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Centrafrique: l’opposition demande la refonte de l’Autorité nationale des élections

https://www.rfi.fr/ Publié le 20/11/2022 - 23:23

En Centrafrique, l'Autorité nationale des élections (ANE) souhaite toujours parvenir à organiser les élections locales pour la première fois, depuis près de 35 ans (1988). La date actuellement fixée pour le scrutin est le 22 janvier 2023. Des formations politiques demandent la refonte de l'ANE.

Une réunion des partenaires du comité stratégique d'appui au processus électoral est prévue, ce lundi 21 novembre, autour du Premier ministre, Félix Moloua, pour tâcher de boucler le budget. Mais aux questions sécuritaires et aux difficultés à rassembler les fonds nécessaires, l'ANE doit ajouter l'hostilité des principales formations de l'opposition. Un groupe d'une dizaine de partis demande sa refonte.

Le communiqué, publié en fin de semaine, regroupe les principales figures de l'opposition, autour de quatre revendications, à savoir la refonte totale et consensuelle de l'ANE afin de garantir sa neutralité, la réhabilitation des deux juges de la Cour constitutionnelle mis à la retraite fin octobre, l'assurance que les élections locales ne seront pas couplées à un référendum constitutionnel et des engagements sur la sécurité des électeurs et acteurs de ce scrutin.

Les signataires estiment que l'ANE ne tient pas compte du « contexte socio-politique actuel » marqué, selon eux, par la volonté de Faustin-Archange Touadera de « rester illégalement au pouvoir »

Au sein de l'Autorité électorale, une source rappelle qu'elle est la seule habilitée à organiser des élections et assure que jamais la perspective d'un referendum n'a été abordée lors des échanges avec le gouvernement.

Le président de l'institution, Mathias Morouba, a rencontré la semaine passée le Premier ministre Felix Moloua qui s'est engagé sur la question financière, ainsi que la cheffe de la Minusca, Valentine Rugwabiza, chargée de mener des « bons offices » pour assurer l'inclusivité du scrutin.

L'accompagnement des élections locales est spécifié dans le mandat de la mission de l'ONU. Celle-ci apporte une aide logistique, dans la sensibilisation des électeurs et plan de sécurisation est en train d'être mis à jour, selon la Minusca.

 

 

Centrafrique: les élections locales repoussées au 16 juillet 2023

https://www.rfi.fr/ Publié le : 22/11/2022 - 00:23

 

En Centrafrique, les élections locales sont repoussées du 22 janvier au 16 juillet 2023. Un report de près de six mois annoncé à l'issue du comité stratégique d'appui au processus électoral qui s'est réuni autour du Premier ministre Félix Moloua ce lundi matin. Les dernières élections de ce type ont eu lieu en 1988.

Avec moins de deux mois devant elle et deux étapes cruciales à réaliser, l'Autorité nationale des élections a acté l'impossibilité de tenir les délais. L'institution doit en effet mettre en place au mois de décembre des démembrements dans chaque circonscription, et conduire une révision obligatoire de la liste électorale, ce qui prendra au moins jusqu'à la mi-mars.

Le gouvernement s'est engagé à financer ces deux phases à hauteur de 4,5 millions de dollars, soit près de 3 milliards de francs CFA. Par ailleurs, le budget total des élections est revu à la baisse : moins de 10 millions de dollars, contre 14 prévus à l'origine.

À la question de savoir s'il ne sera pas compliqué d'organiser des élections pendant la saison des pluies, le président de l'ANE Mathias Morouba répond qu'il est surtout « urgent de mettre fin aux délégations spéciales nommées, pour les remplacer par des élus ». Il avance aussi que des scrutins ont déjà été organisés en saison pluvieuse en RCA en 1992 et 1993.

Pour les principaux opposants, ce report ne change rien aux conditions préalablement fixées. Ils réclament une refonte de l'ANE, une réhabilitation des deux juges constitutionnels mis à la retraite fin octobre et l'assurance qu'il n'y aura pas de référendum constitutionnel.

 

 

Centrafrique: le mandat de la Minusca renouvelé difficilement pour un an par le Conseil de sécurité

Avec notre correspondante à New York, Carrie Nooten Publié le : 15/11/2022 - 06:00

Le mandat de la Minusca a été renouvelé lundi 14 novembre pour un an par le Conseil de sécurité. Pas de changement du côté des effectifs, la mission de maintien de la paix conserve son plafond de 14 400 militaires et 3 020 policiers. Peu de changement du côté des tâches prioritaires : la Minusca doit toujours protéger les civils et appuyer le processus de paix et l’accord politique du 6 février 2019. Mais les négociations autour du renouvellement ont été plus compliquées que prévu, et trois pays se sont abstenus : la Russie, la Chine et le Gabon.

Le texte de renouvellement de mandat a été âprement négocié ces derniers jours. Le plus gros point de discorde porte sur la demande de la levée de l’interdiction des vols de nuits de la Minusca, inscrite dans la résolution. Bangui avait décrété cette mesure il y a quelques années pour limiter les interactions avec les vols opérés par les mercenaires Wagner.

► À lire aussi : Centrafrique: l’ONU s’inquiète de la crise autour de la Cour constitutionnelle

Mais le 3 octobre dernier, trois casques bleus blessés n’avaient ainsi pas pu être évacués de nuit et sont morts de leurs blessures. Le Secrétaire général avait alors estimé dans son rapport du mois dernier que cette interdiction entravait trop les forces onusiennes. La Russie et la Chine ont tenté de supprimer cette mention, sans succès, et comme l’an dernier, se sont abstenues de voter le renouvellement.

Les trois pays africains du Conseil ont tenté de défendre la position centrafricaine sur plusieurs points, et demandé que l'appui à l'extension de l'autorité de l’État ne figure plus comme une tâche prioritaire de la Minusca. Malgré la concession accordée, le Gabon a estimé que leurs remarques n’avaient pas été suffisamment prises en compte, et s’est abstenue pour protester.

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