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Bangui : reprise normale de distribution du carburant dans les stations-service

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 11 janvier 2023 13:25

Depuis l’annonce de l’augmentation des prix des produits pétroliers par le gouvernement, il y a du carburant disponible à la pompe. Les interminables queues ont disparu et l’approvisionnement se fait sans difficultés.

La plupart des stations-service de la capitale centrafricaine ont rouvert et distribuent le carburant à longueur de journée. Contrairement aux jours précédant l’augmentation des prix à la pompe, toutes les longues files ont disparu mais les clients se présentent à compte-gouttes. Pour certains, le faible engouement dans ces stations-service s’explique par la hausse du prix du carburant à la pompe.  

 Importante quantité

"Les clients ne se bousculent pas à cause de l’augmentation du prix. Nous avons une importante quantité de carburant mais les clients se plaignent de cette augmentation qui, selon eux, ne leur permet pas de venir s’approvisionner à la pompe", explique Dalia, une pompiste à la station Tradex du 4e arrondissement.

Au centre-ville, Gustave, un chauffeur de mototaxi, vient de prendre 2 litres d’essence pour la journée dans une station-service.

"J’ai vu qu’il n’y a personne ici. C’est pourquoi j’y ai fait un crochet pour prendre du carburant. J’ai payé 2 litres à 2.600 francs CFA. Auparavant, le litre était à 865 francs et il y avait plein de clients. Mais avec ce nouveau prix, beaucoup de conducteurs préfèrent prendre le carburant au bord de la route à 1.200 francs le litre", remarque  Gustave.

Partout dans la capitale centrafricaine, la situation est identique.

- Lire aussi: Bangui : paralysie du transport public après l’augmentation des prix des hydrocarbures à la pompe

A la station Total de Bimbo, le seul client qui est venu remplir le réservoir de sa Toyota Land-cruiser n’est pas étonné.

« C’est fort ! »

"J’ai vu qu’il n’y avait pas d’encombrement et je me suis servi à temps. J’ai constaté que les clients ont fui parce que le prix est très élevé. S’il y a une baisse de 200 à 300 francs, cela pourra nous soulager. L’essence est à 1.300 francs et le gasoil est passé à 1.450 francs. C’est fort", regrette Emile, un propriétaire de véhicule.

Malgré cette disponibilité du carburant dans les stations-service, la circulation est moins dense sur les artères. Très peu de véhicules de transport en commun desservent les axes.

 

 

Centrafrique : après le carburant, le transport collectif change de tarifs

https://www.radiondekeluka.org/ mercredi 11 janvier 2023 12:51

Une semaine après l’augmentation des prix des hydrocarbures à la pompe, le gouvernement réajuste les tarifs des transports routiers publics urbains et interurbains.

Un arrêté interministériel signé des ministres des Transports et du Commerce, le lundi 9 janvier 2023, a revu à la hausse les tarifs de transports en République centrafricaine. Cette augmentation est située dans l’ordre de près de 50% en moyenne.

Dans les centres urbains, le tarif du taxi passe de 160 à 225 FCFA par personne en journée et 350 F par personne à partir de 21H. Cependant, le transport en taxi entre le centre-ville et les secteurs de Bimbo, Landja, Cattin, PK 12 et aéroport est désormais taxé à 300 FCFA en journée et 400 F à partir de 21H.

Selon la nouvelle réglementation, la course ordinaire coûte désormais 2000F dans les centres urbains, 2500F entre les centres urbains et les localités périphériques et 4500 F par heure. A partir de 21H, la course horaire change de tarif, atteignant 6000 F et l’ordinaire à 4000 FCFA entre le centre-ville et les localités de Bégoua, Bimbo, Cattin, PK12 et aéroport.

- Lire aussi : Centrafrique : vague de réactions après l’augmentation du prix du carburant à la pompe

Pour les usagers de bus, le transport est passé de 135 à 200 FCFA par personne. Chez les taxi-motos, le parcours d’un trajet d’au moins 6 kilomètres est facturé à 250 F par passager et 400 F pour un trajet d’au moins 12 kilomètres. Dans les transports interurbains, le kilométrage est chiffré à 25 F par passager pour les minibus et 35 F par passager pour les mototaxis.

«C’est très difficile pour nous…»

Dans les rues de Bangui, les réactions n’ont pas tardé à l’annonce de cette nouvelle grille tarifaire du transport collectif.

"C’est très difficile pour nous. Nous ne vivons qu’avec 500 F par jour. Mais avec les nouveaux tarifs des transports, nous n’allons pas nous en sortir", se lamente Igor, un Banguissois.

"Quant à moi, je vois que c’est très méchant. Pour le moment, le salaire n’est pas augmenté. De surcroît, les prix des taxis, des bus et taxi-motos viennent d’être revus à la hausse. Ce n’est pas du tout normal", déplore un autre.

- Lire aussi : Centrafrique : le BRDC tacle le gouvernement sur la hausse du prix du carburant à la pompe

Alors que les plaintes fusent de partout, le Syndicat des conducteurs de taxis et bus se dit insatisfait et promet de rediscuter la décision du gouvernement. 

« C’est un problème »

"En ce qui concerne la question du tarif, nous ne sommes pas du tout d’accord avec la grille arrêtée. Malgré cet arrêté, les conducteurs de taxis et bus continuent d’appliquer les prix qu’ils ont fixés eux-mêmes. C’est un problème. Nous allons nous concerter en syndicat et repartir auprès du gouvernement pour plaider le sort des conducteurs de taxis et bus", déclare Gracient Ndema, secrétaire général du Syndicat des conducteurs de taxis et bus.

Appel à la vigilance

De leur côté, les associations des consommateurs appellent les autorités à la vigilance et afin d’obliger les conducteurs à respecter cette nouvelle réglementation.

"Déjà, avec le prix du carburant qui a augmenté, il y a déjà un impact très négatif sur le portefeuille des consommateurs. La situation risque d’être intenable. C’est une situation qui touche directement le syndicat des transporteurs. Ils doivent attirer l’attention de leurs membres de façon à ce que les textes qui sont définis par la loi soient respectés. Ils ne doivent pas passer outre ces textes pour faire à leur tête pour fractionner les trajets. Pour moi, ça constitue une infraction et ça doit être sanctionné comme telle par le gouvernement", souhaite Ali Rock Bissengué, président de l’Association pour la défense et d’information des consommateurs de Centrafrique.

 

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