Notre mission, toujours vous informer
Accueil » Dossiers » Les pays d'Afrique centrale prennent note de l'élection de Djotodia
Les pays d'Afrique centrale prennent note de l'élection de Djotodia
Centrafrique: l'Afrique centrale promet 2.000 hommes pour stabiliser le pays

Par Stéphane YAS | AFP

Un sommet des dirigeants d'Afrique centrale a promis jeudi de porter à 2.000 hommes une force régionale chargée de mettre fin à l'anarchie qui prévaut en Centrafrique depuis l'arrivée au pouvoir des rebelles du Séléka le mois dernier.

Aucun calendrier n'a toutefois été fixé pour ce déploiement qui équivaudrait à un quadruplement des effectifs de la Force multinationale d'Afrique centrale déjà sur place mais qui n'ont pas réussi à éviter les violences et les pillages à Bangui.

"Les chefs d'Etat ont convenu de doter la Fomac d'un effectif de 2.000 hommes et d'un mandat adéquat en vue d'accompagner les efforts du gouvernement de transition (centrafricain), tant dans le domaine de la sécurité que dans la restructuration des forces de défense et de sécurité", selon le communiqué final du sommet extraordinaire qui se tenait dans la capitale tchadienne N'Djamena.

La force comprend actuellement quelque 500 militaires, 120 Gabonais, 120 Camerounais, 120 Congolais plus un contingent tchadien, ses soldats les plus aguerris, dont le nombre exact n'est pas connu.

L'autre grande question abordée lors du sommet sur la Centrafrique était le soutien financier à apporter à ce pays, un des plus pauvres du monde et à l'histoire mouvementée depuis l'indépendance. Mais aucune aide n'y a été annoncée.

La situation y a encore été aggravée par la destruction d'une partie de l'économie et l'instabilité qui ont suivi l'offensive des rebelles contre le président François Bozizé, renversé le 24 mars.

"L'organe de transition en place (à Bangui) n'a pas un sou dans sa caisse pour fonctionner. Il est urgent que les partenaires et les pays amis apportent leur contribution financière aux organes de la transition pour remplir sa mission", a déclaré le président tchadien Idriss Déby.

Le nouveau président centrafricain, le chef de la rébellion Michel Djotodia, resté à Bangui, a lui aussi prédit jeudi de grandes difficultés économiques.

"Nous venons de prendre le pouvoir, et les difficultés sont énormes. Les caisses de l'Etat sont vides", a-t-il dit.

Selon le communiqué du sommet, un groupe international composé de tous les partenaires de la République centrafricaine se réunira les 2 et 3 mai à Brazzaville, au Congo, pour accompagner la transition.

"La RCA est comme une plaie au coeur de l'Afrique centrale, il nous faut nous mobiliser pour mettre fin a cette situation récurrente", avait plaidé M. Déby avant l'ouverture des débats, dénonçant les "bandes armées qui pillent, rançonnent et rackettent la population".

La coalition rebelle du Séléka "est une organisation qui manque d'unicité et d'initiative de commandement alors que l'effectif de la Fomac est insuffisant" pour sécuriser le pays, avait-il dit.

Un précédent sommet réunissant les chefs d'Etat de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) ainsi que le président sud-africain Jacob Zuma, le 3 avril, avait permis de trouver "l'habillage institutionnel" donnant une certaine légitimité à M. Djotodia dans la région.

Le chef du Séléka a été élu président samedi dernier pour une période de transition de 18 mois par un conseil représentant les différentes forces politiques de Centrafrique.

Les dirigeants de la région ont réitéré jeudi que le chef de l'Etat, le Premier ministre Nicolas Tiangaye, les membres du gouvernement de transition et le Conseil national de transition "ne peuvent se présenter aux prochaines élections".

Ils rappellent que "des élections libres, démocratiques, transparentes et régulières": referendum constitutionnel, législatives et présidentielle, doivent être organisées pour un retour à un ordre constitutionnel.

La situation de la RCA s'est considérablement dégradée en trois semaines de nouveau régime après dix ans de gouvernement Bozizé corrompu.

Les pillages n'ont pas cessé et des heurts ont eu lieu entre des hommes du Séléka et des habitants excédés par l'insécurité, ainsi qu'avec des milices partisanes du président déchu. Une vingtaine de personnes sont mortes le week-end dernier à Bangui.

Mardi, M. Djotodia avait annoncé un renfort de 500 hommes à la police et 500 à la gendarmerie ainsi que le retrait des combattants du Séléka des rues. Mais le cantonnement de ses troupes ne s'est pas matérialisé.

La Centrafrique est un des les plus pauvres de la planète malgré la richesse de son sous-sol (uranium, diamants, or pétrole...) encore inexploitée. Ses cinq millions d'habitants se situent au 180e rang sur 186, au classement des pays suivant l'Indice de développement humain défini par les Nations unies.



Les pays d'Afrique centrale prennent note de l'élection de Djotodia

18/04/2013| 22:35 (Reuters)

Les dirigeants des pays d'Afrique centrale, réunis jeudi dans la capitale tchadienne N'Djamena, ont pris note de l'élection le week-end dernier à Bangui de Michel Djotodia à la tête de la République centrafricaine, sans toutefois le reconnaître comme président.

""M. Djotodia ne sera pas appelé président de la République mais chef d'Etat de la transition", a précisé le président tchadien Idriss Déby à l'issue de la réunion, à laquelle participait une délégation du gouvernement de Bangui.

Les dirigeants des Etats de la région ont également adopté une feuille de route pour la transition en Centrafrique, qui prévoit notamment de porter de 105 à 130 le nombre de membres du Conseil national de transition (CNT), qui fait fonction de parlement intérimaire.

Michel Djotodia, selon ce plan, conduira la transition mais ne pourra pas se présenter à la présidence à l'issue de la période intérimaire.

Le dirigeant rebelle, qui a pris le pouvoir à Bangui le mois dernier en chassant François Bozizé, a été élu samedi président de la République centrafricaine par le CNT. Seul candidat, il a été élu par acclamation, sans vote formel.

Le CNT est composé de représentants de toutes les sensibilités politiques du pays, notamment du Séléka, la coalition de Djotodia, d'anciens partisans de Bozizé et de représentants de la société civile.

Face aux pressions internationales, Michel Djotodia a formé un gouvernement de transition dirigé par une personnalité civile, Nicolas Tiangaye, et a promis des élections d'ici trois ans.

(Madjiasra Nako; Guy Kerivel pour le service français)




Centrafrique: l'Afrique centrale va augmenter les effectifs de la Fomac

RFI jeudi 18 avril 2013 à 23:49

Les chef d'Etats de la communauté économique des Etats d'Afrique centrale (Céeac) se sont retrouvés jeudi 18 avril dans la capitale tchadienne pour tenter de mettre un terme à l'anarchie qui règne en Centrafrique, près d'un mois après le coup d'Etat du 24 mars. Il s'agissait de faire le point sur la feuille de route de la transition, qui avait été définie lors du précédent sommet, début avril.

Première décision : les chefs d

1 commentaire

C
Une manipulation du Tchad pour faire admettre son sbire à la communauté internationale. Mais personne n'est dupe. Monsieur Djotodia n'est président de rien. Il n'est reconnu par personne. La RCA reste pour le moment une zone sans institution, sans administration, sans autorité, sans président. Toute force qui a lene zone sans institution, sans administration, sans autorité, sans président. Toute force qui a les moyens peut sévir. » lire la suite

Mon commentaire

Dans la même catégorie
En Centrafrique, les réactions se succèdent après la libération du ministre Hassan Bouba, arrêté la semaine dernière et inculpé pour crimes de » ...la suite
Depuis plusieurs semaines, les relations entre l'ONU et les autorités sont glaciales. Les tirs de la garde présidentielle sur un contingent égyptie » ...la suite
Quand, en novembre 2017, la Russie demanda au Conseil de sécurité des Nations unies l’autorisation de livrer des armes à Bangui afin d’équiper » ...la suite
Il y a quelques jours, la Cour Pénale Spéciale (CPS), interpellait Sieur Bouba Hassan, bras droit en dissidence du chef rebelle Ali Darassa. Ce » ...la suite
Alors que les négociations de paix se poursuivent en Centrafrique, les services de renseignements angolais et soudanais ont proposé au gouvernement » ...la suite
Le Tchad a annoncé officiellement la présence à N’Djamena de François Bozizé en compagnie d'autres chefs rebelles. Alors que l’ancien Présid » ...la suite
Le Conseil de sécurité de l'ONU renouvelle ce vendredi le mandat de la Minusca. Les discussions entamées dès le mois d'octobre se sont déroulées » ...la suite
Dans un pays au bord du chaos, le mandat de la mission de l’ONU est empoisonné par de fortes tensions avec le gouvernement de Bangui et ses partena » ...la suite
Hubert Coudurier, directeur de l’information du Télégramme, livre son point de vue sur les mouvements de diplomates au Quai d’Orsay, initiés pa » ...la suite
La question d'une plus grande participation du Burundi aux missions de paix de l'ONU a été au cœur de la visite de travail de deux jours de Jean-Pi » ...la suite