Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Annonces & Divers » À l'ONU, le Mali s'en prend violemment à la France
À l'ONU, le Mali s'en prend violemment à la France

 

Par Le Figaro avec AFP Publié le 24/09/2022 à 17:40, mis à jour hier à 08:55

Le colonel Abdoulaye Maïga, premier ministre par intérim du Mali, a déclaré samedi à la tribune de l'ONU que la «junte» française avait «poignardé dans le dos» son pays.

Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi 24 septembre à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de «junte», ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU.

Évoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été «poignardé dans le dos par les autorités françaises».

«Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme», a déclaré, trois fois, le colonel Maïga désigné Premier ministre par intérim en août par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta.

«Pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde»

Accusant la France de «pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde», il a en revanche salué «les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie».

Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des «mercenaires», contredisant les accusations de Bamako. «Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique», a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de «bilatérale et judiciaire». Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela «ne (relevait) pas des attributions du secrétaire général des Nations unies».

«Monsieur le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements», a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali, la Minusma, en cours de revue par l'ONU. Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le président nigérien Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara, en décrivant la «manœuvre» permettant à un président de «conserver le pouvoir pour lui seul et son clan» en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat.

 

 

«Une junte au service de l'obscurantisme»: à l'ONU, le Mali s'en prend violemment à la France

Europe 1

Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris à la France à la tribune de l'ONU en qualifiant les autorités tricolores de "junte". En revanche, il a salué "les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie".

Le colonel Abdoulaye Maïga, Premier ministre par intérim du Mali, s'en est violemment pris samedi à la tribune de l'ONU au gouvernement français, qu'il a qualifié de "junte", ainsi qu'à plusieurs responsables africains et au secrétaire général de l'ONU. Évoquant le retrait des militaires français de la force Barkhane du Mali, il a estimé lors de son discours à l'Assemblée générale des Nations unies que le Mali avait été "poignardé dans le dos par les autorités françaises".

"Les autorités françaises, profondément anti-françaises pour avoir renié les valeurs morales universelles et trahi le lourd héritage humaniste des philosophes des lumières, se sont transformées en une junte au service de l'obscurantisme", a déclaré, trois fois, le colonel Maïga désigné Premier ministre par intérim en août par le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta. Accusant la France de "pratique néocoloniale, condescendante, paternaliste et revancharde", il a en revanche salué "les relations de coopération exemplaire et fructueuse entre le Mali et la Russie".

Des critiques de plusieurs responsables africains

Le Premier ministre par intérim a rejeté les déclarations du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres qui a affirmé, il y a quelques jours lors d'une interview à RFI et France 24, que les 46 soldats ivoiriens détenus au Mali depuis début juillet n'étaient pas des "mercenaires", contredisant les accusations de Bamako. "Souffrez que je vous exprime mon profond désaccord suite à votre récente sortie médiatique", a lancé le colonel, qualifiant l'affaire de "bilatérale et judiciaire".

Alors que cette affaire a tourné à la crise diplomatique entre les deux pays voisins, il a estimé que cela "ne (relevait) pas des attributions du secrétaire général des Nations unies". "M. le secrétaire général, le Mali tirera toutes les conséquences de droit de vos agissements", a-t-il ajouté, avant de répéter sa demande d'une réforme de la force de maintien de la paix de l'ONU au Mali, la Minusma, en cours de revue par l'ONU.

Le colonel Maïga a également vertement critiqué plusieurs responsables africains, comme le président nigérien Mohamed Bazoum, qu'il a accusé de ne pas être nigérien, ou le chef de l'État ivoirien Alassane Ouattara, en décrivant la "manœuvre" permettant à un président de "conserver le pouvoir pour lui seul et son clan" en changeant la Constitution pour obtenir un troisième mandat. Il a également accusé le président en exercice de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), le Bissau-Guinéen Umaro Sissoco Embalo, de "mimétisme" des Nations unies.

"Il est important de lui préciser que le secrétaire général des Nations unies n'est pas un chef d'Etat et le président en exercice de la Cédéao n'est pas un fonctionnaire. Par conséquent, il serait indiqué qu'il ne banalise pas la Cédéao", a-t-il déclaré.

 

 

L’Assemblée générale des Nations unies à New-York a été le théâtre d’une passe d’armes. Les Maliens ont jugé bon de se servir de cette tribune pour régler leurs comptes. Cette prise de parole a été aussi encensée par les uns, que décriée par les autres…

Dès le début de son discours, le premier ministre par intérim, le colonel Abdoulaye Maïga, remplaçant de Choguel Kokala Maïga, est entré dans le dur et tout le monde en a pris pour son grade.

Antonio Guterres, d’abord, accusé d’avoir pris position dans l’affaire des 46 militaires ivoiriens incarcérés à Bamako. Pour rappel, le Secrétaire général des Nations unies avait déclaré qu’ils n’étaient pas des mercenaires.  « C’est une affaire bilatérale et judiciaire entre deux pays frères. C’est évident que la qualification judiciaire des infractions liées à cette affaire ne relève pas des attributions du Secrétaire Général des Nations unies. » a tonné le Premier ministre malien. S’il a raison sur le fond, ce n’était pas forcément le lieu pour afficher son courroux envers le patron de l’ONU

Le président de la Cedeao sur le banc des accusés

Ensuite Abdoulaye Maïga a reproché au président en exercice de la Cedeao, Sissoko Embalo, d’avoir repris à son compte l’affirmation d’Antonio Guterres. Ce qui n’est pas faux

Après l’avoir critiqué sur le fond cette intervention au nom du principe de subsidiarité entre l’ONU et la Cedeao, et rappelé l’indépendance de la justice malienne, il a conclu son adresse au président bissau-guinéen de façon peu amène. « A la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu’il a fournis pour améliorer les conditions de vie de la population et non des show médiatiques servant des agendas étrangers » a-t-il tonné.

 

 

Sissoko Embalo (CEDEAO) prend position pour Abidjan contre Bamako

By Nicolas Beau 22 septembre 2022

 

Sissoko Embalo, président de Guinée Bissau, qui a réussi à se faire élire à la tête de l’organisation ouest-africaine en juillet 2022, vient de prendre position à New York ce jeudi sur RFI en faveur de la version de la Cöte d’Ivoire dans le  contentieux qui oppose ce pays au Mali dans le dossier dit des « 46 soldats ivoiriens détenus à Bamako »

Sissoko Embalo, 48 ans lorsqu’il est élu président bissau-guinéenen en 2020, se définissait lui-même comme « antisystème ». Il n’avait pas hésité à affronter ses pairs, Alassane Ouattara et Alpha Condé en condamnant leurs troisièmes mandats qu’il jugeait anticonstitutionnels. Depuis, le contestataire est rentré dans le rang. Il vient de le prouver lors de l’Assemblée générale de l’ONU en affirmant: « les 46 soldats détenus par le Mali ne sont pas des mercenaires »- ce qu’affirme la junte militaire au pouvoir à Bamako accusant les Ivoiriens d’avoir tenté de déstabiliser le Mall. 

L’étrange « force anti putsch »

En s’installant dans le costume de président en exercice de la Cedeao, Sissoko Embalo a repris à son compte les habitudes de ses homologues de la sous-région. Lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron à Bissau en juillet, il a ainsi annoncé la création du force anti-putsch pour en finir avec les coups d’Etat dans la sous-région.

Une idée saugrenue, à l’heure où plusieurs juntes militaires an Mali, au Burkina et en Guinée ont mis fin à des régimes usés et autoritaires. Aucune proposition en revanche sur le Sahel en proie aux menaces djihadistes.

Le cas de la Guinée Conakry

Lors de ce sommet, le cas de la Guinée devrait, lui aussi, être examiné. La Cedeao ayant refusé une transition de 36 mois proposée par le colonel Doumbouya. Interrogé par RFI, Sissoko Embalo a déclaré que ce délai n’était pas négociable et que la Guinée s’exposait à de lourdes sanctions. Ces propos ont déclenché les foudres de la junte au pouvoir à Conakry, les qualifiants de « honte » et reprochant au président bissau-guinéen de pratiquer « une diplomatie de guignols ».  Si la junte exagère, la Cedeao est ici dans son rôle, il n’en reste pas moins qu’elle applique une nouvelle fois, une diplomatie à géométrie variable, puisque le Burkina Faso, lui, n’est pas menacé de mesures disciplinaires…

0 commentaire

Soyez la première personne à vous exprimer !

Mon commentaire

Dans la même catégorie
Au cours de sa visite, Piotr Hofmanski a rencontré les autorités et les victimes des différentes crises violentes que la RCA a traversées depuis 2 » ...la suite
Face à la popularité et la concurrence du soft power chinois ou russe, la France voit son image perdre en attractivité en Afrique. Le 1er septembr » ...la suite
Plusieurs manifestations sont organisées au Burkina Faso pour demander le départ de la présence française dans le pays. Paris n'exclut pas le ret » ...la suite
Attendu à la barre ce 18 novembre 2022, Rémy Juan Quignolot ne s’est pas à nouveau présenté aux juges. La défense de ce ressortissant françai » ...la suite
Il s’ouvre, ce samedi 19 novembre 2022, pour 48 heures, sur l’ile de Djerba, en Tunisie, le 18e sommet de la Francophonie après un report d’un » ...la suite
Le parquet centrafricain a ordonné des poursuites judiciaires contre un mercenaire français résident au Cameroun. Dans un communiqué, Benoit Na » ...la suite
La présidente de la Commission européenne a pressé les pays de l'hémisphère Nord à suivre l'exemple européen en accélérant leur aide financi » ...la suite
Glencore, géant suisse du négoce des matières premières, a été condamné jeudi par la justice britannique à payer 280 millions de livres, soit » ...la suite
Cette visite de quelques heures seulement avait pour principal but de de renouer la coopération militaire entre les deux Etats, cette dernière ayan » ...la suite
Le parti présidentiel fêtera dimanche 6 novembre les 40 ans de pouvoir de Paul Biya, 89 ans. Censé continuer à diriger le Cameroun jusqu'en 2025, » ...la suite