

Analyse - Le stockage complet du gaz n'est pas une solution à la pénurie énergétique hivernale de l'Europe

Zone Bourse

Suite à la ruée vers le carburant au cours de l'été après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, principal fournisseur de gaz européen, le stockage de gaz en Europe est maintenant rempli à 79,94 %, selon les données de Gas Infrastructure Europe, ce qui permet aux pays de dépasser leur objectif de 80 % de stockage complet d'ici novembre.

Dans une année normale, cela pourrait couvrir le pic hivernal de la consommation de gaz en Europe. Mais en 2022, avec des flux russes déjà fortement réduits - la quantité de gaz qu'elle envoie par Nord Stream 1, sa principale voie d'acheminement vers l'Europe, n'est qu'à 20 % de sa capacité - le stockage ne permettra pas de combler le solde.

Un stockage complet de gaz pourrait soutenir les pays européens pendant, au mieux, environ trois mois, selon Aurora Energy Research. En Allemagne, où se trouve près d'un quart du stockage de l'UE, le gaz stocké pourrait répondre à 80 à 90 jours de demande moyenne.

"Pour faire face à cette situation de crise, la réduction de la demande sera encore plus importante que le stockage", a déclaré à Reuters Simone Tagliapietra, chargée de recherche au groupe de réflexion Bruegel.

Avec environ 888 térawattheures (TWh) de gaz actuellement stockés, les pays de l'UE ont déjà dépassé les 858 TWh que leurs stocks avaient atteint avant l'hiver dernier.

Mais si les pays ne parviennent pas à réduire leur consommation de carburant, les cavernes de gaz de l'Europe seront toujours vides en mars, selon une modélisation de la société de renseignement ICIS partagée avec Reuters - même dans un scénario où une partie du gaz russe continue à circuler tout l'hiver et où le temps n'est pas exceptionnellement froid.

Pour éviter une crise d'approvisionnement hivernale, les pays doivent réduire chaque mois leur consommation de gaz de 15 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années, selon ICIS. Cela laisserait le stockage post-hiver rempli à 45 % si la Russie continuait à envoyer du gaz, et à 26 % si la Russie réduisait ses flux à partir d'octobre.

La combinaison de l'absence de gaz russe et d'une réduction agressive de la consommation de gaz dans les industries et les bâtiments "pourrait entraîner un rationnement de l'électricité" cet hiver, a déclaré Mauro Chavez Rodriguez, directeur de recherche sur le gaz en Europe chez Wood Mackenzie.

Pourtant, jusqu'à présent, les réductions soutenues de la demande de gaz à l'échelle nécessaire ne se sont pas produites, bien que de multiples industries aient été contraintes par les prix extraordinaires du gaz de réduire leur production - un phénomène qui touche désormais deux tiers de la capacité de production d'engrais en Europe.

LES ILLUMINATIONS S'ESTOMPENT

Fin juillet, les pays de l'UE ont convenu de réduire leur consommation de gaz de 15 % cet hiver par rapport aux niveaux moyens de l'hiver 2017-2021. La consommation de gaz de l'Europe au cours de la première moitié du mois d'août était de 11 % inférieure à la moyenne sur cinq ans, selon ICIS.

La consommation de gaz de l'industrie allemande a chuté de 21 % en juillet par rapport à la moyenne 2018-2021, mais avant cela, aucun autre mois n'avait connu une baisse supérieure à 14 %, selon les données du régulateur fédéral de l'énergie.

Contrairement à la plupart des gouvernements européens, l'Allemagne a introduit certaines exigences pour économiser l'énergie. Elles entrent en vigueur le mois prochain et comprennent une interdiction du chauffage au gaz pour les piscines privées, une réduction des illuminations des points de repère publics et une interdiction pour les magasins chauffés de garder leurs portes ouvertes toute la journée.

Matthias Buck, directeur Europe chez Agora Energiewende, a déclaré que l'Allemagne doit réduire de 20 à 25 % sa consommation de gaz cet hiver. Il s'agit notamment de réduire la demande des ménages - une mesure qui, selon lui, doit s'accompagner d'une action gouvernementale plus importante pour protéger les ménages à faibles revenus de la hausse des coûts du gaz et de l'électricité.

Si l'on ne parvient pas à économiser du gaz cet hiver, il sera beaucoup plus difficile de remplir les stocks pour l'hiver prochain. Si cela se produisait et que la Russie réduisait les flux, l'année prochaine, le stockage européen pourrait être vidé dès novembre, selon l'Oxford Institute of Energy Studies.

Les importations de gaz naturel liquéfié ont aidé l'Europe à remplir rapidement le stockage cette année, mais en l'absence de flux russes en 2023, le marché du GNL, fortement approvisionné, ne serait pas en mesure de ramener les installations de stockage de l'Europe à des niveaux confortables avant l'hiver - ce qui rendrait crucial pour les pays de simplement utiliser moins de gaz.

"Le stockage est le filet de sécurité, mais une réduction très significative de la demande est ce dont nous avons besoin en priorité dans cette crise", a déclaré Matthias Buck.

 

 

Coupure du gaz russe : combien de temps l'Europe peut-elle tenir ?

https://lexpansion.lexpress.fr/ L'express

Jusqu'où Vladimir Poutine jouera avec les nerfs des Européens ? Dans un simple communiqué, le géant russe Gazprom a annoncé mardi 30 août qu'il suspendait complètement ses livraisons de gaz au groupe français Engie à partir de ce jeudi. Motif invoqué : le non-paiement par l'énergéticien de l'intégralité des livraisons effectuées en juillet. Quelques heures plus tard, Gazprom faisait monter la pression encore d'un cran en affirmant avoir interrompu toutes ses fournitures de gaz à l'Europe, et ce pendant trois jours, pour des raisons de travaux de maintenance sur le gazoduc Nord Stream. Une guerre des nerfs qui ne fait que s'intensifier depuis le début de la guerre en Ukraine. Au fil des mois, le groupe énergétique russe a réduit ses approvisionnements à l'Europe de près de 80%, entraînant par ricochet une flambée sans précédent des prix du gaz mais aussi de l'électricité sur les marchés de gros européens. 

De fait, dans toutes les capitales européennes, c'est une vraie course contre la montre qui est lancée avec en toile de fond trois questions essentielles : comment réduire sa consommation au plus vite ? Ou s'approvisionner ailleurs ? Et comment basculer d'une énergie à une autre dans des délais records ? En réalité, tout dépend du niveau des stocks. Interrogée sur LCI, la nouvelle présidente de la Commission de Régulation de l'Energie, Emmanuelle Wargon s'est dite confiante "sur la capacité de passer l'hiver en France sans gaz russe". De fait, l'hexagone serait en passe de réaliser son objectif de 100% de stock d'ici novembre. Selon les relevés quotidiens réalisés par la plateforme européenne Agregated Gas Storage Inventory (AGSI), les sites de stockage français seraient remplis à 91,5% ce mercredi 31 août. Des ratios qui varient cependant beaucoup d'un pays à l'autre : les stocks atteindraient ainsi 88,4% en Belgique, 83,6% en Allemagne, 81,9% en Italie mais seulement 63,1% en Hongrie et 54,9% en Lettonie...A Bruxelles, on se dit néanmoins confiant alors que l'objectif dans l'ensemble de l'Union européenne de voir les cuves remplies à 80% d'ici la fin octobre pourrait être atteint avec un mois d'avance. 

Reste à savoir combien de mois l'Europe peut vivre sans livraisons russes ? D'après les calculs des différents régulateurs européens, l'Allemagne pourrait tenir dix semaines, contre quatorze pour la France, douze pour l'Italie, cinq pour l'Espagne et seulement trois pour la Belgique. "Que l'on ne se méprenne pas, l'Europe est prête à affronter l'hiver 2022-2023, mais la question est de savoir à quel prix", reconnaît John Plassard, le chef économiste de la banque Mirabaud.  

Sur ce sujet radioactif pour le pouvoir d'achat des ménages notamment, Emmanuelle Wargon a botté en touche : "il est trop tôt pour le dire", affirme l'ancienne ministre du Logement. Ce qui est certain, c'est que le bouclier tarifaire mis en place par Bercy depuis bientôt un an à la fois sur les prix de l'électricité et ceux du gaz devrait progressivement disparaître début 2023. Le coût budgétaire est prohibitif, s'alarme Bercy. D'après les calculs de l'institut Bruegel, les Etats européens ont dépensé 280 milliards d'euros depuis un an pour protéger les consommateurs de la hausse des factures d'énergie. Après la crise énergétique, c'est celle des finances publiques qui menace... à terme. 

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