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Centrafrique: l'ONU estime qu'il "est urgent de rétablir l'ordre"
lundi 22 avril 2013 à 21h46 (Belga)

Le secrétaire général adjoint chargé des Affaires politiques de l'ONU Jeffrey Feltman a estimé lundi au cours d'une visite à Bangui qu'il était "urgent de rétablir l'ordre" en Centrafrique, où la coalition Séléka qui a pris le pouvoir le 24 mars peine à mettre fin aux violences et aux pillages.

Il a aussi lancé un appel à l'aide humanitaire, soulignant que seuls 20% des besoins étaient couverts. "Il est urgent de rétablir l'ordre public et la sécurité à travers le pays afin de pouvoir protéger les populations civiles contre les violences et abus. Les tueries, pillages, attaques contre les populations civiles, violations de droits de l'homme et violence contre les populations doivent s'arrêter", a affirmé Jeffrey Feltman dans un communiqué.

"Les violences sexuelles et les recrutements et utilisation d'enfants dans les groupes armés doivent s'arrêter. Ceux qui se sont saisis du pouvoir doivent assumer leurs responsabilités en contrôlant les éléments sous leur commandement", a-t-il souligné alors que la population accuse des éléments du Séléka de constituer l'essentiel des pilleurs et que des enfants soldats font partie de la troupe.

Jeffrey Feltman a rappelé que la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale (CEEAC) avait promis d'étendre de 500 à 2000 hommes, le nombre de soldats déployés sur le terrain tout en assurant: "On aura sûrement besoin de plus de soutien".

"Après la sécurité, les besoins humanitaires sont primordiaux en ce moment. Nous lançons un appel aux bailleurs de fonds afin qu'ils puissent augmenter urgemment leur contribution pour faire face aux besoins immenses et se préparer pour les interventions aussitôt que la situation sécuritaire le permettra" a-t-il précisé.

La situation en République centrafricaine (RCA) s'est considérablement dégradée ces dernières semaines après la chute du régime du président François Bozizé, renversé le 24 mars par la rébellion Séléka.



République centrafricaine : l'ONU appelle au rétablissement de la sécurité et au retour complet à l'ordre constitutionnel

un.org 22 avril 2013

4 commentaires

L
Vous avez soutenu par article incendiaire contre Bozize la selaka. voilà le résultat
C
C'est connu.
L'ONU pour dénoncer, les ONGS avec les preuves et témoignages puis la CPI pour l'autosaisine.
En centrafrique, je parie que la CPI va ratisser large.
Elle vient de fourrer son nez dans cette histoire.
Qu' attendent les patrons de la SELEKA pour mettre fin aux pillages, viols et aette histoire.
Qu' attendent les patrons de la SELEKA pour mettre fin aux pillages, viols et autres formes de violences.
Ils sont maintenant aux affaires depuis trois semaines et continuent de se comporter commes des voyous. Les victimes de ces exactions seraient contentes de les voir aller à la CPI ainsi que leurs illustres prédécesseurs.
On ne peut as être libérateur et tortionnaire car les deux ne font pas ménage.
Ils doivent prendre des mesures radicales exemplaires et spectaculaires contre leurs hommes qui continuent de se comporter en tortionnaires du peuple.
Je vois d'ailleurs la tête de certains derrière les barreaux.
Le Président ZIGUILE va se frotter les mains quand ce nettoyage au Karcher va lui ouvrir un boulevard pour le palais de la renaissance.
Il est demeurant, le seul grand benéficiaire de tout ce qui se passe en ce moment. Il a joué prudent, manoeuvré comme sur des oeufs et ne s'est pas vraiment mouillé. Ceux qui rejoignent le MLPC par cargos entiers , en ce moment ont compris l'enjeu de l'après transition.
Les transhumants politiques doivent eux aussi se trpigner car ils attendent le moment venu pour se precipiter au portillon.



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N
@ mon cher frère Centrafricain,

J'aimerai croire à votre optimisme quant à la CPI mais je reste sceptique. L'ONU savait depuis longtemps la situation qui prévalait en RCA et à laisser faire, pourquoi? Ce d'autant plus que nous sommes en guerre depuis 1996.
Avant de vouloir traduire les séléka,e d'autant plus que nous sommes en guerre depuis 1996.
Avant de vouloir traduire les séléka, nous devons savoir:
- qui sont les membres de la SELEKA,
- qui les a financés?
- pourquoi l'ONU n'a t-elle diligentée aucune enquête?
- Pourquoi avoir laissé séléka entrée dans Bangui, ville de plus de 600 000 habitants après tout ce qu'on sait sur le passage de séléka à l'intérieur du pays?
- pourquoi la lettre de dodojia au conseil islamique en arabie saoudite sur ses intentions d'islamiser la RCA n'est sue que mainteant?
- quel est le rôle de l'opposition par rapport au parcours de dotodia?
- pourquoi personne n'a -t-il cherché à creusé le parcours de dotodia?
- pourquoi l'opposition a t-elle faillie au point de ne pas voir le danger islamiste que représentait séléka, aveuglée par sa haine de bozizé?
Voilà des questions qui méritent des réponses avant de parler du transfert des membres de séléka à la haye. De plus, la CPI agit lorsque ceux qui la dirigent lui intime l
» lire la suite
C
Ce haut commis de l'ONU na fait que faire son boulot :
Celui d'une part, d'attirer l'attention des autorités centrafricaines sur leur devoir; qui est de protéger les populations civiles et les conséquences qui en découleraient si elles ne parvenaient pas à faire face leurs responsabilités et, d'autre par en découleraient si elles ne parvenaient pas à faire face leurs responsabilités et, d'autre part, de dire à la communauté internationale qu 'il y'a quelque chose de mauvais qui se passe en centrafrique et que les projecteurs qui sont braqués ailleurs doivent être retournés sur ce pays oublié.
La suite on la connait . Elle a été immédiate d'ailleurs. La procureure de la CPI a pris la décision d'engager des poursuites contre ....
Elle seule saura vous le dire.
L'ONU dénonce, Les ONGs font la comptabilité macabre et la CPI se saisit de l'affaire avec les preuves mises à sa disposition et déclenche les enquêtes pour identifier qui est qui et qui a fait quoi . Vient enfin le moment de decerner /emettre les mandats internationaux pour rechercher la personne afin de la remettre à la CPI.
Bemba par exemple a été coincé en Belgique ou il coulait des jours vraiment doux.
Des images ont circulé, des déclarations ont été faites. les ONGs témoignent; les telévisions du monde entier on assisté à cette descente aux enfers du peuple. des enfants soldats ont parlé, des tueries ont été faites au vu et au su de tout le monde.Les témoignages des réligieux sont legion et les langues se délient, au fur et à mesure que les jours passent. Que voulez -vous de plus pour déclencher le colère de la communauté internationale dont la France me semble t-il , est totalement absente ?
Pour ceux qui demandent l'intervention des casques bleus, il faut leur répondre que le mécanisme est lourd à mettre en place . Il faut une résolution du conseil de sécurité. Ce qui nécessite sa convocation et sa réunion au maximum des membres qui la compose. En plus , il faut du temps pour contacter des pays contributeurs à la fois en argent et en troupes . A voir l'état des finances des pays européens aujourd'hui, je doute fort qu' ils mettent la main à la poche pour un pays comme la RCA.
Ceux qui déclenchent les guerres doivent y penser avant de se retrancher chacun à son tour derrière les soldats tchadiens qui les gardent pendant qu 'ils sont encore en bon terme avec DEBY.
L'option regionale ( Fomac) reste la solution la plus plausible.
Question: Qui va payer la facture ?
A la longue cette force regionale pourra muer en mission de maintien de la paix. Ces soldats de la FOMAC changeront juste de casques pour revêtir du bleu au cas où les financements seraient bouclés, naturellement.
La preuve est que la mission du mali peine à se mettre en place.
En attendant de réunir les moyens, ( plus de six mois ou un an ) le drame centrafricain continuera de se jouer dans le silence. Heureusement que la CPI est décidée à veiller au grain pour en traquer les auteurs plus tard.
Je pense que la peur va changer de camp car les victimes peuvent commencer ce travail de fourmis qui consiste à documenter et à réunir méticuleusement les preuves de leur calvaire.
les ONGs humanitaires , tant nationales qu 'internationales, sur le terrain ont aussi du pain sur la planche. C'est une oeuvre de longue haleine, qui paye toujours, quand, à la fin ces barbares sont livrés à La procureure BENSOUDA.
Le dernier en date, à partir pour la Haye était un seigneur de guerre Congolais nommé Bosco NTAGANDA.Il a eu un passé de seigneur de guerre bien rempli. Il avait le choix de se faire tuer dans le maquis avec le M23 ou de se livrer à la CPI. Il y'a un mois, il prit son courage et se livra à la CPI.
Là-bas, ce n'est pas comme BOSSEMBELE ou NGARAGBA mais ça reste tout de même une prison.
Demandez à GBAGBO comment il meuble ses journées pour vous préparer à le rejoindre.
Ce conseil est utile aux actuels et aux précédents locataires du palais de la renaissance sans compter leurs complices, hommes de main et porte paroles.
Que ces gens demandent à maitre DOUZIMA comment les choses se passent là-bas. Elle est du sérail et pourrait leur être utile quand les lendemains vont dechanter.
On ne sait toujours jamais.

Salut !
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