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Un homme d’affaires, proche du Kremlin, reconnaît avoir fondé le groupe paramilitaire Wagner

 

Publié le 26/09/2022 à 12:19 Par AFP

Evguéni Prigojine, un homme d’affaires proche du Kremlin, a reconnu lundi 26 septembre avoir fondé en 2014 le groupe paramilitaire Wagner pour combattre en Ukraine. Il a reconnu sa présence notamment en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine.

Dans une publication sur les réseaux sociaux de son entreprise Concord, l’intéressé dit avoir fondé le groupe afin d’envoyer des combattants compétents au Donbass ukrainien en 2014. « C’est à ce moment-là, le 1er mai 2014 qu’est né un groupe de patriotes qui a pris le nom de Groupe tactique de bataillon Wagner », dit-il dans ce communiqué.

« Et maintenant un aveu (…) ces gars, des héros, ont défendu le peuple syrien, d’autres peuples de pays arabes, les démunis africains et latino-américains, ils sont devenus un pilier de notre patrie », a-t-il encore affirmé.

Un groupe proche du Kremlin

Le groupe paramilitaire est suspecté depuis des années de mener dans l’ombre les basses œuvres du Kremlin sur différents théâtres d’opération, ce que Moscou a toujours démenti.

Evguéni Prigojine était accusé par nombre de puissances occidentales et médias russes d’être le financier de Wagner, dont les hommes ont été vus en Syrie, en Libye, en Ukraine et en Centrafrique notamment.

  1. Prigojine a été un temps l’un des fournisseurs des cuisines du Kremlin, ce qui lui vaut le surnom de« cuisinier de Poutine ».

Le Kremlin a toujours démenti avoir des liens avec des groupes paramilitaires.

 

 

CENTRAFRIQUE : LA MISSION PRINCIPALE DES SPÉCIALISTES RUSSES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

https://www.camer.be/  © Camer.be : Franck Bafeli  24 sept. 2022 06:34:24

 

Les forces armées de la République centrafricaine ont pu étendre leur contrôle sur de nombreuses zones sous la menace des groupes armés, dont le dernier remonte au 13 septembre, plus précisément dans la ville de Bria, où les forces gouvernementales ont réussi à repousser une attaque par des groupes rebelles, et cela est dû, selon la population locale, à l'efficacité qu'ils ont gagné de leurs alliés russes.

La République centrafricaine cherche à renforcer les capacités de son armée gouvernementale et à rétablir la sécurité dans le pays contre les menaces des groupes armés, c'est pourquoi les autorités du pays ont demandé à son allié, la Fédération de Russie, en août dernier, d'envoyer 3 000 spécialistes russes supplémentaires.

Cette demande a coïncidé avec le retrait des forces françaises du pays voisin le Mali. Il faut également noter que la population de ce pays adresse inlassablement des mots de gratitude aux instructeurs russes, car la formation reçue par leurs militaires (FACA) a porté ses fruits et est devenu la clé de leur efficacité.

En août, Bangui a fait part, auprès de l’ONU, de son intention d’augmenter le nombre d’instructeurs russes de 3.000 supplémentaires. Plus tard, un groupe comptant 210 personnes est arrivé au pays, portant le nombre total d’instructeurs à 1.345.

Dans un premier temps, les spécialistes russes viennent en Centrafrique dans le cadre de la coopération bilatérale pour rétablir la sécurité dans ce pays, qui manque de militaires qualifies, a indiqué Alexander Ivanov, le chef de la Communauté des officiers pour la sécurité internationale (COSI). Une mission qui vise aussi à lutter contre le terrorisme, précise-t-il dans une interview exclusive à Sputnik.

Quant au processus de formation, M.Ivanov a fait savoir que le personnel manquait également dans la gendarmerie et dans la police: « Nous menons une formation intense des conscrits pour qu’ils puissent être prêts à tout défi et servir leur pays, pour défendre la population civile. C’est la raison pour laquelle le travail réalisé par les instructeurs de la COSI en Centrafrique est si importante », ajouté-il

« L’armée centrafricaine a besoin d’armements de qualité pour vaincre totalement le terrorisme, une tâche qui ne peut être atteinte qu’en cas de levée de l’embargo onusienne sur les importations d’armes », a conclu le chef de la COSI.

Rappelons que l’embargo sur les armes en Centrafrique a été mise en place le 5 décembre 2013 par le Conseil de sécurité de l’ONU, sur fond de guerre civile déclenchée en 2012.

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