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Centrafrique : après un an de détention préventive, Rémy Quignolot annonce une grève de la faim à partir du 11 septembre

 

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 septembre 2022 17:34

Arrêté en mai 2021 à Bangui pour atteinte à la sureté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes de guerre, Rémy Quignolot est toujours détenu au camp de Roux. Le ressortissant français, âgé de 56 ans, menace d’entamer une grève de la faim à partir du 11 septembre. Pour ses proches et son avocate, son séjour en prison est arbitraire. Ceux-ci parlent même de séquestration. Cependant, le parquet de Bangui affirme que le dossier est déjà inscrit au rôle de la prochaine session criminelle.

Rémy Quignolot a été arrêté le 10 mai 2021 à Bangui avant d’être placé une semaine après, sous mandat de dépôt à la prison du camp de Roux. La chambre d’accusation, l’a inculpé d’espionnage et de détention illégale d’armes de guerre. Après plus d’un an passé en détention, son avocate Me Arlette Sombo Dibélé dénonce une détention prolongée "non motivée par une ordonnance".

"L’article 97 du Code de procédure pénale centrafricain dit qu’en matière criminelle et dans les autres cas, l’inculpé ne peut être maintenu en détention provisoire au-delà d’un an. Aujourd’hui, la session n’a pas lieu. Or le 2ème alinéa de l’article 97 nous dit : Toutefois, à titre exceptionnel, le juge d’Instruction peut, à l’expiration de ce délai, décider de prolonger la détention pour une durée qui ne peut être supérieure à 4 mois par une ordonnance motivée" a martelé Arlette Sombo Dibélé. 

Du côté de la famille de l’accusé, l’on dénonce une violation de la loi car selon les proches de M. Quignolot, cette détention n’a pas de fondement juridique. Selon la famille, l’accusé a décidé d’entamer une grève de la faim à compter du 11 septembre prochain. Une manière, selon lui, de protester contre la violation du Code de procédure pénale centrafricain.

"Nous attendons de cette situation que la justice et le droit soient enfin entendus en Centrafrique dans la situation de Remy Quignolot qui est détenu arbitrairement depuis le 10 mai 2021 et séquestré illégalement depuis le mois de mai 2022, et pour lequel aucun procès n’est encore été prévu. Nous sommes hors la loi dans tous les sens du terme et cette situation ne peut plus durer. Voilà pourquoi Remy Quignolot a décidé d’entamer une grève de la faim au terme d’une année entière de détention" a affirmé Caroline Quignolot, sœur de l’inculpé.

Au départ, Remy Quignolot était reproché par le parquet de proxénétisme, tentative d’atteinte à la sureté intérieure de l’Etat, complot, association de malfaiteurs, terrorisme, espionnage et détention illégale d’armes de guerre. Aujourd’hui, la chambre d’accusations retient contre lui trois chefs d’accusations, notamment : détention illégale d’armes et munitions de guerre, espionnage, port illégale d’armes et cartouches de chasse.

Selon le Procureur général, la prochaine session criminelle de la Cour d’Appel de Bangui se tiendrait à la fin du mois d’octobre 2022. Session au cours de laquelle, le dossier Quignolot devrait être jugé.

 

 

Centrafrique : la Cour constitutionnelle prise d’assaut par des manifestants pro-nouvelle constitution

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 septembre 2022 17:28

 

Plusieurs centaines de jeunes proches du pouvoir ont pris d’assaut, ce 08 septembre 2022 dans la matinée, la devanture de la Cour constitutionnelle à Bangui. Scandant des mots hostiles à l’endroit de la présidente de cette haute juridiction, les manifestants ont appelé à la démission de tous les membres du bureau. Une manifestation condamnée par les leaders de l’opposition qui dénoncent une intimidation.

Organisée par la plateforme Galaxie nationale, la manifestation n’a duré que quelques dizaines de minutes, avant d’être dispersée par la force publique. Rassemblés quelques minutes plus tard au complexe sportif Barthélemy Boganda, les leaders du mouvement, notamment Didacien Kossimatchi et Hyppolite Ngaté, n’ont pas souhaité répondre à la presse sur le mobile de leur action. « Nous accorderons l’interview, une fois que nous aurons une réponse à notre revendication », ont lâché les leaders du mouvement.

Cependant, sur sa page Facebook, la Galaxie nationale exige la démission de la présidente de la Cour constitutionnelle ainsi que tous ses membres. Contacté par Radio Ndeke Luka, le porte-parole de la Cour, Jean-Pierre Waboue, a affirmé que l’institution ne maîtrise pas la motivation des manifestants. Et donc, aucun commentaire n’est à faire.

Ferme condamnation de l’opposition

Cette situation a fait réagir plusieurs leaders de l’opposition démocratique. Notamment, Crépin Mboli-Goumba, Martin Ziguélé et Dominique Désiré Erénon. Tous ont condamné via Twitter, cette manifestation. Pour eux, il s’agit là d’une intimidation et d’une prise en otage de la démocratie en République centrafricaine.

Le 29 août dernier, la Cour constitutionnelle a annulé la vente de la nationalité et des ressources naturelles de la République centrafricaine à travers le projet Sangocoin. Une vente en ligne qu’elle juge inconstitutionnelle. Par ailleurs, une autre décision de la Cour est attendue en ce qui concerne la saisine de l’opposition demandant l’annulation du décret mettant en place la Constituante, chargée de rédiger une nouvelle loi fondamentale.

 

 

Centrafrique : lancement des travaux d’extension du réseau électrique sur 400 km à Bangui et dans sa périphérie

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 septembre 2022 17:14

Pour pallier l’éternel problème d’électricité dans la capitale et ses environs, le ministère de l’Energie à travers le Projet d’urgence de fourniture et d’accès à l’électricité (Puracel) a lancé, ce 06 septembre 2022, les travaux d’extension des réseaux de distribution à Bangui et dans les localités environnantes. Basé sur la centrale solaire de Danzi, ce projet pourra fournir environ 5 mégawatts supplémentaires d’énergie.

Ce projet d’extension de l’électricité, dénommé Puracel, prend en compte la construction de près de 400 kilomètres de ligne basse-tension au bénéfice des ménages, environs 115 kilomètres de moyenne tension pour la centrale thermique et l’implantation de 42 transformateurs. L’énergie, à en croire les responsables de ce projet, sera produite par la centrale solaire de Danzi encore en chantier. Le projet couvrira les localités de Bangui, Bimbo, Mboko, village Danzi sur l’axe Boali et d’autres localités situées sur la route Damara.

Raccorder des ménages éloignés

"Ces travaux qui vont être réalisés vont permettre de raccorder des ménages qui n’étaient pas proches du réseau. Il y a notamment les zones qui sont en contrainte, c.-à-d. à l’intérieur de la ville. Ces zones n’ont pas assez de postes et la qualité de la fourniture n’est pas bonne. Cet aspect, on va pouvoir l’améliorer très prochainement" a affirmé Blaise Bangui Toumba, coordonnateur du projet Puracel.

Le projet donnera du travail à près d’une centaine de personnes et durera au moins 2 ans. Selon les responsables, cette extension concernera plusieurs zones de la banlieue de la capitale.

La centrale solaire de Danzi au cœur du projet

"Comme le projet Puracel se base beaucoup plus sur la centrale solaire de Danzi, il va falloir consommer l’énergie qui est produite au niveau de cette centrale. Ainsi, nous avons un corridor qui va couvrir toute la zone derrière l’aéroport jusqu’à Sakaï. On va aussi reprendre une partie de la route de Boali jusqu’au Pk26. Ceci, concernera également la route de Damara et la zone de Mboko" a conclu le coordonnateur de Puracel.

Ce projet du gouvernement devra augmenter le taux de couverture en électricité, longtemps souhaitée par la population, en fournissant plus de 5 kilowatts d’énergie. Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de plus de 13 milliards de francs CFA.

 

 

Centrafrique : F.A Touadéra compte revoir les lettres de mission de ses ministres

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 8 septembre 2022 17:09

Face à la tension de trésorerie que connaît la République centrafricaine, le gouvernement décide de tout faire pour renflouer la caisse de l’Etat. Engagement pris à l’issue du séminaire gouvernemental, tenu du 10 août au 06 septembre 2022 à Bangui. Face à cette période difficile, caractérisée par la suspension de certains appuis budgétaires des partenaires financiers, Faustin-Archange Touadéra opte pour l’actualisation des lettres de missions de ses ministres.

Durant près d’un mois, le gouvernement s’est réuni en session d’apprentissage et d’évaluation des difficultés que rencontre le pays en matière de mobilisation des recettes domestiques. Au total, 373 recommandations ont été formulées par les ministres, à eux-mêmes, mais aussi aux partenaires de la République centrafricaine. D’où, l’engagement du gouvernement à mener une lutte sans merci contre l’impunité et la corruption.

« Exiger le devoir de redevabilité à tous les niveaux »

"Il s’agit de mobiliser toutes les menu-ressources, recettes, générées par les départements ministériels et procéder à leur reversement sur le compte unique du trésor public selon les clés de répartition qui seront définis. Rendre l’administration plus efficace en développant des formations continues, adaptées aux besoins des secteurs. Exiger le devoir de redevabilité à tous les niveaux et engager une lutte implacable contre l’impunité et la corruption" a fait savoir Maxime Balalou, ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement.

L’une des recommandations est aussi d’évaluer chaque ministre par trimestre. Ainsi, le chef de l’Etat compte revoir la feuille de route de chaque membre de son gouvernement.

Faire face à la suspension des aides budgétaires

"Je recommande une actualisation des lettres de mission assignées à chaque membre du gouvernement. Les évaluations périodiques doivent clairement apparaître dans les nouvelles lettres de mission. L’amélioration du niveau de mobilisation de nos recettes domestiques permettra à l’Etat d’assurer les charges régaliennes en cette période difficile, accentuée par la suspension des appuis budgétaires par certains partenaires" a martelé Faustin-Archange Touadéra, président de la République centrafricaine.

Débuté le 10 août 2022 pour 2 semaines, ce séminaire gouvernemental a officiellement pris fin ce 06 septembre 2022. Cette première initiative du gouvernement Moloua, intervient près d’un an après celle organisée par le son prédécesseur Henri-Marie Dondra en octobre 2021.

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