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Centrafrique : vague de réactions après l’attaque d’une base des FDS et de leurs alliés russes à Bossangoa

 

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 29 novembre 2022 20:30

Au lendemain de l’attaque qui a visé une base des forces de défense et de sécurité et leurs alliés russes à Bossangoa, les réactions se multiplient. Alors que l’Assemblée nationale exige l’ouverture d’une enquête, le gouvernement, lui, promet que cet acte ne restera pas impuni. Le Mouvement de Libération du peuple centrafricain (MLPC) demande que des mesures idoines soient prises. Cependant, le Front républicain entend demander des comptes à la Minusca.

Quelques heures seulement après l’attaque à la bombe de la base des forces nationales et de leurs alliés à Bossangoa, les réactions ont fusé de tous les côtés.   L’Assemblée nationale a condamné cet acte et exige l’ouverture d’une enquête.

"Au nom de tous les élus de la Nation, je condamne, avec la dernière vigueur, cette provocation que rien ne saurait justifier et exige qu’une enquête soit diligentée afin d’identifier cet aéronef, sa provenance et ses commanditaires. J’exhorte le gouvernement à prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin de garantir l’inviolabilité de notre espace aérien et sécuriser les populations centrafricaines" a déclaré Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale.

Pour le gouvernement qui n’entend laisser impuni cette agression, une enquête est déjà ouverte.

"Selon les renseignements, cet aéronef, après avoir commis ces forfaits, a survolé la ville de Bozoum et a pris la direction du Nord de la République centrafricaine avant de traverser nos frontières. A cet effet, le gouvernement tient à informer l’opinion nationale et internationale que cet acte ignoble perpétré par les ennemis de la paix ne saurait rester impuni. Par conséquent, le gouvernement prend acte des préoccupations de l’Assemblée nationale et l’informe qu’il a déjà ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de recueillir toutes informations utiles et de situer les responsabilités", peut-on lire dans le communiqué publié par Serge Ghislain Djorie, ministre de la communication et porte-parole du gouvernement.

Le MLPC appelle à des mesures idoines

"Le MLPC, en tant que parti progressiste, s’inscrit dans la logique de la paix et de la sécurité véritable pour notre pays. Nous condamnons sans ambages, tout acte de violence y compris, celui-ci. Nous demandons aux autorités politiques centrafricaines d’ouvrir une enquête pour déterminer l’origine de cet aéronef et de prendre les mesures idoines pour que ces actes-là ne se répètent plus" a lancé Martin Ziguélé, président du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et membre de l’opposition politique.

Le Front républicain interpelle la Minusca

Pendant que les appels à l’ouverture d’une enquête pour déterminer l’origine de l’aéronef, auteur de l’attaque, se multiplient, le Front républicain pousse loin sa réflexion. Cette organisation politique, proche du pouvoir, affirme ne pas comprendre comment un appareil volant, équipé d’équipements létaux, puisse violer le territoire centrafricain, survoler des villes et lancer une attaque sans que la Minusca, la mission de l’Onu en Centrafrique, ne soit au courant. Pour Héritier Doneng, son coordonnateur, la lumière doit être faite sur cette affaire.

"Nous avons appris que cette attaque a causé d’énormes dégâts sur la population civile ainsi que sur l’usine de coton qui se trouve à Bossangoa. Nous condamnons cette attaque lâche visant à attaquer la population civile en présence des forces onusiennes" a déploré Héritier Doneng avant de préciser que "lorsqu’on parle du Nord-ouest, nous avons le Cameroun et la République Tchad. Comment un avion de ce genre puisse assaillir le territoire centrafricain en provenance du Nord-ouest" s’est interrogé le leader du Front républicain.

Ne voulant se limiter qu’aux condamnations, le Front républicain envisage de demander des comptes à la mission de l’Onu pour le maintien de la paix en Centrafrique, Minusca.

"Nous préconisons de demander des comptes, dans les prochains jours, à la Minusca. Il est question que la Minusca et le gouvernement centrafricain puissent se réunir dans un bref délai pour nous apporter la lumière sur cette triste attaque" a exigé Héritier Doneng.

De nombreux Centrafricains, que nous avons interrogés dans les rues de Bangui, ont exprimé leur inquiétude face à cette attaque dont l’origine reste méconnue. Ils souhaitent que les autorités centrafricaines doublent de vigilance et renforcent les capacités du pays en moyens de défense anti-aérienne.  

Selon des autorités locales de Bossangoa, cette attaque à la bombe qui a visé cette base militaire, n’a pas fait de victimes. Cependant, il est difficile d’identifier l’origine et la marque de l’engin qui a largué l’explosif. Seules les enquêtes en diront plus.

 

 

Bangui : montée inquiétante des vols à mains armées dans plusieurs quartiers

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 29 novembre 2022 09:48

Après un moment de répit, les vols à mains armées refont surface à Bangui. Ces actes sont beaucoup plus signalés dans les secteurs Sud et Est de la capitale, où des cas de vols de motocyclettes, de visites nocturnes inopinées et d’agressions de piétons sont régulièrement enregistrés aux heures tardives. Pour sa part, le gouvernement assure que des dispositions sont déjà prises.

La plainte est généralisée et la peur continue de gagner les habitants du 2ème arrondissement de Bangui. Il y a deux semaines, un conducteur de mototaxi a été abattu par des individus armés au quartier Bakongo et sa moto a été emportée. Ces actes mettent à mal la quiétude de la population. A en croire les habitants du quartier Bakongo, il est hautement risqué de sortir au-delà de 20 heures.

« Nous demandons à la police de multiplier ses patrouilles »

"Nous en avons marre des braquages. Vers 20 heures, le quartier est déjà calme. On ne peut plus rentrer, ni sortir de chez soi. Les jeunes qui sont tués ; pour la plupart c’est des conducteurs de mototaxi. S’ils ne font rien, on dit qu’ils ne veulent pas travailler. Maintenant qu’ils se débrouillent, ils sont froidement assassinés. Nous demandons à la police de multiplier ses patrouilles" a souhaité Thierry, un habitant du 2ème arrondissement.

Ces vols à main armées n’affectent pas que le 2ème arrondissement de Bangui. Presque tous les secteurs de la capitale font face à cette situation.

« Ce cycle de violence-là est un peu partout »

"Dans la même nuit, en moins de 30 minutes au quartier Plateau, on a abattu un soldat des Faca et deux conducteurs de motocyclette. Ce cycle de violence-là est un peu partout à travers la ville voire dans le pays" a indiqué Joseph Bendounga, député de Bimbo 3.

Face à cette hémorragie, le gouvernement rassure. Selon lui, plusieurs opérations de sécurisation se sont soldées, ces derniers mois, par des arrestations.

« Aujourd’hui, des dispositions sont prises »

"Face à cette situation, l’Etat, par la voix du ministre de la Sécurité publique, s’engage à stopper l’hémorragie. Nous menons quotidiennement des patrouilles nocturnes. Donc, il y a un travail qui se fait. Il y a eu même des arrestations. Aujourd’hui, des dispositions sont prises. Nous restons vigilants afin d’éviter que ces choses-là continuent" a affirmé Aristide Briand Reboas, ministre de la Jeunesse et de l’Education civique.

Selon des chiffres rendus publics par le président national des conducteurs de mototaxis, à l’intervalle d’un mois, au moins 24 conducteurs de motos ont été tués dans l’exercice de leur fonction par des braqueurs à Bangui et dans sa périphérie. Un sujet devenu de plus en plus préoccupant dans la capitale.

 

Centrafrique: Tentative d’évasion des prisonniers à Bocaranga au Nord-ouest du pays

 Judicael Yongo  novembre 29, 2022 2:44

 

BOCARANGA, le 29 Novembre 2022 (RJDH)— A Bocaranga au Nord-ouest de la République Centrafricaine, des prisonniers ont tenté de s’évader dans la nuit du 27 au 28 novembre 2022, mais suite aux tirs d’intimidation  des agents pénitentiaires, la situation est revenue à la normale.

Dans la nuit du dimanche au lundi 28 novembre, des coups de feu ont été entendus à Bocaranga dans Lim-Pendé. D’après les informations du RJDH, une tentative d’évasion des détenus serait à l’origine de ces crépitements d’armes. Contacté, Aimé Césaire Kondomon,  maire de la ville, a confirmé l’information  tout en soulignant que, « ces crépitements d’armes, c’était juste pour dissuader les détenus qui tentaient de s’évader. C’est pourquoi la gendarmerie a tiré en l’air  pour les intimider afin de les maintenir ».

Pour l’heure, la quiétude règne  dans la ville de Bocaranga et la population vaque librement à ses occupations. La ville n’est pas paralysée et le sous-préfet a réuni les autorités locales et administratives pour une réunion relative à la fête du 01er Décembre qui sera célébrée le 03 décembre prochain.

« Donc il n’ y a pas de panique à Bocaranga, la ville est calme, les activités tournent normalement », a poursuivi le président  de la délégation spéciale de la ville.

Cette tentative d’évasion serait peut être due à la mauvaise condition de vie et au non-respect des droits  des prisonniers en Centrafrique.

 Jocelyne Nadège Kokada

 

Centrafrique : retour au calme à Bossangoa après l’attaque à la bombe d’une base des forces nationales et de leurs alliés russes à Bossangoa

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 29 novembre 2022 19:41

Le calme est revenu à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, après une journée de terreur. Une base des forces armées centrafricaines et de leurs alliés russes, située dans l’enceinte de l’usine d’égrenage du coton, a été visée par une attaque à la bombe dans la nuit du 27 au 28 novembre 2022. Selon des sources concordantes, l’engin explosif aurait été largué par un appareil volant non identifié aux environs de 2h du matin, avant de rebrousser chemin. Plusieurs dégâts matériels importants ont été enregistrés. Toutefois, aucune victime n’est à déplorer.

L’attaque de la base des forces de défense nationale et de leurs alliés russes, dans la nuit du 27 au 28 novembre, a créé un climat de peur dans toute la ville de Bossangoa et dans sa périphérie. Selon plusieurs sources locales contactées par Radio Ndeke Luka, un appareil volant non identifié a largué, aux environs de 2h du matin, un engin explosif sur la position des forces nationales et bilatérales.

« L’explosion a réveillé toute la ville. C’est, en effet, un projectile tiré par un avion. C’est ce matin que nous avons découvert que le tir a visé la base des russes située dans l’usine d’égrenage du coton », a témoigné un habitant.

Retour au calme après une journée de peur

Selon plusieurs témoins, cette attaque menée par un appareil volant, dont on ignore encore la provenance, a créé un climat de peur dans toute la ville, paralysant ainsi les activités socio-économiques. Certains habitants ont dû fuir leurs habitations par précaution pour se réfugier dans des endroits jugés sûrs.

« Certaines personnes ont choisi de partir au champ par crainte de dégradation de la situation sécuritaire. Ce mardi, la situation est calme et les activités ont normalement repris à Bossangoa » a affirmé Raphaël, un autre habitant de Bossangoa.

Même si la ville est calme, la tension est montée d’un cran. A Bangui, des voix s’élèvent pour exiger que la lumière soit faite sur cette attaque. L’Assemblée nationale exige l’ouverture d’une enquête.

"Au nom de tous les élus de la Nation, je condamne, avec la dernière vigueur, cette provocation que rien ne saurait justifier et exige qu’une enquête soit diligentée afin d’identifier cet aéronef, sa provenance et ses commanditaires. J’exhorte le gouvernement à prendre toutes les dispositions qui s’imposent afin de garantir l’inviolabilité de notre espace aérien et sécuriser les populations centrafricaines" a déclaré Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale.

La réaction du gouvernement n’a pas tardé. Dans un communiqué rendu public en début de la soirée du 28 novembre, son porte-parole a averti que cet acte ne saurait rester impuni et a assuré que les préoccupations de l’Assemblée nationale étaient prises en compte.

« Selon les renseignements, cet aéronef, après avoir commis ces forfaits, a survolé la ville de Bozoum et a pris la direction du Nord de la République centrafricaine avant de traverser nos frontières. A cet effet, le gouvernement tient à informer l’opinion nationale et internationale que cet acte ignoble perpétré par les ennemis de la paix ne saurait rester impuni», a écrit Serge Ghislain Djorie, porte-parole du gouvernement.

Par ailleurs, Bangui annonce qu’une « enquête judiciaire est déjà ouverte afin de recueillir toutes informations utiles et de situer les responsabilités ».

Même si l’attaque de cette base militaire installée dans l’enceinte de l’usine d’égrenage de coton n’a pas fait de victimes. Le projectile a, cependant, provoqué d’importants dégâts matériels. Une partie de cette unité de production a été littéralement détruite. Selon le chef d’exploitation de l’Office national du coton, toutes les machines sont hors d’usage. Ce dernier précise qu’il leur sera difficile de confectionner les balles de coton destinées à la vente sur les marchés régionaux.

 

 

Bouar: les organisations paysannes déplorent la mévente de leurs produits exposés à la JMA

https://www.radiondekeluka.org/ mardi 29 novembre 2022 09:59

 

La journée mondiale de l’alimentation (JMA) couplée avec la Journée internationale des femmes rurales, s’est déroulée du 11 au 12 novembre 2022 à Bouar. Selon plusieurs organisations paysannes, la célébration de la JMA de cette année, ne leur a pas été profitable. Beaucoup indiquent n’avoir vendu qu’une infime partie de leurs produits.

Les acteurs du secteur agro-pastoral en général et particulièrement les agriculteurs du groupement « Tom nêdêya », se plaignent de la mévente de leurs produits exposés pendant la récente JMA à Bouar. Selon ces éleveurs et agriculteurs, tous leurs efforts ont été vains, car les produits proposés au public n’ont pas été convenablement achetés.

« Nous sommes déçus » 

"Les deux sacs d’arachides, que nous avons amenés, ne sont pas achetés et nous les avons ramenés à la maison. Nous avons seulement évacué tous les sacs de manioc mais, nous n’avons pas assez gagné. Nous voulions que tous nos produits soient achetés. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Nous sommes déçus" s’est plainte Eugénie Dylla, membre du groupement « Tom nêdêya ».

Les responsables de l’organisation des femmes rurales de la Nana-Mambéré, déplorent, elles aussi, la mévente de leurs produits agricoles. Elles demandent aux acteurs qui appuient le monde rural de les soutenir dans l’organisation d’une foire agricole devant leur permettre d’écouler les produits invendus.

« Que les partenaires m’aident à organiser une foire »

"Par rapport à la demande des paysans, je suis obligée d’envisager une foire agricole pour la vente de leurs produits. Les paysans se sont beaucoup plaints à cause de la mévente. Ainsi, j’aimerai que les partenaires m’aident à organiser une foire pour évacuer les produits invendus" a supplié Sylvie Akanandji, présidente de l’organisation des femmes rurales de la Nana-Mambéré.

C’est pour la 3ème fois que la ville de Bouar a accueilli les festivités de la Journée mondiale de l’alimentation (JMA). Les 2 premières festivités avaient été plus profitables aux producteurs agricoles.

 

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