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Centrafrique : les organisations des professionnels des médias, inquiètes des menaces et intimidations contre les journalistes

https://www.radiondekeluka.org/  jeudi 3 novembre 2022 17:59

A l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, les organisations des professionnels des médias se disent inquiètes de l’environnement dans lequel évoluent les médias. Au cours d’une conférence-débat organisée par le Réseau des médias communautaires de Centrafrique (RMCC) ce 02 novembre à Bangui, les journalistes ont déploré les conditions dans lesquelles ils travaillent en République centrafricaine.

Le débat s’est focalisé sur les crimes commis contre des journalistes en République centrafricaine, et qui sont restés jusque-là impunis. Afin d’éviter que les professionnels des médias soient pris pour cibles, le Haut Conseil de la Communication (HCC) les appelle au respect du code d’éthique et de la déontologie du métier.

"Les journalistes sont assassinés parce qu’ils ont diffusé une information. Le cas qui fait jurisprudence, est celui d’Elisabeth Olofio de la radio Siriri de Bambari. Il nous appartient de respecter scrupuleusement les règles d’éthique et de déontologie. Cela nous permettra d’éviter les problèmes avec les ennemis de la presse" a conseillé José Richard Pouambi, président du HCC.

Acteur dans la lutte contre l’impunité 

Pour les journalistes, les professionnels des médias doivent être au centre du dispositif de lutte contre l’impunité.

"Nous sommes dans un contexte difficile qui expose non seulement les journalistes, mais tous les Centrafricains à un certain nombre de menaces. Le journaliste doit être au centre du dispositif que nous devons mettre en place pour lutter contre l’impunité à travers le travail qu’il fait" a fait savoir Sylvestre Sokambi, journaliste.

En République centrafricaine, la liberté d’expression reste un défi à relever. Cependant, les Organisations syndicales des journalistes, éprouvent des difficultés à s’assumer dans leur rôle de défense et de protection des droits des journalistes.

La journée internationale  pour la fin de l’impunité des crimes commis contre des journalistes a été adoptée par les Nations-Unies en mémoire de Ghislain Dupont et Claude Verlon, deux confrères de RFI assassinés le 02 novembre 2013 à Kidal au Mali.

 

 

Centrafrique : des mouvements d’hommes armés signalés dans une partie de l’Est et du Nord-est

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 17:34

Après une période d’accalmie dans l’Est et dans le Nord-est de la République centrafricaine, des mouvements d’hommes armés ont été signalés entre les préfectures du Mbomou et de la Vakaga, en passant par la Haute-Kotto. Une information confirmée par des habitants et des autorités locales. Le déplacement de ces hommes armés inquiète les populations de ces régions, surtout ceux de Birao, chef-lieu de la Vakaga.

Selon les témoignages, ce mouvement d’hommes armés a commencé depuis Nzacko dans le Mbomou. Ces derniers ont traversé la Haute-Kotto, en passant par Ouadda, où ils ont raflé des produits vivriers entre les mains des habitants pour leur survie.

« On ne sait pas s’ils comptent attaquer une localité »

"Ces derniers jours, ces éléments armés commencent encore à se regrouper. On ne sait pas s’ils comptent attaquer une localité ou s’ils sont simplement dans une phase de retrait. D’après les témoignages, ils ont quitté Nzacko, passés par Ouadda et Ouanda-Djallé avant de gagner les villes de Tiringoulou et Birao. Au cours de leur trajet, ils ont dépouillé des habitants de leurs biens" a témoigné un habitant de Ouadda (Haute Kotto).

La présence et le déplacement de ces hommes armés ont été confirmés par plusieurs sources locales dont des autorités.

« Ils leur ont ravi quelques vivres pour la subsistance »

"Il s’agit d’une colonne d’environ 80 hommes. Sur leur chemin, ils se sont croisés avec des paysans. Heureusement, ils ne leur ont pas fait de mal. Néanmoins, ils leur ont ravi quelques chevreaux et des vivres pour leur subsistance. Ces derniers ont des fusils d’assaut en mains" a affirmé Zacharia Ramadan, sous-préfet de Ouanda-Djallé.

Selon d’autres sources contactées à Birao par Radio Ndeke Luka, une partie de ces hommes armés, environ 400, ont été aperçus le mercredi 2 novembre au village Aïfa dans la Vakaga. Ces derniers progresseraient vers la rivière Bahr Aouk, à la frontière avec le Tchad.

 

 

Centrafrique : 26 ans après sa disparition, les Centrafricains se souviennent encore de Jean-Bedel Bokassa

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 17:49

Vingt-six ans après sa disparition, les Centrafricains se souviennent encore de feu empereur Jean-Bedel Bokassa. Décédé le 3 novembre 1996 à Bangui, il a régné d’une main de fer du 1erjanvier 1966 au 20 septembre 1979. Même si certains Centrafricains gardent de lui un dictateur violent, de nombreux autres se souviennent d’un patriote bâtisseur.

Même si durant le règne de Jean-Bedel Bokassa, plusieurs personnes ont déploré son abus d’autorité, certains fonctionnaires de l’époque, mis en prison, reconnaissent en lui, la fermeté dans le travail.

« Un journaliste n’avait pas ce droit-là »

"C’est quelqu’un qui était rigoureux, qui aimait le travail bien fait et qui veillait pour que tout soit bien fait. Ma première arrestation, c’est lorsque j’ai annoncé, au cours d’un journal, la mort du président français Pompidou. L’entourage de Bokassa a estimé qu’un journaliste n’avait pas le droit d’annoncer la mort d’un chef d’Etat. C’était tout un problème. Aussitôt, on m’a envoyé en prison" raconte Hubert Marie Djamani, ancien journaliste à Radio Centrafrique.

Un bâtisseur

Même s’il est connu que l’Empereur Jean-Bedel Bokassa s’était illustré par la dictature, plusieurs personnes ayant vécu son époque témoignent d’un grand homme d’Etat, rigoureux et bâtisseur.

"Quand j’étais plus proche de lui, j’ai connu 3 types d’homme. D’abord, très paternaliste, un peu dans l’humour et homme d’Etat. Lorsqu’il s’habille en gris, il faut faire attention. Mais lorsqu’il est dans son bleu-marine, c’est la courtoisie. Ce que j’ai aimé en lui, il s’inspirait de tout ce qu’il voyait à l’étranger pour bâtir le pays" atteste Tita Samba-Solé, un ex proche de Jean-Bedel Bokassa.

Malgré cette proximité, l’ancien garde du corps n’a pas fini en beauté aux côtés de l’empereur.

« C’est là où j’ai pu voir l’autre côté de la chose »

"Mes moments difficiles sont arrivés lorsque je devais passer quelques années à la prison de Ngaragba. C’est là où j’ai pu voir l’autre côté de la chose. Je n’avais jamais imaginé qu’on tuait à Ngaragba. Je n’avais jamais pensé que les gens souffraient autant derrière les barreaux. Est-ce que c’est sous ces ordres ?" se demande Tita Samba-Solé.

Ces témoignages montrent les bons et mauvais souvenirs de l’empereur Jean-Bedel Bokassa. Vingt-six ans aujourd’hui après son décès, beaucoup de Centrafricains continuent de se souvenir de ce grand homme qui a régné sur la République centrafricaine de 1966 à 1979.

 

 

Bangui : des mécontents bloquent la route qui mène à la SEGA

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 18:05

L’état défectueux des avenues et routes, ne favorise pas que les accidents. Il est aussi source de mécontentement. Ce jeudi 03 novembre 2022, le voisinage de la Société de gestion des abattoirs (SEGA) dans le 6èmearrondissement de Bangui, s’est soulevé. Plusieurs dizaines de personnes ont barricadé très tôt ce matin, la ruelle qui mène à cette société. Les mécontents réclament la réhabilitation de cette route dont la dégradation est très avancée.

Les manifestants, en majorité des femmes, ont pris d’assaut la ruelle qui mène à la SEGA aux environs de 4 heures du matin. Les cris et concert de casseroles ont rythmé la manifestation. Des dizaines de riverains ont occupé la voie pour empêcher le passage des bétaillères, motos et pousse-pousse. Ils ont une seule revendication : la réhabilitation de cette ruelle très dégradée.

Les riverains n’en peuvent plus !

"Cette route est très dégradée. La viande de bœuf qui est transportée sur les motocyclettes et dans les pousse-pousse se renverse régulièrement dans ces eaux stagnantes et boueuses. C’en est trop ! Nous voulons une solution à ce problème" s’est indignée, une manifestante.

Les manifestants ne comptent pas libérer la voie bloquée par l’épave d’une vieille voiture.

"Ces grands trous qui se trouvent sur cette voie, ont déjà occasionné beaucoup d’accidents. Et ces eaux sales ont favorisé la prolifération des moustiques dans le secteur. A partir de 17 heures déjà, les moustiques nous piquent. Il n’y a personne pour nous secourir" a renchéri, une autre manifestante.

D’après le constat, la ruelle en question est impraticable. On y voit des trous remplis de boue et d’eau stagnante. A plusieurs endroits, elle dégage une odeur nauséabonde.

Paralysie des activités 

Ce mécontentement a perturbé les activités des bouchers.  Pour les responsables de leurs associations, la SEGA doit prendre ses responsabilités.

"C’est un terrible handicap. La population est sortie sur la route pour la barricader. Mais où les transporteurs de bovins vont-ils passer ? Il faut que la SEGA trouve une solution pour que les choses rentrent dans l’ordre. Le boucher paie des taxes à la SEGA. En retour, celle-ci doit lui donner satisfaction" a regretté Joseph Fadhès Ndjéodi, président de l’Union des bouchers centrafricains.

A la SEGA, les responsables, que nous avons rencontrés, n’ont pas souhaité s’exprimer. Jusqu’en début d’après-midi, la circulation est restée paralysée sur cette ruelle. Les mécontents, de leur côté, conditionnent la libération de cette voie par le lancement des travaux de réhabilitation.

 

 

Centrafrique: plusieurs routes en chantier dans la ville de Bangui

https://www.radiondekeluka.org/ jeudi 3 novembre 2022 09:50

Lancés il y a quelques mois, les travaux de réhabilitation de 50 kilomètres de routes se poursuivent dans la ville de Bangui. Ce projet du gouvernement vise à réduire les problèmes de la libre circulation des biens et des personnes.

Plusieurs avenues et ruelles de la ville de Bangui sont en chantier. Améliorer les tronçons presque impraticables, c’est la mission confiée aux entreprises nationales et internationales sélectionnées pour les travaux. Sur l’avenue de l’Indépendance, un Centrafricain donne son avis sur les travaux.

« Il y avait trop de poussière »

"C’est l’avenue qui mène directement au centre-ville. Auparavant, il y avait trop de poussière ici et beaucoup de tracasseries. Mais maintenant, je vois qu’effectivement, le gouvernement reconstruit quelques avenues" témoigne Joachim Dangassa, un habitant.

Avec les travaux du prolongement de la ruelle de la tribune vers le quartier Yassimandji dans le 5e arrondissement, ce riverain voit enfin, le bitume traverser son quartier.

"Je suis ému. Je remercie le gouvernement, car nous voyons au moins le bitume dans notre quartier" se réjouit-il.

Des inquiétudes 

Même si ces travaux sont appréciés par certains, les déviations qui entravent la libre circulation et la qualité de l’ouvrage, sont pointées du doigt par d’autres. Les sceptiques s’inquiètent de la durabilité des ouvrages.

"Les travaux se déroulent bien. Seulement, l’épaisseur du bitume laisse à désirer. Et puis, ce n’est pas une grande piste. Quand il y aura un embouteillage, comment les voitures et les autres usagers vont passer" s’interroge Mathieu, un Banguissois.

Le département des travaux publics assure que ces travaux vont également s’étendre dans les villes de provinces.

"Les travaux que nous faisons dans la ville de Bangui sur 50 kilomètres, c’est le bitumage des routes. Certaines routes sont bitumées en recouche et les grandes artères vont être reprises en béton bitumé. Les routes, non seulement à Bangui mais dans l’arrière-pays, sont dégradées. Donc, ces travaux se feront également à l’intérieur du pays" affirme Guismala Hamza, ministre des travaux publics.

Avec ces travaux en cours, de nombreux tronçons commencent à connaître une certaine amélioration. Le projet, prévu pour 18 mois, est financé par le gouvernement centrafricain à hauteur de 17 milliards de francs CFA.

 

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