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Niger: la société civile manifeste pour exiger le départ des forces françaises

 

https://www.rfi.fr/ Publié le 18/09/2022 - 16:50 Avec notre correspondant à Niamey, Moussa Kaka

 

Le M62, organisateur principal de la manifestation, exige le départ des forces françaises du Niger. Les manifestants réclament également une amélioration des conditions de vie dans le pays.

La marche, autorisée, a drainé du monde ce dimanche matin. Tous les grands acteurs de la société civile et quelques responsables des partis politiques de l'opposition nigérienne étaient au rendez-vous place Toumo, point de départ de la marche en direction de la grande place de la Concertation, lieu du meeting.

Tout au long du parcours les menant à la place de l'Assemblée nationale, les manifestants ont scandé le slogan : « Non à l'augmentation du prix du gasoil et à la cherté de la vie ! Nous exigeons le départ de la force française Barkhane et l'arrivée des forces russes ».

Des slogans appuyés par des pancartes sur lesquelles on pouvait lire : « L'armée française criminelle, dégage ! » Sur la place de la Concertation, les drapeaux nigérien et russe flottent côte-à-côte ; celui de la France est barré de larges bandes noires.

En organisant cette manifestation pacifique, le Réseau panafricain pour la paix, la démocratie et le progrès se dit satisfait de la mobilisation. « Ce n'est qu'un début », nous a confié un manifestant. Les manifestations de rue étaient interdites à Niamey depuis 2018, officiellement pour cause d'insécurité.

 

 

Niger: des centaines de personnes manifestent contre la présence militaire française

Par Le Figaro avec AFP Publié le 18/09/2022 à 15:14, mis à jour le 18/09/2022 à 18:37

Plusieurs centaines de personnes ont manifesté pacifiquement dimanche dans les rues de la capitale nigérienne Niamey, pour protester notamment contre la force antidjihadiste française Barkhane tout en encensant la Russie, a constaté un journaliste de l'AFP. Aux cris de «Barkhane dehors», «A bas la France», «Vive Poutine et la Russie», les manifestants ont sillonné quelques rues de la capitale avant de tenir un meeting devant le siège de l'Assemblée nationale.

Certains manifestants arboraient des drapeaux de la Russie et brandissaient des pancartes hostiles à la France et à Barkhane. «Dégage l'armée française criminelle» ou «l'armée coloniale Barkhane doit partir» pouvait-on lire sur certaines pancartes dans cette manifestation autorisée par les autorités municipales de Niamey. Quelque 3000 militaires français sont toujours déployés dans le Sahel - et notamment au Niger, un des principaux alliés de Paris - après leur retrait total du Mali.

La France accusée de «soutien actif» aux djihadistes

En avril, les députés nigériens avaient largement voté en faveur d'un texte autorisant le déploiement de forces étrangères sur le territoire, notamment françaises, pour combattre les djihadistes. «Il y a des slogans anti-français parce que nous exigeons le départ immédiat de la force Barkhane au Niger qui aliène notre souveraineté et qui est en train de déstabiliser le Sahel», a affirmé à l'AFP Seydou Abdoulaye, le coordonnateur du Mouvement M62 qui organise la manifestation.

Vêtu d'un tee-shirt à l'effigie de l'ex-président révolutionnaire du Burkina Faso Thomas Sankara, il a accusé l'ancienne puissance coloniale, d'un «soutien actif» aux «djihadistes qui ont répandu le terrorisme partir du Mali», voisin du Niger et du Burkina Faso. La manifestation de dimanche visait également à protester contre le coût de la vie au Niger où une récente hausse du gasoil a vite eu des répercussions sur les prix de certaines denrées.

Le Niger doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes jihadistes liés à al-Qaida et l'État islamique au Sahel dans l'Ouest et, dans le Sud-Est, à celles de Boko Haram et du groupe État islamique en Afrique de l'Ouest (Iswap). Le pays abrite depuis des années plusieurs bases militaires étrangères, française et américaine notamment, dédiées à la lutte contre les djihadistes au Sahel.

 

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