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Angola: des milliers de manifestants dénoncent les résultats des élections

 

Mise à jour le 24 septembre 2022 à 20:00 par AFP

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Luanda, capitale de l'Angola, à l'appel du principal parti d'opposition, l'Unita, pour dénoncer le résultat des élections d'août et le maintien au pouvoir de son rival du MPLA.

L'Union nationale pour l'indépendance (Unita), un ancien mouvement rebelle qui a combattu le Mouvement populaire pour la libération de l'Angola (MPLA) lors d'une guerre civile achevée en 2002, a contesté devant la justice les résultats du scrutin législatif du 24 août, mais a été déboutée.

Plus de 2.000 personnes ont manifesté dans le centre de Luanda, brandissant des drapeaux de l'Unita et des pancartes barrées de slogans tels que "Respectez le vote populaire".

Le MPLA, un ancien mouvement marxiste au pouvoir depuis l'indépendance du pays du Portugal en 1975, a gagné l'élection d'août, la plus serrée de l'histoire du pays, ouvrant la voie à un second mandat pour le président Joao Lourenço, un ancien général de 68 ans. Il y a toutefois enregistré son pire score (51,17%) et perdu la majorité des deux tiers au Parlement.

"Le MPLA doit comprendre que d'autres voix existent qu'il doit écouter", a déclaré à l'AFP Maria Saraiva, une coiffeuse au chômage de 33 ans qui manifestait samedi.

Sous la houlette de son charismatique leader Adalberto Costa Junior, 60 ans, l'Unita a gagné en popularité ces dernières années dans les zones urbaines et au sein d'une jeunesse qui réclame des emplois et une vie meilleure.

  1. Costa se trouvait samedi parmi les manifestants. "Votre présence ici est un exemple de courage, et le début d'une marche vers l'avenir", leur a-t-il déclaré.

Les partis d'opposition et plusieurs groupes de la société civile ont dénoncé une élection marquée par de nombreuses irrégularités. "Aujourd'hui est le premier pas de nombreux autres que nous, les sympathisants de l'Unita, allons faire pour imposer des changements politiques", a estimé un autre manifestant, Jose Costa, un ingénieur du son de 46 ans.

"Je suis venu ajouter ma voix à celles qui continuent de dire que les résultats de l'élection ont été volés", a déclaré à l'AFP un autre manifestant, Andre Bastos, étudiant en droit de 27 ans.

Lors de son investiture le 15 septembre, le président Joao Lourenço s'est engagé à être, au cours de son second mandat, "le président de tous les Angolais" et à poursuivre les réformes économiques, dans un pays où le quotidien d'une majorité de la population est rongé par la pauvreté.

 

Des milliers de personnes dans la capitale angolaise protestent contre une fraude électorale présumée

Zone Bourse1d

Des milliers d'Angolais ont protesté samedi contre ce qu'ils considèrent comme une élection entachée d'irrégularités le mois dernier, qui a ramené le MPLA au pouvoir après près de cinq décennies de règne ininterrompu.

La Cour constitutionnelle de l'Angola a rejeté une plainte déposée par le dauphin, le parti d'opposition UNITA, lors des élections du 24 août.

L'UNITA, un ancien groupe rebelle qui a combattu le Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) au pouvoir pendant près de trois décennies, a reçu une grande partie de ses votes de la part de jeunes qui se sentent exclus des richesses pétrolières du pays.

"Les citoyens ne sont pas avec le MPLA. Nous voulons qu'ils partent !", ont scandé les manifestants à l'unisson.

Beaucoup d'entre eux faisaient partie des jeunes et des chômeurs qui se sentent délaissés par le MPLA, dont certains membres sont devenus milliardaires grâce à la richesse pétrolière de l'Angola alors que la plupart vivent dans la pauvreté.

Les manifestants ont investi la place de l'Indépendance, où le MPLA organise traditionnellement des rassemblements et des fêtes de la victoire. Ils étaient pacifiques, bien que les analystes craignent qu'il y ait suffisamment de colère et de frustration chez les jeunes pour que toute manifestation devienne rapidement violente.

Le leader de l'UNITA, Adalberto Costa Junior, avait appelé aux protestations après avoir perdu contre le président sortant Joao Lourenco lors des élections du 24 août.

Les responsables de l'UNITA n'ont publié aucune preuve de leurs allégations de fraude électorale.

Un peu plus de 51% de l'électorat a voté pour l'ancien MPLA marxiste, dans un résultat contesté par l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (UNITA), parti d'opposition, qui a obtenu environ 44%, son meilleur résultat à ce jour.

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