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Centrafrique: 4 militaires tués dans les attaques près de Bangui
BANGUI AFP / 17 septembre 2012 16h31 - Quatre militaires sont morts dans les attaques menées samedi par une faction rebelle dans deux villes au nord de Bangui et les combats qui ont suivi, a affirmé lundi un responsable de cette faction.

Les autorités n'ont pour l'heure pas donné de bilan des attaques, mais le ministre de la Défense, Jean-Francis Bozizé, le fils du président François Bozizé, a promis lundi dans un communiqué de ne pas rester les bras croisés.

L'attaque de Damara (sous-préfecture à 75 km nord de Bangui) a fait deux morts -- un gendarme et un militaire, a déclaré à l'AFP un responsable de la CPJP fondamentale, faction rebelle de la Convention des patriotes pour la Justice (CPJP), qui a intégré les accords de paix de Libreville.

Les éléments des FACA (Forces armées centrafricaines) nous ont poursuivis et nous ont attaqués à Dékoa (200 km au nord de Bangui). Nous avons riposté faisant deux morts, a-t-il ajouté.

Une source militaire centrafricaine jointe lundi à Dékoa par l'AFP a fait état de deux morts: Nous (FACA) avons pris en chasse les assaillants jusqu'à Dékoa. Il y a eu des accrochages avant l'entrée à Dékoa, et deux de nos hommes ont été fauchés. Cette source n'était pas en mesure de donner le bilan à Damara.

Une source militaire jointe à Sibut, chef-lieu de préfecture à 110 km de Bangui, attaqué quelques heures après Damara, a déclaré lundi que outre le pillage de la gendarmerie, les assaillants (...) ont cassé des bureaux administratifs et les portes de la prison de Sibut libérant ainsi tous les prisonniers.

La CPJP fondamentale a revendiqué dimanche auprès de l'AFP les attaques et menacé de conduire de nouvelles opérations.

Le ministère de la Défense appelle la population à la vigilance, et réaffirme la ferme détermination de l'armée centrafricaine à garantir la sécurité des personnes et des biens. Les forces armées centrafricaines ne resteront pas les bras croisés, a affirmé le ministre de la Défense dans un communiqué lu à la radio nationale.

Le 26 août, la CPJP a adhéré au processus de paix en cours, en signant l'accord global de paix en présence des représentants de la Communauté internationale. C'est avec regret et chagrin que le ministère de la Défense nationale constate qu'un groupe d'hommes armés en mal d'aventure a attaqué samedi les villes de Damara et Sibut, a-t-il déploré, sans citer de bilan.

La CPJP - fondée par Charles Massi plusieurs fois ministre sous les présidents Ange-Felix Patassé et François Bozizé avant de prendre les armes en 2008 et d'être donné pour mort en 2010 - était la dernière grande rébellion active en Centrafrique.

Elle a signé le 26 août l'accord global de paix de Libreville et intégré le processus de paix en Centrafrique, sous la direction de son chef Abdoulaye Hissène. Toutefois, le représentant de la CPJP fondamentale affirme ne pas se reconnaître dans les accords signés par Abdoulaye Hissène et le pouvoir.

Ce que nous voulons c'est le changement, le départ du président Bozizé, a-t-il déclaré dimanche à l'AFP.

(©)

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Pourtant ils nous disaient que leur rébellion était conduite par des centrafricain ? Voila 10 ans après ?

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