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Gabon: le ministre de la Justice, Séraphin Moundounga, annonce sa démission

 

Moundounga a annoncé cet après-midi, sur un média de Libreville, sa décision de démissionner. Une information confirmée au micro de RFI : « Ayant constaté que, du côté du pouvoir, on n'apportait pas de réponse à la préoccupation de la nécessaire garantie de la paix et du nécessaire affermissement de la démocratie, j'ai pris la décision de prendre congé, d'une part, du Parti démocratique gabonais, et de me décharger de mes fonctions de membre du gouvernement pour que grâce à ces deux actes majeurs que je pose, je puisse bénéficier de ma totale liberté. »

 

Jean Ping appelle à la grève générale pour « faire tomber le président Ali Bongo »

 APA Libreville (Gabon) 2016-09-05 19:15:02   - Jean Ping qui conteste toujours la victoire du chef de l’Etat gabonais sortant Ali Bongo, à la présidentielle du samedi 27 aout dernier a appelé ses compatriotes à résister par tous les moyens pour faire tomber le président réélu.

« Puisqu’ Ali Bongo veut tuer les Gabonais, je déclare le Gabon pays mort » a-t-il dans un ‘’message à tout le peuple gabonais’’ publié ce lundi sur les réseaux sociaux.

Il leur a toutefois demandé de ne pas user de la violence et de résister par le blocage économique du pays.

"Afin de préserver les vies humaines, je vous demande à partir d'aujourd'hui de ne pas user de violence mais de résister par le blocage économique du pays", écrit Jean Ping dans un communiqué.

Cinq jours après la réélection de Ali Bongo déclaré vainqueur avec 49,80 pour cent des voix contre 48,23 pour cent pour son principal challenger, Jean Ping, selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’intérieur, le Gabon est toujours dans l’expectative.

Sur place dans la capitale, la reprise du travail est très timide avec peu de bureaux ouverts et des gens s’alignant devant quelques banques pour percevoir leurs salaires. 

Réagissant à cette timidité dans la reprise du travail, le porte-parole de Jean Ping, a expliqué l’appel de son leader à rester à la maison par le fait que la sécurité est loin d’être assurée dans la capitale et partout ailleurs dans le pays. 


Les forces de l’ordre sont toujours visibles dans les rues de Libreville où l’on note une reprise partielle de l’internet qui n’est toutefois pas effectif au niveau des réseaux sociaux.

Au total, les violences notées à la suite de la proclamation des résultats de la présidentielle, ont fait depuis mercredi sept morts, dont cinq civils à Libreville, un à Port-Gentil, la capitale économique, et un policier à Oyem (nord).

Concernant les arrestations, elles sont au nombre d’un millier à l’échelle du pays et plusieurs familles disent encore être sans nouvelles de leurs proches. 

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862086#sthash.zCgXb6yC.dpuf

 

Crise gabonaise: une délégation de Chefs d’Etat africains ‘’prête’’ à se rendre à Libreville (Déby) 

APA-Abidjan (Côte d'Ivoire) 2016-09-05 17:42:13 - Une délégation de haut niveau composée de Chefs d’Etat africains, accompagnés de hauts responsables de la Commission de l’Union africaine et des Nations unies, est prête à se rendre à Libreville dès que les conditions d’une telle visite seront réunies, a annoncé lundi, le Président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Deby Itno.

Dans une note transmise à APA, Idriss Deby Itno ‘’continue de suivre avec une attention renouvelée l’évolution de la situation au Gabon, à la suite de la proclamation, le 31 août 2016, des résultats provisoires de l'élection présidentielle tenue dans ce pays le 27 août 2016’’.

A cet égard, poursuit cette note, il maintient un contact constant avec les principaux acteurs gabonais et l’ensemble des parties prenantes concernées.

Le Président en exercice de l’Union réaffirme, une fois encore, la disponibilité de l’UA, avec l’appui des pays de la région et des partenaires concernés, à assister les parties gabonaises dans la recherche d’un règlement rapide à la situation post-électorale qui prévaut dans leur pays, dans le respect strict des dispositions constitutionnelles et légales, ainsi qu’à la lumière des instruments pertinents de l'UA en matière de démocratie et d’élections.

La commission électorale du Gabon a déclaré Ali Bongo Ondimba vainqueur de cette élection présidentielle, avec 49,80 % des voix. Cette victoire a été confirmée par le ministre de l'Intérieur, Pacôme Moubelet-Boubeya.

Jean Ping, le principal adversaire d'Ali Bongo Ondimba, a obtenu 48,23 % des suffrages, selon la Commission électorale. M. Ping a revendiqué la victoire le dimanche 28 août, au lendemain de l'élection présidentielle.

 

http://apanews.net/news/fr/article.php?id=4862070#sthash.2v63ycqK.dpuf

1 commentaire

S
Peut-être un début de domino qui va tomber en cascade, car la conscience commence à ronger certains dans l'exécutif.

Reste à savoir si d'autres dans l'exécutif, comme Mr Moundounga de la justice, vont résister à la tentation de tendre la main, pour prendre les monnaies sonnantes qui font gling! glirésister à la tentation de tendre la main, pour prendre les monnaies sonnantes qui font gling! gling ! gling ! dans les poches ou encore à mettre des chiffres à millions sur leurs comptes bancaires.

Cet exemple hypothétique dans des situations litigieuses et complexes conduisent ou tendent le plus souvent vers une tentative de corruption financière pour ceux qui sont faibles de psychologiquement ou ont très peu de garniture financière sur leurs comptes bancaires.

Il suffit qu'il y ait une dizaine de démission qui sera en faveur des urnes du peuple gabonais lambda, pour que la donne change et que le recomptage des bulletins dans les urnes se fasse.

On doit se mettre en tête qu'il y a eu déjà l'opposition qui a gagné par 2 fois les élections contre le président actuel gabonais qui ne souhaite pas de recomptage des bulletins.

Cette situation de confiscation de résultat d'une élection présidentielle par les candidats sortants, est une étude de cas classique et typique de certains pouvoirs en Afrique Centrale.

Ce qu'il faut faire pour des situations d'élections présidentielles, en plus des représentants officiels des différents partis qui sont dans les bureaux de vote, les citoyens lambdas doivent se relayer pour contrôler au niveau des bureaux de vote, jusqu'à l'acheminement au bureau central pour l'agrégation de tous les bulletins de vote (car pas de confiance).
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