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Centrafrique : l’opposant Crépin Mboli-Goumba, auditionné par la police à Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 6 octobre 2022 18:45

Après plusieurs convocations, le coordonnateur du Bloc républicain pour la défense de la Constitution du 30 mars 2016 (BRDC), Crépin Mboli-Goumba, a été auditionné ce 06 octobre 2022 dans la matinée au commissariat du port Amont à Bangui. Accompagné de quelques leaders de l’opposition et de son avocat, maître Nicolas Tiangaye, l’opposant a répondu durant plusieurs heures à l’interrogatoire de la Division spéciale de la police administrative, avant de repartir librement.

Après une première convocation non nominative par voie de presse, puis une seconde nominative, et une troisième, l’opposant Crépin Mboli-Goumba s’est présenté, ce jeudi 06 octobre 2022, au commissariat de police du port Amont à Bangui. Le coordonnateur du BRDC et président du parti politique PATRIE, était accompagné de nombreux autres leaders politiques, tous membres du BRDC ainsi que d’une centaine de partisans. Vêtus de tee-shirts blancs, petits drapeaux centrafricains en main, on pouvait lire sur les banderoles scandées : « Nous menons un bon combat »« Nous sommes respectueux de la justice ».

Durant quatre heures et demie d’audition, le découragement a commencé à gagner les partisans. Sauf qu’après avoir ouvert le portail du commissariat, où tous les leaders sont libres, c’est l’éclatement de la joie. Cependant, quel est le motif de cette interpellation ? Pour l’intéressé, le tort a été donné aux victimes.

« Ces gens n’ont jamais été inquiétés »

"Il y a eu des manifestations devant la Cour constitutionnelle de notre pays, organisées en toute illégalité par M. Doctrouvé et ses acolytes qui appelaient à l’assassinat plus ou moins de Mme Darlan et de ses collègues et qui tous les jours, appellent à l’assassinat des leaders d’opinion. Il y a M. Kossimatchi qui a défié la justice de notre pays. Ces gens n’ont pas été inquiétés" a dénoncé Crépin Mboli-Goumba ajoutant que : "Finalement, le dossier, c’était de savoir si j’avais pris part au meeting du BRDC et qu’il s’agit d’un meeting interdit. Je voudrais rappeler à tout le monde que je n’étais pas à Bangui lorsque le meeting a eu lieu où il n’y a pas eu de meeting. Le pouvoir a organisé sa milice pour aller nous attaquer. Au lieu de s’en prendre à ceux qui ont causé ce tort, c’est nous, victimes" a regretté M. Mboli-Goumba.

Visage serré, entouré de ses collègues, le coordonnateur du BRDC parle d’une chasse aux sorcières contre les leaders de l’opposition.

« Il faut qu’il appelle au calme »

"C’est une vendetta politique signée. Le président de la République est garant de l’indépendance de la justice, de la sécurité et de l’intégrité de tous les Centrafricains. La Cour constitutionnelle a rendu son verdict. Il faut que, par urbanité, par noblesse de trait, ils reconnaissent ça. S’il veut qu’il y ait désescalade dans ce pays, sous tension où on utilise la justice pour humilier des citoyens, il faut qu’il appelle au calme" a lancé Crépin Mboli-Goumba.

Pour le moment, ni la police ni le gouvernement n’ont encore communiqué officiellement sur les faits reprochés à Crépin Mboli-Goumba.

 

 

Centrafrique : vaste remaniement au sein de l’appareil judiciaire

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 6 octobre 2022 17:58

Dans un décret présidentiel, signé le 30 septembre 2022, plusieurs magistrats de l’Ordre judiciaire, intervenant dans les cours d’appel et tribunaux de la République centrafricaine, ont été nommés à des postes de responsabilité. Un mouvement qui a vu certains juges faire valoir leur droit à la retraite.

A la Cour d’appel de Bangui, Thierry Joachim Pessiré est nommé président en remplacement de Rock Alfred Ngoumbré, promu 3ème inspecteur à l’Inspection général des services judiciaires. Jacques Ouakara, lui, remplace Éric Didier Tambo au poste de procureur général. A la Cour d’Appel de Bouar dans la Nana- Mambéré, Salomon Apano-Ndoma occupe la présidence et Nicaise Didier Nguigra est nommé procureur général.

Du côté de Bambari dans la Ouaka, Maurille Fulbert Ngalhy, ancien procureur général de Bouar, prend la présidence de la Cour d’appel et Yves Namkomokoïna est nommé procureur général.

Au Tribunal de grande instance de Bangui, Parfait Biakete est nommé président. Ce dernier remplace Jules Germain Gaveaux, désigné 1er Conseiller dans un tribunal spécialisé. Quant à Benoît Narcisse Foukpio, ancien premier avocat général près la Cour d’appel de Bangui, il est promu procureur de la République. Il succède ainsi à Laurent Lengandé, lequel occupe désormais le poste de président de la Chambre correctionnelle. Pour sa part, le magistrat hors hiérarchie Nestor Sylvain Emmanuel Sanzé est nommé 1er président de la Cour de cassation. Les activités judiciaires vont désormais se dérouler sous l’inspection de Anicet Eloge Samba, nommé inspecteur général des Services judiciaires, en lieu et place de Joseph Bindoumi, admis à la retraite.

Ces mouvements au sein de l’appareil judiciaire centrafricain interviennent à quelques jours de l’ouverture de la deuxième session criminelle de la Cour d’appel de Bangui, prévue pour le 24 octobre 2022.

 

 

Centrafrique : le gouvernement recourt au marché des capitaux de la zone Cemac pour combler ses déficits financiers

https://www.radiondekeluka.org/   jeudi 6 octobre 2022 15:56

Suite à la suspension en 2020 des aides budgétaires par certains partenaires financiers de la République centrafricaine, le gouvernement multiplie des stratégies pour renflouer la caisse de l’Etat. Avec une faible mobilisation de fonds nécessaires pour l’exécution de ses programmes et pour faire face au défi de l’heure, le gouvernement recourt au marché des capitaux.

Depuis plusieurs mois, la République centrafricaine fait face à une tension de trésorerie. Ainsi, avec la suspension des aides budgétaires par certains partenaires financiers, le ministère des Finances et du Budget se voit contraint d’avoir recours au marché des capitaux. Ceci, pour combler les recettes manquantes de l’Etat.

« Il nous a permis d’apporter un financement additionnel »

"Le recours aux marchés des capitaux est une possibilité offerte à tous les pays de la zone CEMAC d’aller se financer sur le marché financier de la zone. Nous l’avons fait. Ces derniers temps, c’est ce mécanisme qui nous a permis de pouvoir apporter un financement additionnel au budget de l’Etat" a fait savoir Victor Mazanga, chargé de missions en matière de gestion de portefeuille et engagements de l’Etat au ministère des Finances et du Budget. 

Le recours au marché des capitaux est-il une solution miracle pour la République centrafricaine? La réponse est non. Il ne s’agit pas d’une solution miracle mais il pousse plutôt à une obligation de performance, à en croire les spécialistes. Par ailleurs, le pays détient plusieurs possibilités de remboursement.

« Nous n’aurions pas besoin d’intervenir »

"Le passage sur le marché des capitaux est aussi une exigence qui oblige l’Etat à être performant. Dans le cas spécifique de la RCA, nous avons ouvert au niveau de la banque centrale un compte séquestre. Ce compte est alimenté par les ressources que nous collectons ; de telle sorte qu’à terme, nous n’aurions pas besoin d’intervenir. Quitte à la banque centrale de payer nos créanciers" a expliqué Victor Mazanga.

La République centrafricaine compte avoir recours à ce marché pour le compte du trimestre restant, et durant l’année 2023 pour le financement de ses infrastructures. Selon les spécialistes, les marchés de capitaux mettent en relation les agents économiques, détenant un excédent de capitaux et ceux qui ont des besoins de financement. Grâce à cette jonction, les marchés de capitaux permettent, notamment, le financement de l'économie.

 

 

Centrafrique : un conseiller municipal accuse le maire de Bangui de détournement de plus de 60 millions de frs CFA

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 6 octobre 2022 18:04

Le conseiller municipal du 3ème arrondissement accuse le maire de Bangui de malversation financière. Hissen Algoni accuse Emile Gros-Raymond Nakombo d’avoir extorqué à des commerçants du PK5 plus de 60 millions de Fcfa. Des accusations rejetées par le maire de Bangui, dénonçant une manipulation.

Un mois après l’installation du comité de gestion des marchés Mamadou-Mbaïki, KM5-centre et Kokoro, le conseiller municipal du 3ème arrondissement, Hissein Algoni, dénonce un détournement de plus de 60 millions de francs CFA auprès des commerçants par le maire de Bangui, Emile Gros-Raymond Nakombo. Selon Hissein Algoni, le président de la délégation spéciale de la ville de Bangui a frauduleusement collecté de l’argent auprès des commerçants du PK5 sous prétexte de taxes municipales. 

« Je demande sa démission »

"Le maire Nakombo gère mal la chose publique. Entre avril et mai dernier, au moins 755 boutiquiers ont payé à la mairie, chacun, 50.000 francs CFA. 105 autres commerçants ont versé, chacun, 180.000 francs CFA. Au marché « affermé », des opérateurs économiques ont payé 4 millions 100.000 francs CFA. La somme est de 60 millions 750.000 francs CFA. Mais tout cet argent n’est pas versé dans la caisse de la municipalité. Je demande sa démission" a révélé Hissein Algoni.

La réplique du maire Emile Gros-Raymond Nakombo ne s’est pas fait attendre. Il accuse Hissein Algoni de fraude et de faux et usage de faux.

« Il ne veut pas que nous allions au KM5 pour prélever les taxes »

"Hissein Algoni nous fournissait des matériaux de construction. A un moment donné, il produisait de fausses factures. J’ai vérifié et c’était vrai. J’ai donc arrêté ce réseau de fraudeurs. Voilà pourquoi il m’accuse à tort. Il ne veut pas que nous allions au KM5 pour prélever les taxes auprès des commerçants" a répliqué Emile Gros-Raymond Nakombo.

L’argent collecté est-il déposé dans la caisse de la municipalité ? Interrogé par Radio Ndeke Luka, un cadre de la régie financière de la mairie de Bangui indique que l’argent collecté auprès des commerçants du PK5 s’inscrit dans le cadre du recouvrement annuel des taxes municipales. 

"Il n’y a pas eu de détournement d’argent des commerçants du PK5. Nous y avons effectué un contrôle parce que cela fait presque 8 ans que nous ne sommes pas allés là-bas. Chaque commerçant devait s’acquitter de 18.000 francs CFA par mois. Si on fait le calcul, chaque commerçant devait payer 216.000. Mais le maire nous a instruit de fixer un montant forfaitaire et c’est pourquoi nous avons fixé ce montant à 50.000 francs" a expliqué François Badinon, Directeur financier à la mairie de Bangui.

Ces révélations interviennent après l’interpellation du gouvernement à l’Assemblée nationale au mois d’août de l’année en cours sur la question de l’insalubrité dans la capitale.

 

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